Quand maman veut rien comprendre…

Classé sous (La vie ensuite) Par la main tremblante de Exivrogne à ce moment 23-07-2008
Version imprimable de ce billet Version imprimable de ce billet

Ma mère fait Al-Anon. C’est un mouvement pour l’entourage de l’alcoolique. C’est une thérapie pour endurer votre ivrogne. Ma maman elle a plein de responsabilités dans Al-Anon. C’est une super Al-Anon. Dans ce mouvement, on apprend entre les autres choses, l’importance de l’anonymat dans le mouvement, dans les principes du mouvement.  Hier ma maman elle a eu une excellente idée.  Elle est allée avec de la famille visiter la maison de thérapie où j’ai fait la mienne.

Ma maman n’a rien compris du mouvement.  Moi je n’ai rien compris sur “comment canaliser la colère positivement.”


Découvrez Florent Pagny!


Autres billets sur le sujet:

Tant qu’elle saura pas ce qu’on fête!

Classé sous (La vie ensuite) Par la main tremblante de Exivrogne à ce moment 22-07-2008
Version imprimable de ce billet Version imprimable de ce billet

Elle est intéressante la réflexion qui anime certains blogueurs autour des fêtes du 400e de la ville de Québec. Intéressante pour ce qu’elle met aussi en lumiere notre drôle de manie d’occulter certains débats, de stériliser certaines idées, de frôler le dogme sous le couvert des principes, de rendre tout raisonnement contraire tabou, ne serait-ce que la liberté de dire.

Il faudra se rappeler combien les citoyens auront, dans un emballement rétro-généré avec les médias de la capitale, participé à dénigrer l’organisation des fêtes bien avant que le coup d’envoi soit lancé. Maintenant que tout va bien selon les festifs, on voudrait bien que la planète toooootale partage l’emballement qu’on ressent… On est si souvent comme ça nous les tricotés serrés: On varge à joie sur une idée, on se laisse pas mal d’espace juste au cas où elle survivrait, puis quand elle survit l’idée, là on a un “je le savais que ça marcherait!” jamais bien loin. Sinon, au pire des cas, “On l’avait dit hein que ça allait foirer!”

Épouse hier je lui ai demandé qu’est-ce qu’elle ressentait après avoir lu l’optimisme quotidien débordant de mon ami Mario et l’analyse stoïcienne de mon chum Michel. C’est même pas pour personnaliser le débat, c’est au moins assez pour l’illustrer. Chez Mario, on lira “Notre monde est sur le party… Ça donne quoi, d’essayer de jouer au fin fin avec de la p’tite politique alors que la Fête est si belle?” alors que chez Michel on en marre en ces mots “[...] bien des gens reprennent à leur compte le célèbre «toé, tais toé» de Maurice Duplessis”.

Épouse elle en pensait quoi vous me demanderez? Sa réponse a été juste ceci “Tant que je saurai pas qu’est-ce qu’on fête!” Alors elle a pris tout ce qu’on avait de documents de promo ici, elle a fouillé pas mal partout. Elle est revenue avec sa trouvaille. “On fête la rencontre, c’est ça qu’ils disent partout. Faque on peut toute fêter! Rencontre d’untel avec untel, tel peuple pis l’autre, c’est la rencontre.”

J’aurais pas mis une seconde mes jambes dans les culottes des organisateurs. Parce que la rencontre, si c’est le thème choisi, faut voir qui et comment. Les premières rencontres entre les premières-nations et le colinisateur, en ce temps, ont parfois tenu davantage du face-à-face sur la 132 des bois que de l’appel de phare calme et courtois. La rencontre des deux solitudes linguistiques aussi a eu des airs assez fracassants! Rencontre donc ne peut suffir si on lui ajoute pas le mot réconciliation. Parce que pour fêter des rencontres qui n’ont pas toujours été de tout repos, faut le faire dans un esprit de réunion… mais bon, vous l’auriez tenté vous le coup de fêter sous le sens de la réunion, porteuse de réconciliation?

J’ai regardé épouse et je lui ai expliqué que quand je vais sur une route de campagne, je rencontre des chars, je rencontre mon ex le vendredi soir pour le fils, j’essais de pas rencontrer son avocat trop souvent, je rencontre tout le temps. Qu’est-ce que vous fêtez vous une fois par année avec votre femme? La première “rencontre” ou quand vous avez scellé votre union, votre amour, d’une nuit folle ou d’un curé!


Autres billets sur le sujet:

Qu’est-ce qu’on fait maintenant?

Classé sous (coup de gueule) Par la main tremblante de Exivrogne à ce moment 21-07-2008
Version imprimable de ce billet Version imprimable de ce billet

­"À Pékin, des propriétaires de bars viennent de recevoir l’ordre de ne plus servir les Noirs. [...] En contradiction avec le slogan officiel des Jeux – One World, One Dream –, les autorités chinoises préparent secrètement l’interdiction d’entrée dans les bars de la capitale aux Noirs et aux autres populations «socialement indésirables»"

Via Canoe

Si vous avez une idée, soufflez-la lui!


Autres billets sur le sujet:

Veiller très tard

Classé sous (Ex-Ivrogneries) Par la main tremblante de Exivrogne à ce moment 21-07-2008
Version imprimable de ce billet Version imprimable de ce billet

Malgré les années de sobriété, il est toujours demeuré le souvenir des douleurs. La nuit de l’alcoolique est difficile à décrire. Elle s’écoute, elle se sent, elle ressemble beaucoup à cette chanson là.  Je vous raconte pas les nuits de voiture, seul avec la mort, le volume fort à vous faire battre le coeur sans quoi il oublierait de le faire. Les visages qui passent, des visages tristes. On peut pas ranger ces souvenirs là, incomplets heureusement dûs au trop bu, mais des flashes suffisants quand même pour savoir qu’on a pas aimé autant qu’on aurait pu.

 

 
icon for podpress  Standard Podcast [3:52m]: Play Now | Play in Popup | Download


Autres billets sur le sujet:

Mourir une fois de trop

Classé sous (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite, coup de gueule) Par la main tremblante de Exivrogne à ce moment 19-07-2008
Version imprimable de ce billet Version imprimable de ce billet

dying

Dans une seule pause que ton ivresse aurait prise, j’aurais pu te parler. Une toute petite pause, toi seul aurait pu choisir de la donner. Te parler de ce réveil il y a quelques minutes, après une sieste pour calmer ce dos qui veut me lâcher, te dire le goût de la vie que contenaient les deux fraises qui m’ont filé un sourire. Te dire un enfant, pas plus grand que neuf mois, des yeux pour avaler la vie et la danser en me sautillant sur le ventre, mes doigts dans ses poings. Te dire le fils qui est venu se raconter, rien de neuf, sa mère a pas changé, tu le sais, mais te dire le fils, c’est déjà beaucoup non? Te dire le vent, quand tu fermes les yeux, quand des caresses comme des maîtresses, les vraies, celles-là même une choisie qu’on peut mener jusqu’à nos septembres. Te dire des morceaux de vraies vies, dans une pause de ta putain d’ivresse, te dire des morceaux plus grands que ceux que tu te fais ramasser, ivre mort, meurt pas ivre, pauvre con. Con qui un jour va finir par mourir une fois de trop. Con et ami parce que je t’aime.


Autres billets sur le sujet:

Ex-Ivrogne, à sec! is using WP-Gravatar