Elle (est) était infirmière!
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Classé sous (Ex-Ivrogneries) par Exivrogne le 06-11-2007
Bon, il s’agit que je vous laisse deux minutes et vous êtes déjà à faire les cons! C’est pas reposant du tout. Tiens, prenez ceux qui sont à la tête des ressources humaines d’un hôpital plus malade que ceux qu’ils tentent de soigner! Ils ont décidé qu’ils allaient créer un malaise plus grand chez quelqu’un qui était entrain de se guérir. Ils ont vu la maladie s’évaporer lentement et la seule bonne idée qui leur est passée par l’esprit a été de replanter le virus de la honte et du découragement chez cette jeune infirmière. Le résultat? Deux hontes. L’une le sait qu’elle a honte, l’autre, l’institution, elle est trop conne pour se rendre compte qu’elle s’en est couverte.
Vous savez pas le rétablissement. Enfin, vous le savez pas tous. C’est aussi difficile de gérer le malheur que le bonheur. Puisqu’en plus il se fait souvent toute une portée d’imbéciles capables de mettre le malheur dès que se pointe le parfum du bonheur chez quelqu’un, le rétablissement de l’alcoolisme et de la toxicomanie ne s’en trouve que plus ardu. J’ai vu autant de rechutes d’ailleurs chez des gens remplis de bonheur que chez ceux qui sont tiraillés par la haine et le mépris des autres. Le combat contre la substance est aussi vicieux et exigeant pour celui qui vit l’euphorie que pour celui qui se trouve torturé par l’angoisse. Vous comprenez pas la morale de toute cette salade? Si cette jeune infirmière était heureuse, c’était pas pour lui faire plus de tort que de la faire chier que de la laisser sourire, elle se levait avec les mêmes combats tous les jours, bonheur ou malheur, bon an mal an. On dit souvent que dès qu’on a un milion, la joie de l’avoir est remplacée par la peur de le perdre. C’était pareil du bonheur de mon infirmière, c’était son milion, vous lui avez donné raison d’avoir peur et moi… de vous trouver cons.
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Vous êtes à vous demander pourquoi je suis fâché? Parce que vous faites exprès. Vous courrez après la bêtise, vous vous roulez souvent dedans et après avoir aussi brillamment glissé sur votre propre pelure de banane, vous avez tendance à mettre ce truc sur notre dos. Je le sais parce que saoul, à l’époque, j’avais tout mon temps pour vous observer tellement j’avais peine à me regarder. Allez pas penser que c’est réservé aux alcooliques ou aux toxicomanes ce comportement, vous le faites de la même façon quand votre propre vie est intolérable, quand vous arrivez plus à vous renifler la conscience, parce qu’à jeun, avouez-le, assassiner les réputations et les bonheurs laisse jamais dormir bien tranquille.
Je le sais parce que je vous connais. Vous attendez mon bonheur. Vous êtes dans un coin, celui-là ici, là, le sombre, caché. Vous attendez juste le moment. Celui où vous aurez le temps de reprendre une vie que j’ai existé, la fouiller, la faire sortir aussi, le temps d’un embarras, le temps de remporter une bataille contre votre ennemi qui n’est pas moi. Je ne serai qu’un outil, les larmes de mes amours vous arrêteront pas, les miennes vous les ignorerez, vous direz “il l’a cherché…” parce que ce sera l’unique façon pour vous de dormir à nouveau. Parce que je vous l’avais dit, vous êtes parfois si cons.
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Alors je ferai comme l’infirmière, sûrement. Je recommencerai. Parce que j’aime la vie, parce que j’aime les enfants, parce qu’ils bâtissent un monde qui a tout plein de toute sorte de nouvelles vérités. Parce qu’ils feront autrement j’en suis certain. Parce qu’ils diront autre chose. Parce que ce sera bien ainsi. Parce que nous, le temps des apparences, le nez fourré là où l’amour est pas, il y a tous les sourires qu’ils ont et qu’on ne voit pas assez souvent… vous en faites pas, je vous aime comme vous êtes, changez pas trop, sinon les enfants auront aucune raison de continuer à changer le monde.

Merci sincèrement pour ce billet. il m’a touché surtout la fin lorsque vous parlez des enfants. J,ai tellement peurs qu’ils souffrent pour mes ex-conneries! Vous m’avez envoyé une belle fleur en ce jour de mon 32ieme anniversaire de naissance!