Pas moyen de vous tourner le dos!
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Classé sous (Ex-Ivrogneries) par Exivrogne le 07-11-2007
Là vous êtes encore moins drôle. Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos une minute que vous êtes à dérailler. Prenez cette raison pour exemple. Je vous écris un tout petit billet, je le fais sur novembre, je le fais sans tout vous raconter parce que parfois vous comprenez pas toujours tout alors j’essais de faire des raccourcis. Alors je vous parle de novembre. Je dis le mot “suicide”, et voilà que vous tournez ce billet en celui qui a attiré le plus de monde. Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos!
Alors vous avez cherché sous google le mot pas joli là, celui en haut-là. De toute sorte de façon en plus, même de certaines façons qui m’ont inquiété davantage. Certaine m’ont même donné envie de vous chercher l’adresse et de vous envoyer l’ambulance, question d’être certains que vous vous retrouvez pas seul à fouiller un livre de recette pour en finir avec les malheurs. Je peux pas vous parler de ma peine que vous êtes déjà à essayer d’en faire aux autres, je peux pas vous parler du suicide de mon frère, il y a 20 ans, qui a gâché mon novembre et tout plein de nuits, qui m’a plus jamais donné envie d’aimer l’automne, qui m’a fait le détester jusqu’à tout récemment.
J’ai toujours attendu la neige depuis. J’ai toujours eu une peine profonde, celle qui prend toute la place, celle qui vous couvre le sang pour vous le glacer avec les images de celui qui se donne la mort, les images qui quittent plus. J’ai depuis choisi de vivre plus fort que tout. J’ai choisi de me relever chaque fois, même avec plus de difficultés souvent, le dos courbé parfois, mais debout pareil, refusant de marcher sur les genoux.
Alors je vais tagger ce billet de vie, pour m’assurer que si jamais il te prenait l’idée de partir, dans ce voyage un peu con qu’est la mort provoquée, tu puisses ici trouver une forme d’espoir. Parce que dès que j’ai le dos tourné, tu arrives ici dans ta drôle de recherche, je vais t’inviter à vivre encore un peu, le temps d’un arbre, le temps d’un novembre qui s’en va, le temps d’une neige qui pourrait bien faire une balle, que je te jetterais à la gueule pour te réveiller, pour te secouer, pour te donner envie de te sentir vivre!

Triste. Peut-être qu’on est déjà abouti chez moi avec une recherche de cet espèce aussi… Je comprends pour le mois gâché… Ici, c’est mai.
Ton billet m’a touché. Voilà.