Je vous ai parlé de novembre…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 20-11-2007

Je vous ai parlé de novembre, vous avez même pas voulu comprendre, heureusement certains font des chansons.  À demain! 

[audio http://www.fileden.com/files/2007/11/19/1594941/novembre.mp3]

Suicide: la mauvaise figure québécoise en photo!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 17-11-2007

Je vous ai raconté mon inconfort face aux recherches que les Internautes effectuent pour arriver sur mon site.  Je me suis longuement posé sur le fait que sans exception, malgré tous les billets que j’ai pu produire, la principale porte d’entrée demeure encore le mot “suicide”, tapé 40 fois plus que tous les autres mots-clés, surpassant “seins”, surpassant décolleté, chatte, coquine, et … blonde.

J’ai poussé l’étude pas du tout scientifique un peu plus loin.  Sur Google Trends, un outil permettant la comparaison des mots-clés, l’analyse du mot “suicide” est à jeter par terre, représentative si il en est une, des des piètres performances de notre province en matière de prévention et de solutions au fléau.  Le Canada arrive deuxième après l’Australie dans ceux qui font le plus souvent cette recheche de mot-clé.  Montréal arrive 6ième après New-York, Seattle et San Francisco notamment, ce qui jette sur le plancher, c’est la langue, le français arrive en seconde place comme langage de recherche… commencez-vous à faire des croisements de données vous aussi?

Comprenez-bien l’universalité du mot et de sa douleur, juste en dessous.  Identique en français et en anglais, la corrélation devient encore plus inquiétante.  J’aurais préféré vous voir vous inquiéter de “street racing” qui arrive 8ième dans le cas du Canada et dont le français n’arrive pas à se classer dans les 10 premiers.  Vous le faite le lien vous? J’aurais préféré que la voix d’Amy Winehouse vous amène ici, le bonheur des enfants, la vie d’un papa, le rétablissement de l’alcoolisme… Allez je vous en reparle! Je vais essayer en attendant de pas trop vous détester.

Amy Winehouse: Il lui faudra pas faire que passer!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 17-11-2007

Je vais commencer par vous dire que quoi qu’elle fasse, a pu faire, fera, fera pas, elle demeure totalement la diva que j’ai toujours trouvé qu’elle était.  C’est pas pareil pour Sophie Durocher je dois l’admettre, mais dans le cas d’Amy Winehouse, elle peut se permettre pas mal de trucs, j’ai le pardon facile.  Amy Winehouse a été précédée de son talent.  Un talent brut, complet, entier, particulier, peu commun.  Quand blonde m’a appris ce soir qu’elle s’est tournée en ridicule sur une scène, arrivant à peine à se souvenir de ses paroles et faussant comme c’est pas possible, je me suis mis à être un peu triste.  Allez je vous raconte.

Je crois que certaines personnes reçoivent une forme de don, particulier, unique.  Un talent qui dépasse souvent ce qu’une personne peut transporter.  Un don qui s’approche du fardeau.  Ce genre de talent ne se retrouve pas à tous les coins de rues et habite rarement chez des gens qui peuvent le tenir longtemps.  Heureusement, ce que je crois par dessus tout, c’est que cette jeune femme a eu au moins la chance de faire la démonstration de cet extraordinaire voix et de sa capacité d’offrir un son “rétro” renouvelé à merveille et livré avec force et personnalité.

L’anecdote prendra le dessus, le faux pas aussi.  Si je l’ai dit pour Martineau lors de son passage à 3950 avec Dieudonné, je le dis bien davantage pour cette diva qui a su m’impressionner : Cessez le feu!  Allez pas vous mettre à penser que c’est son décolleté qui m’a renversé, ses seins rebondis qui étaient je pense le seule bout de chaire qu’elle avait conservé sur un corps rongé par l’alcool et le trouble alimentaire, non.  J’ai éprouvé la même fascination pour Arcade Fire, pour Éthienne d’Août de Malajube, pour Pierre Lapointe, pour l’ensemble de ces gens qui se pointent avec un génie extraordinaire, un don particulier, une façon de recevoir pareil talent et de tenter, tout simplement, de livrer le fardeau sans tomber sous son poids. 

Quand les gens tombent? Alors il arrive un Martineau, un Lagacé, une Cousineau pour le souligner.  Quand c’est les chroniqueurs qui tombent? Vous devenez tout à coup contents.  Avouez que vous aimez bien “voir l’autre se cassez le cou!”.

Quand Gilles Vigneault vous parle dans le nez!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 16-11-2007

Je sais pas si vous avez déjà écouté contact à Télé-Québec…  C’est arrivé par hasard, pas sans me rappeler d’ailleurs ce que Yvon Deschamp disait de Télé-Québec dans un de ses monologues. “Tsé là, ceux que ça leur a pris vingt ans à comprendre qu’il faisait pas de la radio!” C’était presque prophétique ce qu’il a dit, surtout quand je me tape Bazzo parfois, alors je comprends assez vite que la vie est un cycle et qu’ils ont commencé à refaire de la radio en décolleté, seule différence.

D’ailleurs je sais pas qui l’habille, et c’était même pas le but de ce billet, je déteste l’écriture, Jacques Poulin d’ailleurs disait qu’avec elle, on sait jamais trop où les choses vont aller, souvent, seule certitude, dans tous les sens.  Bon, alors à Contact, il y avait Vigneault ce soir, reçu par Stéphane Bureau, j’ai enregistré l’émission, me demandait si les enfants allaient avoir envie de connaitre le génie, envie d’entendre comment il fait les mots, comme on voudrait savoir faire l’amour.

Alors Vigneault il a dit ce soir:

“  On avait une sécurité quand on était enfant, dans mon temps, celle que nos parents allaient rester ensemble toujours!”

Ma blonde et moi on s’est regardé bêtement.  On venait de se demander qui de nous allait aller à la réunion de samedi, puisque elle a sa fille, et que moi, c’est mon weekend avec mon garçon.  “Nos absences sont des présences refoulées” que vient de conclure Vigneault tandis que j’écris. L’écriture va dans tous les sens c’est vrai, mais la vie en a un.  Alors que j’essais de vous dire autre chose, il dit “…venir de même dans la coulisse et dire… c’est cà qui fait mon père et j’ai pas honte!”  Chanceux và!

Fenêtre sur pacifique!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 15-11-2007

Ce serait une longue histoire de vous la faire depuis le début. C’était autour d’une table, c’est souvent là que commence la connerie que vous me direz.  La grande blonde est là. Elle a laissé ses 3 enfants à son mari.  Elle regarde tout le monde de ses yeux de biche puis lance:

-  Si quelqu’un connait quelqu’un qui a un loyer à louer, ma mère en cherche un!

L’aubaine.  Celle du genre que vous sautez les deux pieds dessus.  Une vieille bonne femme pour remplacer le couple de cons que j’avais au-dessus de la tête.  Une bonne femme toute seule.  Une retraitée tranquille. Pas d’animaux, pas de maris (je sais c’est redondant), enfin, rien! Que la paix. J’ai les deux bras en l’air et la queue qui branle!

-  Moi j’ai un 4 et demi au-dessus de la tronche, si ça lui chante, une cour arrière, la paix, tout le tranquille quoi!

-  Ah ouin! que me disent les yeux de biche déjà entrain de remercier Dieu…

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Le film il s’appelle “Fenêtre sur Pacifique” je pense.  C’est il y a longtemps. Bien longtemps. C’est dans les années ‘80. En tout cas début ‘90.  C’est l’histoire d’un couple qui pour arriver décide de louer l’étage.  Se pointe toutes les sortes de gens, qu’ils refusent pour tous les préjugés qu’on retrouve à la commission Bouchard-Taylor, alors voilà. Le petit couple de tourtereaux, ils se font la perle rare en bout de ligne, le riche, le célibataire, le beau mec, le calme, vous voyez le genre, comme moi mais pas marié.

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La vieille est venue visiter.  J’étais pas là ma femme non plus. Elle a loué le logement dans le plus grand bonheur.  Un soir on se retourne, sa grosse tronche est plantée le nez dans notre moustiquaire.  On a passé près de claquer 3 ACV.  Elle a le style qu’on retrouve ici… alors voilà, elle était venue faire connaissance.  On a pas étiré le temps, les yeux n’arrivaient même pas à trahir la surprise et toutes les autres émotions qu’on tente de confronter dans ce genre d’événement.  On venait de frôler la mort. On allait surtout pas en remettre.

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Fenêtre sur Pacifique, c’est ce film donc où ce jeune couple se ramasse à louer à ce jeune homme.  Tout va bien pour un temps, l’est même très gentil, mais voilà que des bruits suspects commencent à se faire entendre, voilà que le locataire se met à remuer joliment.  Voilà que nos tourtereaux se posent quelques questions. 

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À l’arrivée de la voisine, on a vite vu venir le problème.  Plus moyen de mettre le nez dehors sans se faire accrocher pour des discussions vides mais interminables.  Elle cherche toutes les façons de pas nous déranger.  Elle demande si on entend quand elle marche, sa musique, son bain, son…

-  Nenon je vous dis, gênez-vous pas, vivez, il y a qu’une vie…

Elle a écouté.  Son cabanon est plein de Black n’ Decker, de scies rondes, de sableuses, de… elle fait de la menuiserie pour passe-temps… je pense qu’elle est entrain de se sculpter un hostie de lave-vaisselle ou de se faire un bain en bois rond. Ça fait deux mois qu’elle martèlle tous les weekend.  Elle s’est fait un abri dehors, elle s’est installé une porte, elle est venu me chercher pour monter sa laveuse sur le “stand” de bois qu’elle lui a préparé, elle…

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J’ai su plus tard que les yeux de biche elle hébergeait sa mère.  Que c’était entrain de démolir son couple. Que sa mère prenait beaucoup de place, que… Je me souviens plus qui meurt à la fin de Fenêtre sur Pacifique… vais aller le louer et je vous en reparle.  Gênez-vous pas, vivez, il n’y a qu’une vie!