À qui la balle?

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 14-11-2007

Je vous dirai pas c’est qui.  Il a déjà payé assez longtemps pour l’accident. 

C’était l’hiver, juste ça devrait vous suffir pour voir qu’on fait pas dans les bonnes nouvelles.  C’était dans une cour d’école.  Il faisait froid dans mon temps, les hivers étaient comme certaines femmes, arrivant tôt et sachant plus trop quand partir.

Il avait un bras de fer.  Il lançait la balle plus loin que personne, il était pas trop doué pour les mots, mais pour les balles je vous dis, c’était le meilleur.  Alors on lui en faisait de neige, pour les combats de récré.  Fallait le fournir parce que c’était la guerre.  On était les munitions, lui la catapulte.  On confectionnait des dizaines de boules de neiges, bien serrées.  On les laissait à ses pieds.  Alors il se penchait plus vite que l’éclair, la ramassait, puis l’éclair blanc partait.  Un moment donné il est resté figé, le bras de fer le long du corps, le regard perdu dans l’autre camp, un attroupement tout le tour de sa cible.

La balle avait frappé la tempe.  L’ennemi était tombé. On n’avait même pas dix ans.  On s’est tous regardés.  On a décidé d’instinct de ti-culs une chose bien vite.  On allait être lâches et tous en même temps.  On allait dire que c’était la faute de celui qui tire, pas de celui qui fait les balles.  C’était une balle de neige, c’était son bras.  Tirez sur le messager qu’on puisse s’en aller. 

Je vous dirai jamais c’est qui.  Il dort encore mal.  Je l’ai revu des années plus tard. L’ombre de lui-même. Le coeur à la flotte. Il avait un truc au fond des yeux, juste une question je pense, elle devait être “Comment sais-tu si c’est pas l’une de tes balles qui l’a fait tomber?”

Je déteste les accidents de récré.

De mini-jupe, de vestiaire et de pourboire

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 13-11-2007

Quand je vous dis que j’ai plus l’âge!  J’avais une soirée, près d’une centaine de personne, coincée entre deux réunion la soirée, c’est souvent comme ça quand vous êtes artiste ;-)  Alors voilà, question de décompresser un peu, je me prend le Perrier dans le “chic” salon de l’hôtel.  On a fait concept.  Des mini-robettes tapantes de couleurs avec des bottes aux genoux.

Première constatation, un client du Perrier ne risquant pas de se saoûler et de donner un pourboire hors-raison, il se peut que le service en souffre et qu’on vous ignore.  Deuxième constatation, on pense que celui qui prend le Perrier ne sera pas celui qui règlera la note.  Dernière constatation, si vous regardez la dame dans les yeux quand vous commandez, elle comprend que ni le pourboire ni la facture qu’elle pense que vous ne réglerez pas vous-même mérite qu’on s’attarde à vous.  Moral de cette histoire? Allez donc prendre une bonne poutine et un gros Pepsi si vous souhaitez prendre une pause sans alcool!

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J’ai une forme de baromètre pour calculer la gentillesse d’une personne.  J’en suis même pas conscient, c’est fait automatiquement.  Quand je suis devant un vestiaire, au beau milieu de la foule qui attend pour la même chose que moi, se faire accrocher le manteau, c’est immanquable, j’oublie un truc dans ma poche.  La dame doit refaire tout le truc à l’envers et des dizaines de pas pour rien.  Celle-là ce soir l’a fait tout en sourire.  J’ai fouillé ma poche, pas un sou sur moi, que du plastique.  Pourtant là, le pourboire…

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Il faut des amis vous savez? Spécialement ces jours où on vous sert mal le Perrier, parce que vous buvez pas autre chose, parce que vous regardez dans les yeux celle que vous devriez à ce que je comprends regarder autrement, spécialement un ami quand il faut, comme ce soir, compter sur lui pour le pourboire du vestiaire. 

À toi qui arrive ici pour de mauvaises raisons…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 12-11-2007

“On pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort. ”

Parce que c’est novembre, parce que vous avez encore cette drôle de manie de faire du “Google” sur ce tag qui ne le mérite pas, je crois que vous méritez au moins de lire ceci… Continuez à vivre, quitte à appeler ici, parce qu’il faut nous reparler bientôt! Quand vous serez sorti de tout ce malheur, quand le bonheur se pointera.  Comptez sur moi, ça arrivera!  Le bonheur est juste derrière le voile sombre qu’on arrive parfois à ne pas avoir la patience ou la capacité actuelle de tasser.

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Dans tout ce qui peut rendre populaire dans la blogosphère, la recherche et la documentation n’est pas légion.  Un de ceux qui fait joliment exception à ceci est certainement le blogue de Ludovica à Québec.  Une référence dans le style, ne serait-ce que pour la passion qui l’anime, les parfums d’histoire qui tournent autour de ses billets, une passion qui devrait animer ceux qui se cherchent encore quelques raisons d’avoir envie de vivre encore un peu.  Ludovica marche pour vous dans des rues qu’il raconte avec justesse et poésie.  Un voyage cybernétique qui appelle au voyage réel par la suite!

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Pour l’espoir, pour l’intelligence du propos, la façon de parler exactement comme son public désire l’entendre le faire, Le Journal de la Rue est une petite perle de réflexions sur les enjeux de société qui devraient nous animer.  Passez donc y faire un tour question de ramener un peu le système de valeurs aiguillé sur la santé de l’âme.

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Elle, il faut aller la voir, parce que je l’aime, parce qu’elle est dans mon réseau de contact, à une dizaine de pieds quand elle blogue, on se partage pas mal de trucs, même un réseau sans fil pour vous raconter notre vie.  Allez voir le soleil de mon ombre.

Cessez-le-feu!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 11-11-2007

J’y arrive pas.  J’ai beau lire les 47 commentaires servis à Richard Martineau sur sa performance à 3950, je me réjouis pas comme vous le faites.  Ne vous méprenez pas, je n’admire pas particulièrement Martineau pas plus que son épouse Sophie Durocher.  Je suis en accord avec Laffèrière quand il exprime que “Martineau vit au-dessus de ses moyens intellectuellement…” mais voilà, la souffrance des autres me fait jamais trop saliver, enfin, pas autant que ce que je lis ailleurs dont chez madame Cousineau.

Le venin de Martineau n’est pas plus agréable lorsqu’il vous mord le mollet que ne l’est celui d’un certain nombre de journalistes, dont heureusement bon nombre font exception.  Qu’il digère difficilement être “cité hors contexte“  est une souffrance qui accable habituellement celui qui subit le journaliste plutôt que les journalistes eux-mêmes, d’ailleurs, l’imprudence de confondre les genres appartient à Martineau et à personne d’autres.  Non ce qui m’attriste, c’est votre rage, votre haine à l’endroit de quelqu’un, en l’occurence lui, que vous entretenez quitte à le voir foutu à la porte au premier moment. 

Martineau a à son compte une deuxième erreur:  ne pas avoir pris le temps de s’ingérer dans quelques commentaires (47 sur son blogue) pour présenter avec une certaine humilité son analyse de la réaction de ses lecteurs.  Ainsi, après avoir qualifié l’un des médias qui le fait vivre de “média de pleutres”, en ignorant les commentaires des usagers, il n’a qu’entretenu leur colère.  Il fallait ici descendre de sa tribune, se mêler aux “pleutres” le temps de leur raconter comment il se sent inconfortable dans toute cette tempête.  En agissant ainsi, il ne fait que ressembler davantage à ceux qu’il cuisine et accuse de toutes les sortes de pitreries.

Le journalisme est devenu difficile.  Les blogueurs journalistes n’ont pas su saisir l’opportunité qu’ils avaient de “diriger”, “mener” en quelque sorte la blogosphère vers la crédibilité qu’elle tente encore de se trouver.  Je souhaite que monsieur Martineau prenne tout simplement un temps d’arrêt, qu’il se redéfinisse, qu’il apprenne de l’aventure, sans quoi, là, elle aura été vraiment inutile.

Nul ne doit payer éternellement et aussi cruellement une erreur dans ce genre de dîner de cons, un vrai mal de notre télévision qui devrait d’ailleurs inspirer une forme de refonte même pour “Les Francs Tireurs” qui pourraient apprendre eux aussi de l’exercice.  D’ailleurs, monsieur Lagacé a une chance ici de se montre bon copain et bon frère, sur son blogue appartenant à l’autre côté de la clôture de Martineau.  Parce que son ami a ici je pense besoin d’une oreille, d’une épaule, puis d’un bon coup de clavier dans un billet un peu chaleureux.

En attendant calmez votre haine, vous pouvez pas imaginer ce que c’est d’être en milions de copies tourné au ridicule.

Dieudonné 3950, Martineau ben…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 11-11-2007

Bon… Richard Martineau a frappé fort ce soir, qualifiant Internet et la bloguosphère qui ne peut qu’être incluse la qualifiant de “Média des pleutre”…  Ce qui est triste dans tout ça, c’est le genre de montée de lait, c’est le combat à celui qui allait garder son calme lors de cette émission de 3950 qui a franchement déraillée, c’est qu’à ce jeu de sang froid, Martineau a visiblement perdu. 

Dieudonné est capable de conneries assez importantes.  Il n’avait surtout pas besoin que Richard Martineau s’abaisse à être le plus loufoque des deux.  Un Martineau excédé qui se monopolise la caméra, debout en gueulant “Gros trou du cul de merde qui mange du vomi” en parlant de Jean Charest question de prétendre au droit de tout dire et de rire de tout au Québec était franchement risible et déplacé.  D’ailleurs à ce chapitre Martineau se trompait doublement:  On ne peut rire de tout au Québec, premièrement, et deuxièment, ce genre de propos pourrait être matière à poursuite au Québec selon notre code civil.  Il suffirait que le PM décide que ceci l’angoisse et l’empêche de dormir, qu’il revoit en boucle Martineau lui cracher son venin et que depuis il est paralysé et hop! On a une cause!  D’ailleurs, même un citoyen pourrait choisir de poursuivre au nom de l’institution qu’est le PM.  Et prenez le temps de bien vous documenter avant de me commenter le contraire mes amis!  Mais bon, c’est pas là l’essence de la chose.  On ne peut rire de tout au Québec, jetez un oeil aux libertés garanties par la charte canadienne et payez vous la gueule d’un des groupes qu’elle protège, amusez-vous bien!

Je n’accepterais pas de me présenter à ce genre d’exercice avec ma femme, et encore moins enceinte.  Parce que Martineau est un mec, un vrai, parce que de voir sa femme se faire attaquer réveille toujours un truc chez tout homme et qu’en plus, lorsqu’on voit notre épouse accomoder Dieudonné, parler avec l’accent ne doit pas aider à nous rendre confortable en tant que conjoint, l’aventure était pour le moins courageuse.  Bien que prendre l’accent pour mieux se faire comprendre est utile, c’est encore au Québec à nous rappeler Roch Voisine, Diane Tell et Lara Fabian.  Pas plus que Martineau ne l’a toléré, je n’aurais pu supporter qu’on qualifie d’imbéciles les propos de ma femme.  Si Dieudonné n’a su convaincre sur le contenu, il a gagné sur la forme.  Plus d’écoute, plus de sang froid. 

Martineau aurait eu avantage à se renseigner sur ses camarades de souper, il se serait éviter de ne pas connaître la sommité professorale qui se trouvait sur la gauche de son épouse.  Il aurait aussi pu, du même coup, aiguiller quelques attaques avec ce défenseur de la liberté d’expression dans une approche éthique renouvelée.

Nous avons eu droit à ce que nous méritons tous.  Foglia a toujours suggéré que les columnistes auraient avantage à faire très longtemps du journalisme avant de nous partager leur précieux point de vue.  Martineau est né dans le point de vue et l’opinion, depuis les débuts de Voir où je le lisais il y a une bonne dizaine d’années.  Martineau est aussi un être de contradictions, comme tous les passionnés, capable de dire dans une même phrase qu’on peut rire de tout au Québec mais étant incapable de rire de soi, un peu, un seul instant, celui qui aurait permis d’éviter de goûter à la sauce que son collègue Lagacé a servie à une ministre de l’éducation dernièrement, celle de sortir complètement de ses gonds jusqu’à ne plus du tout pouvoir ensuite faire sérieux.  Dernier détail, cessez cette façon de se replacer la mèche de cheveux qui fait franchement hautain.