La coquine et la chatte

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 10-11-2007

Quand je vous dis que ce samedi a pas de sens.  Je suis à regarder mes statistiques, c’est encore le mot pas beau qui est le plus populaire.  Vous me permettrez alors de déjouer un peu la donne.  La phrase suivante:  cette coquine blonde qui s’est retrouvée les seins nus, de gros nichons, lourds sous son tricot mauves, passant devant la chatte étendue sur la fenêtre, attirera là plus d’attention que n’importe laquelle des autres phrases brillantes que l’on pourrait trouver ici.  Pire encore, si les mots clés en font usage, notre coquine embrasse la chatte qui dort sur la fenêtre et la blonde se retrouve l’une des plus populaires dans ce billet farfelu dont le rôle est uniquement de désespérer les imbéciles qui arrivent ici sous toutes les formes de recherches insignifiantes… C’est déjà mieux qu’arriver par l’autre mot là…

Top 5 shit!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 10-11-2007

Tiens! Voilà ce que vous méritez cette semaine pour avoir passé celle-ci à faire des drôles de recherche Google…  Un top 5!  Pas n’importe lequel d’ailleurs, le top 5 des choses à m’en faire baver cette semaine, celle qui sont à la source de certaines de mes humeurs, celle qui font qu’encore aujourd’hui, vous allez pas sortir d’ici avec un sourire tout plein de dents!  Alors si la chose vous tente toujours et que vous vous rendez à ce fameux palmarès des trucs débilisants dans cette vie, voici donc la cinquième position…

5-  Recevoir un bonus salarial hypothéqué de 45% de sa valeur brute…

4-  Recevoir un courriel de son ex-femme demandant une révision de pension alimentaire…

3-  Calculer son nouveau montant de pension alimentaire et se rendre compte qu’il est fait en fonction du salaire… brut.

2-  Se rendre compte qu’il faut réviser cette pension parce que l’ex-madame elle tombe en congé de maternité… dont son nouveau conjoint est le père…

1-  Se rendre compte qu’il en coûtera plus cher de faire valoir ses droits que de payer sans rien dire!

Bon, je vous laisse m’envoyer votre avis et je vous filerai le reste de mes émotions sur la question un peu plus tard aujourd’hui, peut-être même demain si vous êtes pas plus gentils que d’habitude!  Bon week-end à vous aussi!

Je sais pas vous mais…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 10-11-2007

Quand vous êtes un ex-ivrogne, il y a tout un tas de gens qui s’ interrogent sur tout un tas de trucs à votre sujet.  C’est souvent sous toutes les formes de questions, qui vont de celles franchement indiscrètes jusqu’ à celles qui ne sont pas plus brillantes mais envoyées avec plus de délicatesse.  Ce qui frappe, c’est les deux extrêmes dans lesquels se balladent les intéressés.

-  Ah ouin! Tu peux pus boire pantoute!

C’est ça, je prends des pilules d’hydratation et ça m’immunise contre les stupidités! Voilà, t’as tout compris! Je consomme plus rien d’alcoolisé!

-  Faque tu prends même pas de la .5%?

Ah ben oui, ça c’est correct, c’comme quelqu’un d’allergique au chat, il est pas allergique aux chatons tsé!  Non je risque pas!

-  Il arriverait quoi mettons?

-  Je sais pas hein? Poser des questions niaiseuses sans m’en rendre compte?  Ben ce serait comme pour toi mais avec le risque que ça dure plus longtemps!

-  Ça doit être difficile hein!

Ça dépend à quelle genre de maudite discussion niaiseuse tu dois t’en tenir!  Non, avec le temps, on apprend à gérer notre intolérance!

-  Mais tsé, il arriverait quoi mettons…

J’aurais peut-être le courage de te demander de changer de christ de sujet!  J’ai pas trop envie d’y penser!

-  Mais ta femme elle te boit pas dans la face!

C’est ça, pis profites-en donc pour décoller ton haleine de vino de trop proche de mon nez!  Ma femme fait ce qu’elle veut, c’est moi qui a le trouble tsé!

-  Ça te manques-tu des fois?

-  Tu peux pas savoir combien en ce moment, Maria Callas chanterait toutes mes colonnes de son, combien je prendrais une grande page blanche, combien j’écrirais à mon fils qu’il me manque, combien je parlerais de ce que je cherche autour et en dedans, combien j’en profiterais pour me verser un rouge capiteux, me planter le nez dans le ballon quand l’alcool glisse sur ses pentes, et combien je tenterais de me dire, une minute ou deux, que je m’aime encore.

-  Ben là…

C’est ça, je sais pas vous mais, je pose plus les questions que je sais pas accueillir les réponses.

Pas moyen de vous tourner le dos!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 07-11-2007

Là vous êtes encore moins drôle. Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos une minute que vous êtes à dérailler.  Prenez cette raison pour exemple.  Je vous écris un tout petit billet, je le fais sur novembre, je le fais sans tout vous raconter parce que parfois vous comprenez pas toujours tout alors j’essais de faire des raccourcis.  Alors je vous parle de novembre.  Je dis le mot “suicide”, et voilà que vous tournez ce billet en celui qui a attiré le plus de monde.  Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos!

Alors vous avez cherché sous google le mot pas joli là, celui en haut-là.  De toute sorte de façon en plus, même de certaines façons qui m’ont inquiété davantage.  Certaine m’ont même donné envie de vous chercher l’adresse et de vous envoyer l’ambulance, question d’être certains que vous vous retrouvez pas seul à fouiller un livre de recette pour en finir avec les malheurs.  Je peux pas vous parler de ma peine que vous êtes déjà à essayer d’en faire aux autres, je peux pas vous parler du suicide de mon frère, il y a 20 ans, qui a gâché mon novembre et tout plein de nuits, qui m’a plus jamais donné envie d’aimer l’automne, qui m’a fait le détester jusqu’à tout récemment.

J’ai toujours attendu la neige depuis.  J’ai toujours eu une peine profonde, celle qui prend toute la place, celle qui vous couvre le sang pour vous le glacer avec les images de celui qui se donne la mort, les images qui quittent plus.  J’ai depuis choisi de vivre plus fort que tout.  J’ai choisi de me relever chaque fois, même avec plus de difficultés souvent, le dos courbé parfois, mais debout pareil, refusant de marcher sur les genoux.

Alors je vais tagger ce billet de vie, pour m’assurer que si jamais il te prenait l’idée de partir, dans ce voyage un peu con qu’est la mort provoquée, tu puisses ici trouver une forme d’espoir.  Parce que dès que j’ai le dos tourné, tu arrives ici dans ta drôle de recherche, je vais t’inviter à vivre encore un peu, le temps d’un arbre, le temps d’un novembre qui s’en va, le temps d’une neige qui pourrait bien faire une balle, que je te jetterais à la gueule pour te réveiller, pour te secouer, pour te donner envie de te sentir vivre!

Elle (est) était infirmière!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 06-11-2007

Bon, il s’agit que je vous laisse deux minutes et vous êtes déjà à faire les cons!  C’est pas reposant du tout.  Tiens, prenez ceux qui sont à la tête des ressources humaines d’un hôpital plus malade que ceux qu’ils tentent de soigner!  Ils ont décidé qu’ils allaient créer un malaise plus grand chez quelqu’un qui était entrain de se guérir.  Ils ont vu la maladie s’évaporer lentement et la seule bonne idée qui leur est passée par l’esprit a été de replanter le virus de la honte et du découragement chez cette jeune infirmière.  Le résultat? Deux hontes.  L’une le sait qu’elle a honte, l’autre, l’institution, elle est trop conne pour se rendre compte qu’elle s’en est couverte.

 Vous savez pas le rétablissement.  Enfin, vous le savez pas tous.  C’est aussi difficile de gérer le malheur que le bonheur.  Puisqu’en plus il se fait souvent toute une portée d’imbéciles capables de mettre le malheur dès que se pointe le parfum du bonheur chez quelqu’un, le rétablissement de l’alcoolisme et de la toxicomanie ne s’en trouve que plus ardu.  J’ai vu autant de rechutes d’ailleurs chez des gens remplis de bonheur que chez ceux qui sont tiraillés par la haine et le mépris des autres.  Le combat contre la substance est aussi vicieux et exigeant pour celui qui vit l’euphorie que pour celui qui se trouve torturé par l’angoisse.  Vous comprenez pas la morale de toute cette salade?  Si cette jeune infirmière était heureuse, c’était pas pour lui faire plus de tort que de la faire chier que de la laisser sourire, elle se levait avec les mêmes combats tous les jours, bonheur ou malheur, bon an mal an.  On dit souvent que dès qu’on a un milion, la joie de l’avoir est remplacée par la peur de le perdre.  C’était pareil du bonheur de mon infirmière, c’était son milion, vous lui avez donné raison d’avoir peur et moi… de vous trouver cons.

* * *

Vous êtes à vous demander pourquoi je suis fâché? Parce que vous faites exprès.  Vous courrez après la bêtise, vous vous roulez souvent dedans et après avoir aussi brillamment glissé sur votre propre pelure de banane, vous avez tendance à mettre ce truc sur notre dos.  Je le sais parce que saoul, à l’époque, j’avais tout mon temps pour vous observer tellement j’avais peine à me regarder.  Allez pas penser que c’est réservé aux alcooliques ou aux toxicomanes ce comportement, vous le faites de la même façon quand votre propre vie est intolérable, quand vous arrivez plus à vous renifler la conscience, parce qu’à jeun, avouez-le, assassiner les réputations et les bonheurs laisse jamais dormir bien tranquille.

Je le sais parce que je vous connais.  Vous attendez mon bonheur.  Vous êtes dans un coin, celui-là ici, là, le sombre, caché. Vous attendez juste le moment.  Celui où vous aurez le temps de reprendre une vie que j’ai existé, la fouiller, la faire sortir aussi, le temps d’un embarras, le temps de remporter une bataille contre votre ennemi qui n’est pas moi.  Je ne serai qu’un outil, les larmes de mes amours vous arrêteront pas, les miennes vous les ignorerez, vous direz “il l’a cherché…” parce que ce sera l’unique façon pour vous de dormir à nouveau.  Parce que je vous l’avais dit, vous êtes parfois si cons.

* * *

Alors je ferai comme l’infirmière, sûrement.  Je recommencerai. Parce que j’aime la vie, parce que j’aime les enfants, parce qu’ils bâtissent un monde qui a tout plein de toute sorte de nouvelles vérités. Parce qu’ils feront autrement j’en suis certain.  Parce qu’ils diront autre chose.  Parce que ce sera bien ainsi.  Parce que nous, le temps des apparences, le nez fourré là où l’amour est pas, il y a tous les sourires qu’ils ont et qu’on ne voit pas assez souvent… vous en faites pas, je vous aime comme vous êtes, changez pas trop, sinon les enfants auront aucune raison de continuer à changer le monde.