Un peu pour Véro, beaucoup pour la démocratie!
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Classé sous (La vie ensuite, Vos bêtises!) par Exivrogne le 25-02-2008
Allez, je vous mets sur la touche, la réflexion vient un peu de ce mec, Russell Jacoby, il s’intéresse à la survie des intellectuels. Je vous indique aussi qu’il observe l’évolution de leur milieu de vie, du climat qui maintiendrait l’intellectuel en santé, lui assurant un réseau social propice à sa production et sa reproduction. Dans l’édition du journal Le Devoir aujourd’hui, en plus de parler du monsieur Jacoby, on se disait qu’il fallait bien aussi revenir au net. C’est ainsi qu’on achève donc le texte:
Certes, «Internet donne à quiconque aujourd’hui une sorte de chaire électronique». Les phénomènes comme les blogues, s’ils peuvent, dans un pays totalitaire, servir la liberté, ne font, dans les pays où il y a liberté d’expression, «qu’ajouter à la cacophonie». Tout le monde s’exprime, personne n’écoute. «Aujourd’hui, tout le monde est blogueur, mais où sont les lecteurs?» Dans les salons du livre, bientôt, c’est le lecteur qui sera assis derrière sa table et ce sont les auteurs qui feront la queue pour le rencontrer, ironise-t-il en référence à un dessin récent du New Yorker.
Pourquoi je vous amène ce truc ce soir? C’est pour un commentaire que je laissais à Véro de Bordeaux récemment, un commentaire où je lui affirmais qu’un ivrogne qui cesse de boire, ça doit continuer à payer la facture, cette facture c’est souvent le mépris qui va avec la condition de l’alcolo, sa maladie qui est jamais loin derrière la drôle d’idée que s’en font les gens. Tu te souviens Véro? Tiens, je te montre une de mes factures, en vidéo! Pourquoi je parle de démocratie? Parce qu’on a fait bien des efforts chez-nous pour démocratiser le net, on a réussi.

Cet extrait, celui-là exactement, j’ai aussi voulu le mettre sur mon blogue quand je l’ai lu! Je trouvais ça bien intéressant comme angle de vue… tout comme le reste de l’article!
Ahhh, le Devoir…
Décidemment Noisette, alors que je vous ouvre toutes grandes de si belles et invitantes portes, vous allez au plus court des chemins, le journal à la porte… je vous dis vous!
Tu vois que t’es sur la bonne voie, le sens de l’humour ça fait des miracles
Pour l’article, je suis un peu interrogative… en quoi bloguer me couperait-il l’envie de lire un bon livre, est-ce cela qu’il faut comprendre? Pourquoi mélanger “les torchons et les serviettes” comme on dit chez nous???? (livres et blogs donc)…. Sous prétexte que nous vivons dans des pays où la liberté d’expression réside (et c’est une chance, je le sais. Regardez, même notre président s’exprime très librement au salon de l’agriculture!!!!!!), bloguer est alors superflu???? c’est juste écrire pour ne rien dire alors????
Non je ne suis pas d’accord… on ne joue pas sur les mêmes tableaux… pas du tout… lire est une introspection, un voyage que je fais seule… je choisis le sujet et l’endroit de l’histoire… et je reste sur une impression d’évasion…
Bloguer est un échange, une main tendue, un fourre-tout de mon esprit… je ne m’évade plus seule, je reçois beaucoup… c’est un échange que je recherche, pas un plaisir égoïste que seul un livre apporte…
Et puis le blog, c’est la “vraie vie”, ça change tout aussi….
Bon je ne sais pas faire court, gros défaut, pardon cher alcolo…
Pour la suite du billet, je ne sais pas quoi penser… est-ce ironique ou pathétique???? Je ne comprends pas bien la finalité du post de ce monsieur, comble -t-il le vide de sa vie et le fouillis de son salon par un humour caustique????
Je ne sais pas…
Même le chat de ce monsieur n’a pas daigné nous honorer de sa présence sur la vidéo… aurait-il eu honte,
Je ne sais pas… Ã la limite, je suis triste pour ce monsieur…
Bisous….
Véro, qui a elle aussi un chum blogueur…. eh oui….
Chère Véro, ce bout d’article porte davantage sur le comportement du lecteur, étrangement, enfin, ce que j’en ai tiré. Bien évidemment, ce monsieur Jacoby n’est pas à se demander l’importance pour le blogueur de partager son point de vue, c’est du côté lecteur qu’il se fait certaines réflexions. Jusqu’à quel point, pour en avoir, l’essence, le contenu, peut devenir franchement pathétique parfois.
Il questionne aussi ce monsieur, dans son ouvrage plus imposant que cet extrait d’un article sur son auteur, l’offre de contenu sur le net, l’imposante “cacophonie” qui existe, qui perdure. C’est oublier, comme le fait ce monsieur, qu’alors notre rôle en tant que lecteur est de nous diriger, de nous trouver un chemin dans toute cette information, à travers des bijoux de billets, d’espaces, et de navets, bien sûr.
La bibliothèque n’est pas d’une autre époque, d’ailleurs si tous les livres pouvaient s’ouvrir sur les rayons pendant que l’on y marche, on sentirait bien cette même cacophonie d’idées et de valeurs, sur la toile elle est juste davantage sous nos yeux. C’est bien de ma faute d’ailleurs si l’idée n’est pas plus précise de ce billet, c’est entre la retenue d’une forme de colère et le constat de cette démocratisation du net, je préciserai dans un prochain billet.
Au plaisir (non je ne sais pas faire court non plus
Je comprends mieux, où voulait en venir ce monsieur Jacoby…
Je sais que ça n’a rien à voir, je suis toujours à partir en vrille, loin du sujet… mais franchement, pensez-vous que tout blogueur a le rêve en lui d’être publié un jour????
Ca me vient à l’idée, là , maintenant… à force de lire partout que les blogueurs appauvrissent la littérature, je me demandais si le débat livre-blog ne rejoignait pas finalement celui du ciné-téléchargement????
Ouhlala, je m’éloigne, je délire….
Faudrat voir à ce que je me calme!!!!
Je me permets de m’immiscer…
Je pense que le débat livre-blog est largement surfait. En fait, je crois qu’il est artificiellement maintenu par des médias qui se sentent ménacés par l’émergence de nouvelles voies de communication. Je suis tout à fait d’accord avec l’Alcolo lorsqu’il dit que “La bibliothèque n’est pas d’une autre époque, d’ailleurs si tous les livres pouvaient s’ouvrir sur les rayons pendant que l’on y marche, on sentirait bien cette même cacophonie d’idées et de valeurs, sur la toile elle est juste davantage sous nos yeux.”
Dans l’Afrique colonialiste, on a fait disparaître des pans entiers de la littérature noire sous prétexte que, écrite par des femmes, elle racontait les malheurs, les bonheurs et les tracas du quotidien. Alors que tous ces écrits auraient pu tracer plus fidèlement encore que ces ethnologues à la noix le visage d’un continent entier qui a été soumis brutalement à un mode de vie qui n’était pas le sien… Personnellement, je crois que les blogs sont les mémoires d’un peuple qui avance… un peu comme ces correspondances de femmes lettrées qu’on n’a pas cru suffisamment “intéressantes” pour être archivées.
Je ne crois donc pas que les blogueurs appauvrissent la littérature. Ce sont deux domaines bien différents. De toute façon, règle générale, la littérature élague par elle-même les oeuvres peu représentatives de son époque, de son histoire, de son âme… Je ne comprends pas pourquoi on devrait s’en faire, même si elle en venait à se transformer. La littérature se doit d’abord et avant tout d’être le reflet de l’âme humaine… dans une bibliothèque ou sur internet.
Belle analyse Malika… j’aime ta comparaison entre le blog et les correspondances… qu’on entretenait avant… du temps où on prenait la papier à lettre et la plume… où on guettait le facteur le matin… on écrit plus, je le constate moi-même tellement j’écris mal avec un stylo!!! je me sers trop de mon clavier!!! Même pour les voeux ou les anniversaires, je n’écris plus, j’envoie une carte virtuelle!!!
Le monde change, nous avec…
Avec internet, on touche plus de monde, on va au delà des frontières… grâce aux blogs… on converse, on ouvre des débats…
C’est chouette…
bye
Je suis parfois paresseuse