L’heure de la récré!


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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 27-02-2008

histoire Ce que j’aime avec l’écriture, c’est que ça va un peu dans tous les sens. Les mots sont des enfants mal élevés, je vous l’ai déjà raconté, les histoires c’est pire, c’est comme toute la classe qui part en récré, les histoires, ça courent dans tous les sens dès que ça voit un ballon.

Je vous l’écris souvent, j’aime à vous lire parce que dans vos écrits, dans ce que vous racontez quand votre garde est baissée, souvent dans mes commentaires que cette drôle de chose se produit, quand vous écrivez donc, vous échappez parfois une poésie qui me retourne le coeur.

“Dans ce cas, je suis rassurée: je vous aime assez.”

Si je n’avais qu’une seule raison de vous raconter tout un tas de trucs idiots que je sais mettre dans ma vie pour en orner parfois ce qu’elle a d’ennui, ce serait celle-là. Cette façon que vous avez, sans vous en rendre compte, de prouver que les mots qui habitent en vous font leur poésie à votre insu.

* * *

Quand les mots vont dans tous les sens, ils font pas ça tout seul. La lecture aime à faire pareil, les lecteurs aussi, on se retrouve comme ça furetant d’une adresse ou de l’autre, c’est jamais sans vous faire aller d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. C’est là que mes mots sont allés, il vous ont ramené ceci.

En plus de cette drôle d’idée que vous avez d’aimer faire des enfants, puisque vous y êtes pas arrivé tout seul, puisque la poésie qui vous brasse les tripes a trouvé preneur, alors je me ramasse aussi par là. Puis tout d’un coup, mes mots ont bien 6 heures qui les séparent, je me mets à perdre le soleil que je dois filer à ce couple qui le file ensuite aux enfants.

Ça m’amuse bien ces lecteurs outre-atlantique, moi qui suis tellement pas d’une plume internationale, sans Marie-Josée, j’aurais certainement pas fait plus loin que me noyer dès que mes orteils auraient touché l’eau. D’ailleurs on voit bien rien qu’à voir, la fêlée et moi, on a des histoires de 4 et demi. Heureusement, pour sauver de l’espace, on a mis nos coeurs ensemble, à la même place. Presque à l’abri des enfants.

Je sais pas si je vous l’ai dit, ce que j’aime avec les histoires, quand sonne la cloche de mes récrés, c’est qu’elles vont dans tous les sens, dès qu’elles voient un ballon.

* * *

Je suis allé voir Renart, l’ami, sa vie de plume elle est allée un peu aussi dans tous les sens, avec un autre de ses amis. Je vous dis pas ça parce que j’endosse tout de la sienne, je vous raconte même pas ça parce que je devrais le faire, je vous le raconte pour le courage du Renart. Je vous le raconte pour la rigueur de la chose.

Ce qui est amusant avec les idées, c’est qu’elles sont comme les mots et quelques pensées de cristal, si elles courent dans tous les sens, parfois elles se frappent, puis elles font plein de morceaux. Dans ce temps-là il faut bien ramasser, faut pas se couper les pieds sur les idées. Les idées, c’est utile pour marcher, enfin, pour savoir où aller.

Je vous raconte ça pour le geste de Renart, un geste courageux, presque autant que celui que j’ai eu de le mettre dans ma bloguoliste. Je vous raconte ça aussi parce que j’aime quand la vie me donne raison, je l’avais mis dans ma bloguoliste pour le courage, bien avant et surtout que pour l’orientation des idées. J’ai eu raison de le faire pour le courage. Parce que sinon, pour les idées, j’aurais les doigts enflés à force de me faire frapper dessus. Renart et moi, la vie nous place un peu en distance habituellement.

C’est amusant, je viens de terminer d’écrire ce truc, je dois maintenant placer les trois astérisques au dessus de ce bout de texte, je clique “aligner”, puis “centrer”… puis je relis l’histoire avec un sourire. J’aime la vie qui va dans tous les sens! Allez, à demain.

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