Égoïsteries d’ivrogne
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 02-03-2008
Tu te souviens c’était en février. C’était il y a deux ans. On se parlait des princes charmants, de toutes ces celles, aussi, qui se font des beautés qui font même pas trente ans. On se racontait, en regardant les jeunes amoureux danser sur la glace, au coeur de Québec et du leur tant qu’à faire, on se racontait que la beauté appartient à la jeunesse.
Oh bien sûr, on se disait la nôtre, sachant qu’elle était à nous et dans nos yeux seulement. Autant tes traits me chavirent que tu peux être conne de me trouver beau, mais on a nos lunettes qui nous font nous aimer. On le savait bien aussi, dans le regard impoli des autres, que notre beauté nous appartenait dans l’amour qui nous mène en galère. Cet passion qui est notre clé à nous, je te le disais même à cette époque, les amoureux ont un code qu’ils écrivent sur des draps, avec l’encre blanc des passions, dans des mots que seuls eux savent comprendre, c’est bien ainsi, sinon à qui pourrait-on bien les écrire?
C’était en février. Tu te souviens? Je t’en voulais de me trouver beau, tu me trouvais bien con de te voir belle. On marchait, deux innocents, aveuglés par des sentiments que les passants trouvaient réservés à ceux que l’absence de beauté résigne à s’unir. Puis il me fallait tellement de mots pour te raconter tes parfums, me battre à en inventer pour décrire ta peau, il n’y a pas de dictionnaire pour ceux que la vie ne voit pas, il y a encore moins de phrases toutes faites pour celles dont la beauté est née des accents oubliés.
Il m’a fallut alors piger dans des passés où certaines celles étaient la beauté. Ramener des hiers à tes yeux pour que tu vois que la terre s’est souvenue de ton visage. Prendre l’histoire pour que tu vois qu’elle est mon présent. Graver dans les syllabes de ton nom mon besoin d’y accoler le mien. Cracher au ciel des injures pour le menacer de mes enfers s’il m’arrache des secondes de nous. Tourner sur moi en criant, puisque Dieu veut être partout, jusqu’à ce que je trouve là où il entend, pour lui dire que ce serait bien que, maintenant que je comprends, que… je voudrais partir le premier.
Je voudrais pas gratter la terre comme un vieux con qui cherche sa celle. Alors ce serait bien si, comme ça, quand mes souvenirs partent comme ces derniers jours, ce serait bien comme ça, que tu me rappelles qu’à chaque février, il y a un autre mars, comme ce mars il y a deux ans où on a décidé de faire tout le temps. Ce serait bien parce que, des fois comme souvent, j’ai peur comme tout mes vieux amis de partir dans bientôt. Ils me fichent la trouille avec leur veine qui leur pètent dans la tête, dans leur manie, vers le ciel, de partir trop tôt.
J’avais déterré cette chanson, pour t’expliquer un peu notre amour il y a deux ans, simple comme je le voyais, sorti de notre nous hors d’un vieux mien. Maintenant que le refrain peut être aussi, on l’écoute dis?
[audio http://www.fileden.com/files/2007/11/19/1594941/ecoute.MP3]

D’avoir pu constater tous ces mots dans vos gestes à tous les deux.
D’avoir pu sentir vos parfums de passion (pas de poisson là!)
Je ne peux m’empêcher à mon tour avec les mêmes lunettes que les vôtres de vous trouver beaux.
Dans l’égoïsterie de l’ivrogne, ce qu’il y a de bon, c’est que je suis jamais bien loin. Dans l’égoïsterie aujourd’hui, l’ivrogne a ressortit la chanson, celle que j’ai chanté seule dans l’auto, si fort (si faux?!?) à en faire trembler les fenêtre…des autos en sens inverse. La chanson, celle sur laquelle j’ai pensé que peut-être que…et que j’avais cessé d’écouter, parce que trop… juste trop belle, trop forte, trop près.
Je refuse, de discuter, de négocier, je refuse de te laisser partir le premier. Je refuse même d’y penser.
L’absence de beauté ? M’a t’en faire moi !!!! On est jamais bons juge envers soi-même. Laisses-moi juger, laisse moi te voir pour nous deux. T’es beau. C’est même pas ci plus que ça, c’est le tout, c’est toi. Je t’aime.
je pleure là.
Ah! J’aime ça l’amour!
-)
My God! La fêlée…pâmée je serais à ta place. Le texte et la chanson (une très bonne)…Chanceuse va!
avec des textes comme ça va falloir vous construire un balcon à la Roméo et Juliette mes deux vous autres,
Z’est bien gentils! Mais ça vous le savez!
@ Y-Man: Me faudrait travailler la-dessus en 3d
@ bibitte: C’est effectivement une superbe chanson! Qu’on aurait aimé écrire!
@Drew: Faudrait remettre ca d’ailleurs!
@ Hein Quoi: Mais non, faudra bien vous y faire, on fait pas que dans la connerie sur ce blogue, il m ‘arrive d’être sérieux
Trop beau…
Magnifique billet… l’amour est partout, dans les mots, dans ce qu’ils éveillent comme émotion, pour moi, là, petite lectrice assise devant sa tasse, de bon matin… rien de mieux pour démarrer la journée, la semaine, le mois!!!!!
Quelle poésie… merci….!!!!
(et j’aime bien l’idée d’Y-Man, au sujet du balcon de Roméo et Juliette!!!!)
“l’encre blanc des passions”… c’est pour des expressions comme ça que je m’immisce dans vos échanges épistolaires…

moi aussi j’en veux une lettre de même!!!
Hé bé… Ch’erais la fêlée, ch’te sauterais tout de suite, tellement qu’c'est beau !!!
Allez, je vais me calmer avec mes saucisses, sinon j’va encore chialer !
@ Sylvain: Merci c’est gentil, c’est que j’ai une muse qui fait les mots!
@ Véro: Ouais mais vous savez le temps que ça prend faire des personnages, imaginez les balcon! Mais merci des bons mots!
@ la Chèvre: Moi c’est pour celle-là que des fois j’aime écrire “Je voudrais pas gratter la terre comme un vieux con qui cherche sa celle”
@ JenFi: Aller allonger ma saucisse préférée que je puisse aller la voir!
Hmmmmmmmmmm (soupir d’envie)……