J’ai aimé et pas aimé

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 21-03-2008

Tiens! C’est la faute de JenFi, c’est sur son blogue, il a fait un “J’ai aimé, j’ai pas aimé!” que j’ai trouvé particulièrement amusant. Bien qu’il me manque pas mal d’action dans ma vie pour arriver à faire aussi trépidant que le sien, je me lance toute de même! C’est parti!

J’ai aimé…

  • Entendre la voix de mon fils au téléphone ce matin, presque dès les premiers rayons de soleil!
  • Que ma femme dose exactement le café pour qu’il soit aussi parfait pour réveiller l’ivrogne;
  • Que la puce fasse un formidable dessin ce matin, composé de toutes les pièces de la maison;
  • Que ce soit vendredi et que je sois chez-moi avec ceux que j’aime!;
  • Que mon fils se fasse une super sortie où il va coucher avec sa classe bientôt;

 

J’ai pas aimé…

  • Que la voix de mon ex suivent celle de fils alors que je venais à peine d’ouvrir l’oeil!
  • Que ma femme oublie de nous mettre du sucre dans le café ;-)
  • Que la puce ne dessine aucun être humain dans cette maison, sauf un cabot auquel je suis allergique à mourir;
  • Que la puce tente de me buter par technique Vaudou en dessinant une mort lente de l’ivrogne par exposition canine;
  • Que mon fils pour sa sortie ait besoin d’un sac de couchage qui est dans ce cabanon que la fêlée vous a montré et qui est enseveli sous 3 mètres de neige.
  • Je me pousse chercher le fils, ensuite j’ai un journal à vous faire! Essayer d’en ajouter voir!

 

De tranquilles rafales…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 20-03-2008

toilette Bon il faut bien faire ce journal en fin de semaine! J’avais d’ailleurs bien besoin de ces quatre jours de congé.  Besoin de les vivre en paix, de gosser mon logiciel, de tenter de monter un peu la barre! Besoin de moi avec moi, moi près du fils, moi collé contre lui, moi tout proche du bonheur qu’il me fait. Nous tous libres, allant là où le coeur va.

Belle-maman et le beau-frère débarquent en fin de semaine, on l’a su par courriel. Je sais pas mais ça me rappelle quand mon fils est né. Sa mère était dans un violent post-partum.  Pas de boire de nuit. Elle voulait que s’occuper du fils pendant que je travaillais. Dès le retour, puis la nuit, opère Omer. Je me levais, traînant ma colonne d’ivrogne, ça a duré 6 mois. Six mois à me demander combien de jours encore j’allais pouvoir faire ça sans craquer. 

Quand belle-maman et le beau-frère ils envoient le courriel, pour venir voir le gendre et leur tite fille la puce, c’est exactement comme ça que je me sens, comme lorsque mardi, quand tout le monde m’aura brassé mes projets, je me demanderai encore combien de temps je pourrai tenir.  Pour y remédier, à ce manque d’affirmation de ma part, j’ai souvent peur de pas avoir les 40 000$ de thérapie nécessaires!

* * *

Savez, si je suis pas encore allé voir Marie-José et le Mammouth, Drew ou bien Jacynthe, c’est que j’ai besoin de repos un peu, parce qu’en plus à la dernière occasion, je prenais soin de mon ado de service. Mais voilà, le repos est inutile, parce que belle-maman elle manque aucun jour férié, même que l’arrivée des bourgeons, la première feuille qui tombe, le premier flocon gros, la première grosse mottante (ne pas confondre avec grosse matante, ça c’est l’épeluchette estivale pour fêter je sais plus quoi, on s’en fout, pourvu qu’on fête et s’aime!)  Alors si tout ça est inutile et ne sert qu’à me rendre disponible pour tout ce que je souhaite pas, je pense que j’ai une idée, c’est au nord du pays là, oui oui! En haut! Me semble que je la vois la belle-mère sur un ski-doo chercher des bourgeons pis du blé d’inde!

Bonne soirée!

C’est l’hiver

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 19-03-2008

Ce soir j’irai pas vous lire. Je tiens à vous le dire tout de suite, comme ça vous serez prévenus. Vous pourrez même me le remettre en cessant de lire ce billet tout de suite.  Vous l’avez senti l’hiver dans le ton?  Moi si! Puis j’ai plus de déneigeur. À la porte! Exit! Vous la sentez encore plus l’hiver? Moi de toute ma personne!

* * *

Quand j’étais plus jeune, moins de pattes d’oie et tout, l’une des plus belles choses que l’on ait dit à mon sujet était:

Avec l’ivrogne, tu arriveras jamais en dessous.

C’était la façon d’exprimer que dans le calcul qu’était une relation avec moi, un échange quelconque, s’il prenait à l’idée à la personne de faire les comptes, avec une bonne tête sur les épaules, elle arrivait au-dessus de ses affaires.  Ça a toujours été ainsi, j’arrondis vers le haut, pour le pourboire, pour la compassion, pour la gentillesse rendue, pour les cadeaux, pour tout, je vire les décimales, qui à être outrageusement indécent dans le remerciement, je le préfère de loin à me trouver en dette.

* * *

C’est fait à bout de nez ce que je vous raconte, “sur la gueule” vous dirait notre maire, c’est tourné vers le haut justement pour cette raison, c’est pour faire certain que la chose arrive.  C’est comme pour l’orgueil, toujours plus que moins. Tiens en parlant d’orgueil, y’a le Renaud qui me disait justement que chez-lui, c’était tout à fait absent, un truc qu’il avait pas…

-  T’en es bourré à mort! que je lui dis.

-  Non qu’il me dit, pantoute!

Dans ce temps là Renaud il a les lèvres pincées, bien retenues, le regard sombre, l’orgueil qui le bouffe à mort.  Renaud il est facile à “tester” sur l’orgueil. Vous le faites avec de l’argent, ou des dettes.  C’est comme ça chez les gens qui ont vécu la pauvreté, il sait de quoi il parle votre ivrogne, il a été pauvre et est demeuré orgueilleux.

Je suis revenu dimanche, la cour était à chier de neige. J’ai suggéré à Renaud de s’en acquitter en échange des quelques trucs.  “Z’êtes en dette déjà!” Erreur à faire avec un ivrogne, qui lui se sait orgueilleux, avec qui on arrive jamais en dessous, sauf au moment où on décide de compter un peu croche.

* * *

Je vous l’ai jamais dit, il y a deux choses qui me font chier. La première, c’est les comptes que les gens font, souvent à leur avantage, la deuxième, c’est de le faire quand j’ai travaillé 80 heures dans une semaine. Il y en a une autre aussi, c’est de me terminer le tout en disant “C’t'une joke…” Dans ce temps-là, me semble que c’est l’hiver!

Je vous l’ai pas dit mais c’est l’hiver, je suis fatigué, me semble que je serais dû pour qu’on calcule mieux ces jours-ci. Saviez-vous qu’à Kijuak, ils ont rien reçu aujourd’hui?  À plus!

Mots clés Technorati : ,,,

Appelez Dre Nadiouche!

Filed Under (La vie ensuite, Vos bêtises!) by Exivrogne on 19-03-2008

frustree Bon! Je reviens de chez la fêlée là, de lire vos commentaires plutôt, sur son billet ras-le-bol d’hier.  Eh ben! C’est fou ce qu’on est prêts pour la fin du monde vous et moi vous trouvez pas?  Je l’ai dit dans ses commentaires, mais j’ai fait court.  Je suis d’ailleurs toujours très respectueux de l’espace de la fêlée, je commente à peine, un petit grain de sel de rien, elle est chez-elle que je me dis, c’est une pensée que je partage avec le Mammouth chez Marie-José.

Le tout n’a pas été sans me rappeler ce billet où je parlais d’une soif qui passait dans ma vie, un billet où je vous demandais de pas vous étaler trop dans les conseils, question de pas traumatiser la petite* sur ce qui l’attendra quand elle admettra avoir envie de boire un coup.  Comme vous lisez parfois en diagonale, vous étiez passés droit sur le demande, puis qui je suis moi pour vous demander quoi que ce soit, j’aime votre liberté de penser.

* * *

D’ailleurs vous en saviez presque autant que moi. Elle vous avait parlé de son SPM dans des commentaires et des textes précédents. Quand elle dit ces mots dans un billet, c’est un peu comme la météo quand elle vous annonce une tempête. Si vous fermez la télé et que vous sortez quand même, faites pas les grands surpris de vous retrouver dans la marde blanche jusqu’au cou. Moi quand elle dit SPM, je fais comme les mammouths, je recule mon cul dans un bureau.

Qu’est-ce qui se passe quand le volcan se réveille, vous l’avez vu hier. C’est cyclique, c’est particulièrement marqué si la puce décide de déclencher quelque chose, c’est l’éclatement de ma fêlée. C’est toujours mieux dans ce temps-là de laisser la lave couler sur les bords, ça a comme juste besoin de sortir, pas besoin d’évacuer le village, d’appeler SOS-Mammouth ou Doc Nadiouche, juste besoin de savoir que c’est une sortie, de celle qui font du bien.

* * *

Tiens parlons-en de Doc Nadiouche. Je sais pas vous, mais moi quand j’étais enfant, dans la famille complètement tordue que nous avions, et où chacun faisait l’imbécile avec grâce et à sa façon, me semble qu’elle aurait juste pu foutre plus de merde. Je sais pas vous, mais si ma mère avait eu l’idée de faire débarquer une équipe de télé, d’éclairagistes, de preneurs de son, de caméramen, de régie, de webcam dans ma chambre, avec à sa tête une blonde qui m’analyse, me semble qu’avec une telle armée, j’aurais, enfant, sorti le drapeau blanc en attendant de trouver un moyen de l’éliminer.

Me semble d’ailleurs que dès que vous êtes prêts, avec un enfant qui va déjà pas trop bien dans son contact avec ses copains d’école, à filmer le tout et le faire présenter sur la télé aux heures de grande écoute, me semble que le problème dans cette famille il est assez évident là. Imaginez le petit ensuite qui va à une fête de copains…

* * *

Tiens, pourquoi Dre Nadiouche, on lui impose pas de revenir à l’adolescence de chacun des marmots qu’elle dompte en direct.  Moi j’aimerais bien! Tiens, 10 ans plus tard, venez voir la gothique qui va à un rave après être allée chez son couche-tord.  Me semble que j’aime l’idée. Parce que j’avoue qu’après seulement un mois, l’enfant ayant compris qu’il débarque une équipe de télé dès qu’il fait l’imbécile, il se dit qu’il est mieux de bien aller pour un temps. C’est suffisant pour vous créer de toute pièce un petit St-Jean-Baptiste de parade!

Bon, je me pousse. Vous l’avez compris, ici la tempête est passée. Maman va redevenir bientôt comme d’habitude. La prochaine fois, ce serait bien de pas me forcer à parler de SPM, c’est moi ensuite qui mange tous les coups parce que j’associe ces choses avec les événements. Quand, pourtant, c’est clair non? Allez, bonne tempête!

Comment accepter le rôle de méchant!

Filed Under (Vos bêtises!, coup de gueule) by Exivrogne on 18-03-2008

Tagged Under :

Je suis revenu ce soir et j’ai explosé.  Je vous raconterai pas tout, c’est fait longuement chez la fêlée. D’ailleurs je devrais prendre l’habitude de lire avant de revenir du bureau, je saurais ce que la vie me réserve et dans quel état je vais trouver mes semblables en rentrant chez-moi.

Vous me dispenserez de jouer les pédo-conseillers et les pédo-psystout, vous me connaissez sur cette question, moi et leurs suggestions quand c’est à bout-de-nez, c’est pareil que si vous mettez une clôture à manif devant la porte de chez Renart, ça risque de soulever des passions. Renart et moi, on a juste la répulsion placée à différents endroits, à moins qu’on ne s’endorme juste pas sur les mêmes musiques.

D’ailleurs faut pas vous méprendre. Je l’aime bien le Renart. Je maudis souvent d’ailleurs de pas pouvoir me faire quelques coups de gueule avec lui et croiser les neurones puis les principes sur une plateforme comme celle-ci. Mais vous le savez, le combat est inégal, je vous l’ai dit souvent, sur ces terrains-là, je suis vulnérable et ce serait pas juste, ses mots sont la liberté d’expression, les miens seraient un héritage redoutable, comme me mettre une bombe à retardement, pire, téléguidée, dans les caleçons, là où ça fait mal au déclic!

Alors je refuse souvent de débattre, un vrai lion en cage l’ivrogne dans le salon. Il tourne en rond, dans sa tête souvent, écrit des mots qui ne demandent qu’à être effacés, refoulent des idées, module leur expression, neutralise le débat, faute d’arriver à l’éviter.  Mais il y a de ces soirs, après une journée de fou, quand vous entrez et que vous constater les dommages d’un système, vous avez la gueule qui vous démange.

J’aimerais que vous preniez le temps d’écouter ce qui suit là. C’est important pour tout le reste du billet. Parce que si vous venez mettre ensuite votre nez dans mes commentaires pour tirer des roches ou des brassières, ce sera bien de votre faute. Parce que si vous vous demandez de quoi il a l’air l’ivrogne à sec dans son salon, quand il entend Vraaak et Teletouuuune, il a l’air de ça.
[blip.tv ?posts_id=760645&dest=-1]
Je pense chaque mot que cet homme peut dire. Je prendrais le temps bien sûr de faire quelques exceptions, parce que vous êtes frileux sur la chose, mais je n’en ferais pas davantage que le consensus que nous faisons pas mal tous, de toutes les religions politiques, quelque chose nous a échappé.

Je veux pas aller beaucoup plus loin sur la chose. Pas plus loin que vous dire que suite à l’événement Puce-Autobus d’aujourd’hui, les deux stations à contenu hautement éducatif, citées précédemment, ont été rayées complètement de la maison de l’ivrogne et de la fêlée pour au moins un mois. Rayées pour tout le monde, pour le fils aussi, là ou pas.

J’ai demandé à la puce de me dire qu’est-ce qu’elle apprenait de ses émissions avant de les écouter. Tout à bien été pour Télé-Qc, quand on est passé aux deux autres canaux, ses yeux sont allés se perdre dans le néant, les lèvres sont restées ouvertes sur un silence interminable. Seuls quelques balbutiements sont arrivés à percer l’absence totale de son dans le salon (la télé était fermée, soyons conséquents!) 

Ça fait une heure qu’elle tourne en rond, qu’elle vient me voir pour me demander si telle émission va, celle-là, puis celle-ci, toutes sur Télé-Qc bien évidemment, sans aucune difficulté à me dire ce qu’elle y apprend.  Puis elle me voit regarder cette capsule de Mistral, puis elle me demande si c’est vrai ce qu’il dit.  Que Passe-Partouuuut…

-  Oui, c’était débile!

Bon, son père il achète compulsivement tous les DVD. Alors rassurez-vous, maman fêlée a modulé l’idée de l’ivrogne.  L’ivrogne il a pas renchérit. Il est allé relire le billet de la fêlée et il a encore maudit Passe-Partouuuut. Cette émission qui fait tout le monde ben gentil puis se sentant responsable de la peine et les maladresses de la terre entière.  Bon, je vous laisse, je vais me farcir une capsule de la mutuelle d’OmaHHA. Celle que je me garde, c’est le lion qui court bouffer la faible gazelle. C’est méchant mais ça me permet d’être encore capable de penser qu’il y a des mouvements naturels dont je ne suis pas le seul grand responsable!

Mots clés Technorati :