J’étais pour vous écrire ceci…
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 01-04-2008
“[...] C’est comme à la guerre. Il y a une balle pour toi. Tu ne sais jamais quand, tu ne sais jamais d’où elle va venir, tout ce que tu sais, c’est qu’elle viendra.”
C’est de Mistral, c’est dans Vamp. Ce pourrait être aussi de ceux que je côtoie dans mon quotidien, des collègues, des complices, des amis. Je fais un métier* où il y a une balle pour moi. Presque une vraie balle. Presque pas au sens figuré. Dans mon métier on ne tue pas les gens pour vrai, dans le mien, on assassine de l’intérieur, on tue la réputation, on frappe au coeur. On se charge du coeur qui porte l’amour, pas de celui qui bat. Celui qui bat, de peur ou d’angoisse, celui-là on attend qu’une conjointe qui en a marre le brise pour vrai.
Mais ma conjointe elle part pas. Elle est de celles qui restent. Celles qui pleurent souvent, celles qui sont fières parfois, celles qui ont peur tout le temps. Elle a touché la plaie, elle avait entendu le coup partir, ses yeux sont devenus aussi grands que ce que j’ai de mots “aimer” pour elle. Elle a planté ses yeux dans les miens, les jambes ont vascillé, mais la soudure a tenu le coup, dirait Desjardins. Elle est là , ce soir, mi-heureuse et mi-triste, me regardant jeter la balle, constatant que ce n’était pas la bonne, heureuse que ce soit pas de celle qui assassine, triste que le suspense doive se prolonger jusqu’au prochain coup de feu, le prochain coup de salaud.
Je fais un métier où il y a une balle pour moi. Quand celui qui la tire ne se fait prendre que par vous, il tourne la tête pour chercher des témoins, puis il avance calmement et vous tend la main. Vous regardez dans ses yeux, tout en serrant la sienne, et vous savez qu’il promet de faire mieux la prochaine fois. Vous vous dites à bientôt, reculant vers le mur, rajustant la cravate. Vous savez qu’à sa vue, désormais, il vaut mieux reculer que tourner les talons. J’étais pour vous écrire ceci ce soir, mais je vais aller au lit, et demain, peut-être, ma cravate comme pare-balle, retourner nous aimer dans mes drôles de corridors.
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* Commencez pas à chercher, tous les métiers où vos collègues peuvent vous marcher sur la tête pour votre chaise sont l’équivalent!

J’ai jamais vu dans tout ça une raison de partir. Je vois plein de raisons de me fâcher contre cet univers en entier, mais jamais de nous quitter. C’est pas du costume dont je suis tombée amoureuse.
Ouep, j’avais vu la balle partir, j’aurais aimé mieux me tromper, tsé comme quand je te fais des théories qui tiennent pas la route sur deux kilomètres, j’aurais aimé mieux que ce soit plutôt un boomerang. Ce sera pour une autre fois… tiens là je voudrais ne pas me tromper !
C’est drôle (pas vraiment drôle en fait), mais souvent j’imagine que je reçois une balle dans la tête quand je travaille… Peut-être parce que je travaille dans un lieu public.
Mais c’est absolument et sûrement ma paranoïa qui gonfle.
Chacun sa problématique : existe-t’il une situation parfaite?
Bonsoir Renart, j’aime bien vous recevoir ici vous savez! Alors je suis rassuré, je ne suis pas seul à me sentir comme dans une mauvaise soirée, mal arosée, dans un saloon où la gachette titille l’index de certains tarés!
Le genre de situation qui me fait prendre à penser de changer de milieu, te rejoindre et prendre la balle pour toi tiens!
C’est le fun rêver non?
s’ra pas la première de balle mon ami, et surement pas la dernière et en prime elle ne tue que quand tu le décides.
Putain d’jaloux les cravatés non?
Cher Alcolo,
Tu as, en effet, de la chance que ta Félée te soutient… et n’est pas jalouse!
Tu sais que je ne peux jamais être sérieux longtemps…
Un métier où il ne faut jamais se montrer de dos (c’est-à -dire montrer son c**) ?
Je devine: tu es serveur dans un bar “gay” et ton physique d’éphèbe donne des idées lubriques à tes clients.
Amitiés.
J’étais partie pour mettre un truc sérieux, là , mais Armand m’a mis la banane (le sourire voyons!!!)… sacré Armand!!!
Du coup je ne peux que te dire, achète-toi un bon gilet pare balles, un bon, le top du top, parce qu’il y a des gens qui tiennent à toi!!! Te laisse pas tomber à terre. Ou alors, pars tant qu’il en est encore temps!
Bye
@ Drew: Nenon là , déjà que je fais déjà ça en plus, les prendre pour quelqu’un, on fera pas une ligne de volontaires lol
@ Armand: Oh que oui j’ai de la chance avec cette fêlée!
@ Véro: mouhahhahaha pour la banane, on a eu une image là , juste rapidement heureusement, t’inquiète, l’est béton, et les yeux, tout le tour du bol!
Une chance que véro a précisé pour la banane sinon je n aurais pas su ou la mettre (A)
Mais tu parles de tous les métiers !?!
Et oui en plus de causer de la fatigue, le travail tue :
”Au Canada, il y a eu plus de quatre décès reliés au travail pour chaque jour ouvrable de l’année en 2005. Au cours de l’année, un travailleur sur 14 740 est décédé d’un accident de travail.”
source rhdc
Pas tout à fait le genre de pensée avant de faire dodo ;-)) ton billet précédent était plus approprié pour la chose
y’a des fois où je comprends rien à rien de tes écrits… s’cuse là !
@ Sylvain: J’aime que tous y trouvent leur compte
@ Jacynthe: Épeurant en effet!
@ Gaétan: Je vais y penser, avant de mourir en bloguant!
@ Juliette: C’est permis! Heureusement, j’ai cessé d’imposer qu’on me comprenne
Ouep… Les lieu de travail sont parfois des lieux dangereux. Et le pire c’est qu’on y passe tellement de temps.
Dire qu’il fût certaines époques, où le lieu de travail était en quelque sorte une seconde famille. Aujourd’hui, on ne sait jamais quand ni de quel bord la jambette arrivera.
Malheureusement, on ne sait jamais ce qui se cache derrière chaque sourire et poignée de main.
Effectivement, il y a une douce Fêlée pour apaiser et faire passer au second rang…
Juliette, faut pas t’en faire
La Reine est comme ça aussi!
Bon bon, je pars deux jours colloquer sur le sens de l’aiguille d’une montre et la sémantique associée à l’émancipation de la femelle mouche noire et je reviens pour tomber sur un billet d’humeur?
Tu sais, je pourrais te raconter des trucs pour te rassurer, te réconforter, te dorer la pélule… j’y arriverais pas. C’est un job dangereux ou on peut pas exhiber nos blessures de guerre, mais ou on peut espérer que la gang des anciens combattants aura la gentillesse de nous faire une p’tite place au coin du feu, en partageant l’antiflogestine.
Mais en même temps, c’est un peu l’attrait du danger qui nous y maintien. Le vide, le sans filet. Et l’assurance qu’à cause, ou malgré ça, y’a des bras aimants ou on pourra se réfugier.
Hang on buddy!
@ MJ: Fallait les occuper au lieu de me les laisser derrière