Comme tu vois, il y a un bout que j’ai pas gratté du papier, j’ai même pas trop trouvé le moyen de zébrer les écrans, quand les nuages font plus pression en dedans qu’au dehors, on blâmera pas des météos du coeur de se chercher du chaud.
T’as beau remuer nos ciels, il y a cette fatigue tu vois, c’est pas qu’au corps, c’est la tête aussi, cette drôle de fatigue qui empêche de dormir, cette fatigue qui ramène les idées de conscience comme des veuves, cette conscience qui prend ses grands airs comme aux nuits des deuils.
Puis il y a cette chanson que tu ramènes, c’est frais comme une main quand on coule à pic, c’est frais comme quand tu quittes mon corps après des tempêtes d’amour, c’est frais comme quand tu me pointes du doigt, du coeur, ou de tes deux autres choses, c’est frais comme quand tu me rappelles qu’autrement, ailleurs que sur ton île, je trouverais difficilement à m’aimer.
Cette chanson qui raconte ce truc là, cette drôle de rencontre, cette seule minute qui a tout changé, qui a corrigé une trop longue erreur d’un trop petit imbécile. T’avais compris que je parlais pas de Dieu, il fait plus grand que petit, t’avais compris que je parlais de moi, de celui-là qui autrement qu’au respirateur artificiel de tes mots d’amours, rendrait parfois, sinon, le long et ennuyeux dernier souffle de ceux qui savent plus quoi vivre.


Cher Alcolo,
Tes articles consacrés à ton amour ou à ta victoire sur l’alcoolisme occupent la plus grande part de ton blog.
C’est très bien car (remplacer “mots répétés” par “idées répétées”):
“Quand dans un discours on trouve des mots répétés, et qu’essayant de les corriger on les trouve si propres qu’on gâterait le discours, il les faut laisser.” (Pascal - Pensées)
Amitiés
P.S. La citation est pour faire plaisir à Lusciousloba!
c’est touchant lire un texte comme celui-ci à mon réveil. C’est bien beau l’humilité mais de là à nous dire à tous que tu es un mauvais amant… tu peux te garder une p’tite gêne t’sé.
Bonne journée
@ Armand: Ah mais c’est un bien bel ensemble de mots tout ça! Pour t’en remercier mon si peu, ici… Au plaisir!
@ Juliette: Ah Juliette, comme j’aime à le dire souvent, comprenne qui pourra
Je trouve tes textes émouvants.
Tout ce que j’aime. Dans la lignée de trois couleurs blanche, de la Marcheuse… merci de m’offrir ce joli texte de bon matin… je l’ai lu au réveil, et comme d’habitude, j’ai pris le temps de le relire, encore et encore… c’est mon côté fleur bleue à moi…
J’ai cette tendance è reprendre les phrases de certains génies : “La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ” Albert Einstein
Vous avez de la pub chez la Bleue! Fallait ben qu’à s’auto-bupise!!
@ la véro: C’était un petit court, j’ai le coeur à déménager ces temps-ci, je ferais mes boites ici et irais m’établir chez ma fêlée!
@ Sylvain: IL y a pas de mal à les reprendre quand elles sont si vraies…
@ bleuecobalt: Et j’y suis allé, et je me suis bien bidonné!