C’est la faute à la Véro!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 27-04-2008

joie C’est sur son blogue que je crois que le truc a commencé pour arriver jusque chez nous, au Québec. D’ailleurs, c’est jamais facile à affirmer ce genre de chose, la bloguosphère étant si large. Ceci dit, je l’ai ramassé là ce truc, j’ai lu avec attention comment elle l’a fait, et je me suis dit que je ne pouvais ne pas l’appuyer en lui rendant cette honnêteté. Alors voilà, je m’y mets à cette drôle de tag woueb!

1) Le trait principal de mon caractère :

La sensibilité. J’hésite à ne pas dire l’hypersensibilité. Je ressens les choses et les gens qui les font à un degré élevé, qui me chavire dans tous les sens. Je pleure aussi facilement que je peux rire, la douleur intérieure me semble plus insoutenable que chez mes semblables, on peut m’atteindre avec une facilité déconcertante, pour m’aimer ou m’assassiner de l’intérieur.  Les chansons peuvent m’habiter autant qu’une phrase et conditionner tout mon être, une mélodie de piano, de violon, peut facilement devenir pour moi un espace habitable. C’est pour ces raisons que j’ai aimé cette femme d’ailleurs, que j’habite maintenant, des recoins de peau, des douceurs arrachées ici et là, des parfums sucrés, des parcours salins… des mots, un ton, des silences aussi, plus fort en moi sur le bonheur que tous les coups de pieds d’enfance pour le malheur.

2) La qualité que je désire chez une femme:

Sa capacité de trouver le bonheur.  Cette seule qualité l’habillera ensuite de tous les vêtements du coeur, l’authenticité, la candeur, la passion, le déchaînement amoureux et vital de l’amante de la vie.

3) La qualité que je préfère chez un homme:

La sensibilité, sans quoi lui et moi pouvons nous nuire ou tout simplement ne plus du tout avancer.

4) Mon principal défaut :

Décider d’être en colère pour habiller avec inélégance une profonde et assez présente tristesse. Sinon, la contradiction, je suis un être de contradictions.

5) Ma principale qualité :

La loyauté. Celle de ceux qui peuvent l’offrir sans la recevoir, celle du chien qui peut mourir pour son maître, celle du serviteur qui peut nier ses désirs pour amener une femme ou un homme à se réaliser. La loyauté a ceci de triste que les gens apprécient cette qualité selon leurs standards à eux.  Aussi, on peut être tout à fait loyal à quelqu’un, à mon avis, alors que cette personne, selon ses propres règles de loyauté, se sent trahie à un niveau intolérable. Désolé, me comprends sur celle-là! ;-)
 6) Mon occupation préférée:

La chasse! Chasse au bonheur, à l’intelligence veloutée, aux mots différents, aux mélodies inconnues encore, aux instants de vie qui sont des parfums échappés par des femmes, des enfants, des mots de papa. La chasse aux images du quotidien, la chasse aux gens que personne ne remarquent, la chasse à trouver dans ce monde pourquoi mon bonheur est si difficile.

7) Le plat qui me met l’eau à la bouche :

Un sauté thaïlandais, citronnelle.

8 ) Mes mots favoris :

Voilà, viens, je suis là, t’as pas besoin de parler, je comprends, je t’aime encore, je vais rester, merci de ta vie.

9) Ce que je déteste par-dessus tout :

Les silences qui, plutôt que vouloir dire que tout est senti, en communion, ne sont là que pour maintenir un équilibre hypocrite. Les silences qui taisent des orages qui existent mais à l’intérieur de l’autre.

10) Un rêve:

Bercer encore une fois mon premier fils.

Parce que! [edit 16h28]

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 26-04-2008

Chers amis, devant l’incapacité de vos humbles serviteurs à avoir un ordinateur stable plus d’un mois en continu, le bulletin de nouvelles sera livré quand je comprendrai ce qui se passe! Ce qui ne risque pas d’arriver aujourd’hui! Bonne journée vous aussi!

[edit 16h28]  L’alcolo est un personnage qui a bien du mal à ne pas tout mettre sur le dos des ordinateurs, notamment sa stupidité à l’usage de certains logiciels… ceci dit, il retourne tenter de vous terminer le journal heureux de cette autre façon qu’il connait maintenant de ne pas réussir un truc!

Entre les deux oreilles

Filed Under (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite) by Exivrogne on 25-04-2008

tete Je sais pas si vous connaissez cette sensation. C’est le moment de vous lever, vous décollez la tête de l’oreiller, puis la masse vous frappe du front vers le côté du crâne. Une migraine, LA migraine.

Ma mère a souffert longtemps de céphalée d’Horton. C’est une pathologie complètement merdique qui la paralysait dans des migraines impossibles et qui lui faisait détester la lumière du jour et les rires des enfants.

D’ailleurs, quand elle était en crise, je me souviens qu’il nous fallait nous lever sur la pointe des pieds, pas faire un seul son, la regarder pleurer dans le noir et attendre bêtement que la chose passe. Mon frère, croyant en Dieu plus qu’en lui-même, s’était même dit que tant qu’à avoir envie de mourir, il pourrait faire un ange qui lui guérirait ses céphalés. Il en a profiter pour continuer de saboter ses jours dans une drôle de vie, lui a fait la promesse de bientôt la délivrer de ce mal tordu, c’était quelques semaines avant son geste un peu trop violent à mon goût, les images d’horreur ne quitte jamais ceux qui restent après qu’un frère, un bizarre d’adolescent, choisisse de s’enlever la vie.

Depuis, j’ai bu plus que ma tasse. Malgré le caractère héréditaire de ce truc, j’en suis épargné.  J’ai même jamais eu de mal à toucher du bois, je passais le clair de mon temps affalé sur le plancher de bois franc. Des migraines? On fait jamais sans quand on boit comme j’ai bu. Les matins sont des enfers qui n’ont de différents en douleurs que l’ajout de celle physique. J’ai eu ma dose!

Depuis que je ne lève plus le coude, depuis ce petit paquet d’années d’abstinence, je n’ai plus revu les migraines du matin. Quand elles se pointe, sans crier gare comme ce matin, je me trouve à moitié heureux. Parce que si l’ange qu’a tenté de devenir mon frère n’aura pas réussi à enlever ces satanés maux de tête à ma mère de façon permanente, pour ma part, il m’en envoie parfois un sérieux, pour me rappeler qu’on est jamais bien quand on se lève de cette façon.

Je suis vraiment vieux…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 24-04-2008

Mais pas encore trop, pas encore assez pour radoter, juste ce qu’il faut pour prendre le temps de vous dire que je n’ai rien à dire. Je retourne au gala, et au journal aussi. D’ailleurs, ce serait bien que vous poursuiviez votre extraordinaire travail pour le faire connaître, question de continuer de faire entrer les mises en nomination! Allez, un tit effort, c’est pour ça que je vous aime!

Zombie

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 23-04-2008

peine1 Comme tu vois, il y a un bout que j’ai pas gratté du papier, j’ai même pas trop trouvé le moyen de zébrer les écrans, quand les nuages font plus pression en dedans qu’au dehors, on blâmera pas des météos du coeur de se chercher du chaud.

T’as beau remuer nos ciels, il y a cette fatigue tu vois, c’est pas qu’au corps, c’est la tête aussi, cette drôle de fatigue qui empêche de dormir, cette fatigue qui ramène les idées de conscience comme des veuves, cette conscience qui prend ses grands airs comme aux nuits des deuils.

Puis il y a cette chanson que tu ramènes, c’est frais comme une main quand on coule à pic, c’est frais comme quand tu quittes mon corps après des tempêtes d’amour, c’est frais comme quand tu me pointes du doigt, du coeur, ou de tes deux autres choses, c’est frais comme quand tu me rappelles qu’autrement, ailleurs que sur ton île, je trouverais difficilement à m’aimer.

Cette chanson qui raconte ce truc là, cette drôle de rencontre, cette seule minute qui a tout changé, qui a corrigé une trop longue erreur d’un trop petit imbécile. T’avais compris que je parlais pas de Dieu, il fait plus grand que petit, t’avais compris que je parlais de moi, de celui-là qui autrement qu’au respirateur artificiel de tes mots d’amours, rendrait parfois, sinon, le long et ennuyeux dernier souffle de ceux qui savent plus quoi vivre.