Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 31-05-2008
Enfin, c’est par anticipation… Parce qu’au moment de vous écrire ces lignes, on est encore à Québec, l’auto a pas encore le derrière d’une belle-mère, savez, celui qui traine un peu parce que plein à craquer, alors voilà, on va camper, et ce billet est écrit à retardement. C’est étonnant d’ailleurs les trucs à retardement, on se demande toujours si ça va vraiment fonctionner. Allez voir si une vie dans l’attente, dans l’espoir, dans les joies à retardement où les tics tacs doivent vraiment vous faire exploser un sourire, allez donc savoir si, justement, c’est pas un peu vivre par procuration. On y reviendra, je m’égare encore une fois parce que vous êtes attentifs, justement. C’est toujours pareil quand vous me faites vos silences.
Alors on va camper et l’exivrogne est heureux, à retardement, peut-être pour vrai au moment où vous lisez ces lignes. J’ai pas besoin d’aller loin, ça il vous faut savoir. Le camping pour moi c’est un état, comme pour la bouteille tiens, c’était un truc chaud et rassurant, comme un espoir de pouvoir vivre toujours comme ça, dans cet inconfort devenu confortable et dans cette température qui passe de la douce chaleur au froid du coeur.
Tiens c’est ça, ma vie est un camping, elle est mon sleepin’ bag.
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 30-05-2008
Disons que si on faisait ce truc pour faire des sous, je procéderais absolument pas de cette façon, mais puisque c’est que pour s’amuser, alors qu’ici je tiens à garder la place collé à sa mission, et elle aussi d’ailleurs, alors les petits vidéos de la semaine, ils se ramassent tous ici… Z’avez qu’à cliquer sur la photo d’équipe sous le texte pour le visualiser. Vous allez réaliser que les visages ont évolué… je dois vous avouer qu’ils se rapprochent maintenant pas mal de ce que nos gens, précieux collaborateurs, sont dans la réalité. On va tout faire pour les mettre en ligne le mercredi maintenant ces bulletins, au moins pour l’été, question de vivre le week-end, de se faire pas mal de bonheur. C’est devenu très nécessaire. Allez, bon visionnement!
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 29-05-2008
J’ai le syndrôme de la page noire ce matin. C’est comme ça qu’il faut le dire vu les couleurs qui sont tapissées ici. Puis j’aimerais vous donners des nouvelles de la marcheuse, il y a que je ne l’ai plus revue. Vous parler de la sculpteure? Plus de nouvelles et c’est bien comme ça, dans mon métier, on se voit rarement parce que la vie tourne rond. De Renaud? L’est en amour, comme à l’adolescence, comme quand ça sent les fleurs même en hiver de vie. De James? Oui, tiens, à propos James, comment tu vas? Mon fils m’a appelé hier soir vieux, il pouvait pas dormir, s’ennuyait trop, j’étais content… il a décidemment de meilleures raisons que moi de se faire ses insomnies.
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 28-05-2008
Je me souviens, c’était en 2004 fils. C’était écrit ceci:
"Papa, je veux que tu arrêtes de boire pour toujours parce que j’ai besoin de te voir"
Bon c’était pas écrire pour toi, à ce drôle d’âge où on dessine les lettres. J’ai plus jamais touché un verre. C’était notre pacte. Je me souviens juste être tombé sur le plancher, les genoux brisés par la douleur de cette toute petite lettre, du papier construction pour démolir ce qui restait d’un ivrogne. J’ai plus jamais touché un verre, je veux plus jamais pleurer des mots semblables.
Ça doit bien faire 10 jours qu’on ne s’est pas appelés. T’imagine, toi et moi, deux mâles cons à jouer à qui va appeler l’autre. On est pas rendus à ton adolescence. Un ivrogne à sec c’est un peu ça mon fils. Ça boit pas mais ça peut faire con. T’imagine à cette crise des 14 ans, quand tu me diras: "Tu te saoulais la gueule quand j’étais enfant!". Alors je te dirai que, orgeuilleux et plein de peine, comme les mâles à chier qui savent pas la dire: "Et toi, t’avais écrit que t’avais besoin de me voir!" C’est peut-être là qu’on découvrira ce qu’on ne sait plus, nous pleurer.
Jours depuis la dernière insomnie: 0
Humeur matinale: On verra bien!
Humeur du jour: Trouver le courage de dire c’est assez!
Niveau de stress: Post-opératoire
Moral: À la liberté!!!!
Filed Under (3d) by Exivrogne on 27-05-2008
Vous savez une des questions qui m’occupe le plus ces jours-ci? C’est comment il se fait que l’on arrive à positionner, à créer puis faire évoluer un personnage en 3d jusqu’à ce qu’il arrive à pouvoir avoir une identité, une personnalité, puis se créer des moments, des événements. Ces mêmes moments qui ensuite peuvent devenir un petit phénomène d’attention médiatique.
On y reviendra sur cette question, plus longuement, avec plus de profondeur, mais disons que le premier constat que je fais, froidement là, c’est de me rendre compte que l’époque virtuelle qui terrorisait tellement mon frère dans sa jeunesse, elle est peut-être arrivée. Un personnage complètement créé, qui parle et publicise du contenu complètement numérique, les blogues, qui occupe un espace complètement virtuel, un décor, pour un temps bien réel. Qu’ensuite il puisse, ce personnage se présenter à un bulletin de nouvelles et exprimer ce qu’il voit dans l’événement virtuel, c’est probablement ce qui m’étonne encore le plus.
Finalement, c’est de constater que nous sommes peut-être arrivé au point où en plus de nous personnaliser par ce que nous écrivons dans nos blogues, nous pouvons ponctuer notre identité par un personnage, une animation, et qu’en bout de ligne, les gens collent les écrits sur le personnages 3d. C’est débridé pour l’instant ce bout d’explication, soyez gentils je viens de me lever, et comme mon ami Mario dit souvent : “On blogue pour se parler à soi!”
À tout de suite!