Les au revoir des autres
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Classé sous (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite) par Exivrogne le 30-03-2008
Je vous le dis pas souvent mais je suis pas un bien bon ami. Demandez-le aux deux Pierre. Le premier, sa femme m’a annoncé que je l’avais manqué de peu, au bout de sa corde. J’ai encore la lettre qu’elle m’avait envoyée pour me rappeler où ils vont, les mots qu’on a pas pris le temps d’entendre et l’amour inconnu, que nul n’a découvert!* “T’étais un fils pour lui!” écrivait-elle. Je l’ai même pas envoyé chier. Y’a l’autre aussi, lui la vie l’a fait pour lui avant qu’il ne se le fasse. Pareil comme l’autre, parti sans que je le sache. Avouez que je mens pas quand je vous parle de mes qualités d’ami.
Tiens prenez l’autre, le Grand Gris. Il s’est prit l’idée de s’éclater un peu, puis une veine aussi, en pleine tronche tant qu’à faire. La moitié du corps a fait du pictage, l’autre voulait travailler. J’ai changé ses couches, 6′3 de merde à laver, des week-ends durant. L’est mort pareil. Seul aussi, le seul week-end où je pouvais pas être là. C’est venu me rassurer, je suis pas seul à maltraiter ceux que j’aime. Le Grand Gris, nos derniers moments, c’est des dons de merde et de se sauver quand j’ai la tête ailleurs.
J’ai mis des années à pas trop vouloir investir. Je suis meilleur le coeur serré. Je fais bien quand il faut éloigner. Je maîtrise l’art de repousser. D’ailleurs, la dernière fois que j’ai aimé un homme, on s’était juré de jamais se laisser tomber. On allait plus jamais se saoûler, c’était surtout comme promesse, à cracher au ciel quitte à ce qu’il nous tombe sur la tête, avant même que la morve ne revienne. Il a finit saoul avant le troisième paragraphe de ce billet. En tôle question de marquer le coup. Depuis, sa mère va mieux.
* * *
Vous arrivez ici de plein de façons. Certains en sautillant, d’autres venus faire chier, d’autres trébuchent sur une phrase, se révoltent, se revisitent, ceux-là habituellement, surtout les derniers, on se raconte nos vies en courriel pour éteindre nos feux. C’est comme ça qu’il est arrivé. Comme un cognac coupé d’eau. Fifthy d’audace, fifthy générosité, à vous chauffer la gorge et apaiser vos tripes. Ceux-là comme le cognac, ils me font un peu peur, on peut passer des heures à se raconter des salades et la vie.
Puisque les bons mecs arrivent jamais seuls, on a connu cette celle aussi, un happy hour que je vous dis cette rencontre, la tendresse longue comme ses jambes, des yeux de mer à carte postale, la candeur de ceux qui croient en la vie, le bonheur aussi de celles qui enfantent des beautés d’ailleurs. On a tout pris l’épouse et moi, le bonheur et les enfants, le bébé et les sourires, cette celle qui cache pas sa crainte derrière l’assurance consommée des faux-culs, cette celle dont les yeux font juste dire que ce serait bien être la meilleure maman du monde.
C’est pas des rêves étroits que de rendre heureux un enfant. C’est d’ailleurs assez chiant ceux qui se fichent d’encombrer le monde. Tant qu’à ajouter des bouches à nourrir à une planète qui sait plus en supporter, aussi bien passer sa vie à vouloir qu’elles soient heureuses. C’est ce qu’elle fait à coup de tendresse, de charmantes maladresses aussi, quand je vous dis que les incertitudes ont leur charme. De toutes façons le père est occupé lui aussi, dans la nature comme dans les choses, à faire la vie meilleure et à coups d’autrement, en inventant du bonheur là où il pousserait même pas une roche.
* * *
J’ai appris peu de choses du départ de Grand Gris et des deux Pierre. Même que ça tient presque en ces petites choses qu’il me reste de moi. J’ai qu’un vague souvenir, sinon, que ce serait bien que ceux-là qui arrivent dans mes amitiés sachent tout de suite combien je les apprécie, surtout depuis ce jour des départs où j’ai compris qu’on a rien à voir avec les au revoir des autres.
* Ce sont là des paroles de la chanson “Les Rendez-Vous” de Claude Léveillé.

On a le ”aurevoir” qui nous pesait en meme temps faut croire
http://mandoline.wordpress.com/2008/03/31/la-petite-jade/
Je suis émue , je n ai pas de mot. je suis très touchée. Je vous apprécie énormement. Quand a mon age je compte les dodos tellement que nous avons hate de vous voir. Vous êtes des personne cher a nos yeux. Un gros merci a ta femme et toi des moment si précieux que nous avons eux. Et surtout la passe du monsieur en speedo
qui se promene en vélo.
Ah oui la photo wowwww quel beau bébé.
Elle est croquable.
Ouep! Bo Bo bebé! On peux-tu une semaine??? lol
Euh une semaine euh j aurais dit oui surement pour une nuit mais une semaine encore euh.
Merci Mec
T’as toujours les mots qui visent, les mots qui veulent dire, les mots qui laissent place à la pensée.
Z’avez été extraordinaire dans votre simplicité. L’art de se savoir bien reçu a surement été inventé chez vous!
On se reprends maintenant par chez nous! La barre est haute
Christ que t’écris bien! (excusez les gros mots!)
On ressent tout le bonheur que vous avez eu à vous rencontrer. Cool. Ce sont des moments qui comptent. Vous êtes 4 belles personnalités. Ca ne pouvait que fonctionner.
On vous embrasse tous les 4.
Ah oui, très important,’assistante maternelle que je suis propose évidemment ses bras pour caliner l’adorable bébé!!!! Sans oublier un gros calin pour la plus grande princesse!!!
Bye!
Un gros merci pour le petit film de bébé O Vraiment trop cute. J ai déja dit a ma mere que je devait lui montré demain apres mon rendez vous. Puis le dvd va avoir une place spéciale dans son coffre a souvenir. Merci
Oui, je vous ai trouvé en sautillant.
Le rythme de vos textes me donnent le goût de prendre mon temps quand je vous lis. De respirer dedans. Pas d’être assise devant mon écran et de faire ça vite parce que c’est trop blanc.
Vous allez le dire quand on pourra vous lire en papier, avec des coussins plein le sofa, les pieds sur le dossier?
Je me souhaite que vous soyiez publié.
@ Lucie: Merci des bons mots, c’est gentil… c’est pas demain la veille, faut faire très attentions aux raisons pour laquelle on coupe des arbres, et un ivrogne n’en est pas la meilleure, surtout si c’est pour se souvenir de lui dans un livre
@ Jack: Merveilleux que le film fonctionne! Les grands-mamans elles aiment ça les films de petits enfants!
@ Véro: Que du bonheur, mais ça vous le saviez, si mon job m’avait laissé un peu de temps, j’aurais encore pris plus compulsivement ce plaisir!
@ Sylvain: Merci, beaucoup msieur. Venant de vous en plus. Merci.
@ Drew: Na, la barre est pas haute justement, qu’à être, simplement être!
c’est une belle déclaration d’amitié ça !
Mauvaise raison les arbres. Il y a des papiers faits à 100 % de fibres recyclées maintenant. Deuxio, j’ai pas connu l’ivrogne : pas de raison de vouloir l’oublier. Finalement, c’est pas l’histoire de l’ivrogne moi que je lis : l’expérience de la lecture dépasse le décor. Et c’est drôlement le cas ici.
Mais en attendant… merci.
[...] que son père vienne la chercher a son école. Par la suite nous sont allé chez Monsieur Alcolo et Madame la fêlée ou nous avons été accueilli comme des rois. Leurs gentillesses [...]
[...] comme ça, tout bonnement, je t’offre comme cadeau cette amitié indéfectible. Même si elle s’est concrétisée, même si toi et moi on le sait, même si c’est un cadeau que TU m’as fait, je te le [...]