Welcome back James!
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 26-05-2008
C’est lundi…. je vous l’avais dit que la terre finirait par tourner dans le sens du monde, à moins que ce soit moi qui joue les trompe-la-mort et courant trop lentement pour qu’elle ne me rattrape. Mais voilà, la douce routine revient, douce comme un scotch qui peut tuer si mal tassé dans le gosier des agonies, mais ça, c’est une vieille histoire, vieille de quatre ans bientôt, une histoire qu’on reprend juste pour remettre la table et le ton, ici.
Oh! Mais bien sûr que je vais revenir sur le gala. Mais c’est sur l’expérience du gala que je vais revenir avec vous. C’est par respect d’ailleurs envers vous que je ne le fais pas tout de suite. Parce que c’est trop tôt, parce qu’on fait pas les choses qui méritent du respect dans un état de fatigue pareil. Puis parce que c’est pas terminé de toute façon. C’est juste le début de quelque chose, le milieu d’une autre ou la fin d’un truc. Quand on sait pas où on est dans les choses, on est mieux de reprendre la cravate pour voir mieux.
Alors je reviens doucement. Je vous l’ai dit hier. Je le disais à un miracle aussi, un autre ivrogne qui est arrivé un jour un peu bizarrement dans ma vie. On va l’appeler James. On parlera de son miracle. Il terminait hier soir un premier 48h, sans alcool. Faut connaitre les tremblements, la souffrance intérieure qui accompagne le sevrage. Le mien a duré 12 jours physiquement infernaux. Il le fait comme un imbécile James, je le sais j’ai fait pareil, sans médication ni rien, ce sevrage alcoolique peut mener à la mort. James est un miracle, il l’est encore ce matin s’il n’a pas bu, comme je le suis un peu depuis 4 ans, juste parce qu’un alcoolique c’est fait pour boire. Quand ça ne boit pas, c’est contre sa nature qu’il va, pour faire un avec celle de la vie.
Alors on reparlera de James, vous me le rappelerez souvent. C’est pas tous les jours les miracles. Puis ça remettra les pendules à l’heure ici, notre heure à tous quand on s’asseoit dans ce petit espace à moi, la priorité fixée sur le mieux-être, les yeux dans le feu qui brûle dans vos drôles de coeurs d’oiseaux rares.
Crédit photo: James, pour l’image de courage qu’il devrait mettre dans votre tête, en tremblant, encore ce matin…

bon 24 heures à toi et à James
Bon courage pour ce marathon quotidien…
Bon courage!
À vous, pour le retour au boulot, et à James, pour la sobriété, car, sans l’avoir vécu, je peux tout de même imaginer ne serait-ce que le début du commencement de ce que doit être la souffrance d’arrêter de boire.
(Jour 3) Je suis toujours en train de descendre les rapides tumultueux du sevrage. Une main tremblotante serrée sur un litre de Perrier, l’autre crispée sur un cocktail de jus de légumes. Je crois avoir contourné le remous des crises convulsives, mais il y a de la houle. C’est “borderline” sans benzodiazépines comme veste de sauvetage au début…
Je tiens bon.
Avec toi en pensées cher James comme je le suis à tous les jours avec mon ami l’exivrogne
Bon 24 heures
Waouw… Moi je n’imagine pas une seconde ce qu’il faut endurer pour sortir de là . Je sais juste que ça me brise le coeur d’essayer de l’imaginer. Tiens bon James. Tiens bon cher ex-ivrogne.
Accroche-toi, James… Puissent ces mots d’outre-mer te servir de bouée et te sortir des flots maudits de l’alcool… Sache, en tout cas, que, comme moi, un peu partout, tu peux trouver du soutien, anonyme ou pas, il y aura toujours quelqu’un pour toi…