La chasse à l’ex-ivrogne…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 20-05-2008

Rz_108 La saison de la chasse à l’ex-ivrogne est ouverte.  C’est même pas sarcastique, c’est pas du tout dans le but de relever les enchères, c’est même pas fait dans l’esprit de narguer les gens qui s’y adonnent, bien au contraire.  Depuis le temps que j’écris mes états, la question de l’anonymat revient constamment sur le tapis, de façon cyclique.

Je vous en aurais parlé bien avant, mais vous savez ces jours-ci, le temps, c’est le genre de maitresse qui obéit à tout sauf les désirs. Alors voilà… si en plus du gala c’est la chasse à qui est l’ex-ivrogne qui ouvre, on est pas demain la veille de la tranquilité dans l’auberge à sec.

Pourtant c’est en haut à droite, dans mon profil, oui oui!  C’est dit comme ça, avec le peu de mots qu’il faut pour comprendre, c’est dit doucement, comme quand c’est vrai, comme quand c’est aussi important que sincère, quand c’est fait avec amour, les mots on des syllabes de satins pour les automnes du coeur.

    J’ai bu pendant 20 ans. Que tu saches qui je suis changerais peu de choses. Ça ne ferait aucune espèce de différence. On s’éloignerait même du but, celui de partager ici, en quelques lignes, le quotidien qui d’une toute autre façon se manifeste à moi depuis que j’ai cessé de boire. C’était en octobre 2004, je n’ai plus jamais ensuite remis le nez dans un verre…

Et pour être bien certain qu’il soit inutile que je porte un nom, je ne vais pas chez-vous pour commenter et brasser les poubelles ou le coeur, je vais pas chez-vous pour parler de ce qui fait des bizarres de jeux de société, je vais même pas chez-vous pour autre chose que ce que raconte ma bloguoliste, avec plus d’exactitude que vous le croyez, j’y vais parce que j’ai de l’affection pour vous.

Voilà, bonne chasse, je suis pas loin, les bonnes intentions ont toujours su me faire sortir davantage que la perspective de servir de chaire à canons.

  • Jours depuis la dernière insomnie: 0
  • Humeur matinale: Parfait bonheur
  • Humeur du jour: Le parfait bonheur
  • Niveau de stress: Médiatique
  • Moral: OK

Des bonheurs

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 19-05-2008

Je suis un être de contradictions… vous le saviez. On va pas commencer à se dire n’importe quoi, j’aime bien d’ailleurs à respecter votre intelligence, c’est si moche de jouer aux cons dans la cour de ceux qu’on aime bien! Tiens, parlant de contradictions, autant j’ai besoin de voir très peu de personnes pour faire mes bonheurs, autant il me s’agit souvent de me retrouver avec quelques unes d’entre elles pour me rendre compte que j’ai tout de même ce désir de me trouver en compagnie de certains sourires. Tiens, parlant de la cour de ceux qu’on aime bien, on est allé se faire un peu de joie avec une maman à quelques doigts de donner une vie à la sienne et celle de celui qu’elle aime. Ça ment pas d’ailleurs, ils ont un éclair dans l’oeil, une lumière de lune pour les soleils de l’autre, des bras longs pour couvrir l’aimé dans l’orage, des douceurs dans la voix, aussi, comme les chansons pour des mots qui sinon ne seraient que ceux des autres.

Puis on ne pouvait pas oublier ceux-, par un détour vers la grande ville, par un raccourci de bonheur aussi, pour la simplicité, pour les bras ouverts grands comme les yeux d’une petit, pour les moments à prévoir aussi, après les obligations, pour bientôt, pour un week-end de pause entre les galères… Allez, je vous en reparle, je retourne modéliser!

  • Jours depuis la dernière insomnie: 0
  • Humeur matinale: À chier
  • Humeur du jour: Le bonheur
  • Niveau de stress: Intermittent
  • Moral: OK

Je vais bien ne t’en fait pas…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 17-05-2008

Je vais juste au lit, j’y vais joyeux parce que dimanche soir, on se fait ce film épouse et moi, parce qu’on avait hâte. Comme ça. Joyeux aussi parce que l’efficacité de certaines personnes à livrer à la vitesse de l’éclair qualité et professionnalisme. Joyeux de voir comment plusieurs d’entre-vous embarquez dans ce petit délire de gala! À demain! Le 3d est là en attendant!

Pas de panique, enfin, qu’un peu!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 16-05-2008

Rz_32b Je sais pas mais je sens comme un petit pincement là. C’est du stress je crois.  Je sais pas si c’est parce qu’il reste que 7 jours pour produire le gala, qui demandera environ 70 heures de production totale, je sais pas si c’est l’angoisse d’attendre les fichiers mp3 pour enclencher le tout et avoir l’ensemble de ce qu’il faut pour travailler mais bon, c’est un peu stressant.

Ce qui est rassurant, c’est de se rendre compte que le décor fait l’effet voulu. J’en discutais ce matin avec Patrick Lagacé que j’ai eu joie à entendre se bidonner pendant qu’il visionnait la capsule qu’on lui a fait parvenir. J’avoue qu’on a pas fait dans l’économie pour souligner le premier gala, même qu’ensuite, on va peut-être se prendre un peu de vacances de pixels, pour le camping, pour la vraie vie quoi.  M’enfin, on a l’effet désiré, c’est déjà heureux, et je dois dire que Patrick a été aimable de se prêter à l’exercice de venir ne pas se prendre au sérieux avec nous!

C’est pareil pour Patrick Dion, le premier en fait à avoir eu la gentillesse de parler de l’appréciation qu’il avait pour nos petites capsules 3d. Nous étions difficiles à trouver à l’époque, il fallait chercher pour nous mettre la main sur les pixels. C’est toujours risqué d’ailleurs quand les gens décrivent votre travail, souvent il passent à côté de l’essentiel, Patrick Dion avait compris lui, nous nous amusons, sans nous prendre au sérieux. C’est resté, d’ailleurs, les seuls pour prendre la chose de haut, c’est quelques visiteurs, parce que nous, vous le savez, on a pas l’égo très numérique.

Celà dit on stress, un peu, beaucoup, j’aimerais avoir la chance surtout de vous présenter des gens qui dans l’ombre font un travail colossal de voix hors-champs, de décompte de votes, de technicalités pour que le tout roule rondement, que les courriels soient suivis, etc… Je me rends compte que ce qui nous unis en fait, c’est l’anonymat qu’on tient à laisser comme signature, c’est peut-être au fond la vraie recette de tout ça! Allez, je me pousse sur la souris!

  • Jours depuis la dernière insomnie: 0
  • Humeur matinale: OK
  • Niveau de stress: Dans le tapis
  • Moral: OK

Crédit Photo: Photos Libres

Paroles d’ivrogne

Filed Under (La vie ensuite, coup de gueule) by Exivrogne on 15-05-2008

Rz_102b Vous le savez, je parle jamais de la chose politique, pas plus que je me pointe le nez dans les grands débats que vous aimez remuer un peu partout chez-vous. Mais ce matin, on va faire un peu différent. Ce le sera pour une seule raison d’ailleurs, c’est que je vais vous raconter une discussion que j’ai eu avec un monsieur, avec un directeur de son école en fait.

Épouse vous l’a mentionné, on est aux prises avec une bande de joyeux voyous. Ceux qui ont pu suivre un peu les commentaires se seront rapidement rendu compte que j’en avais marre au point de me rendre à l’école pour identifier ces jeunes tordus avec l’aide du directeur. Ben voilà, c’est un peu de ça qu’on va se causer ce matin, mais c’est sur une autre question, et c’est même de sa faute à lui.

-  Dites-moi monsieur l’ivrogne, les cours d’éthique religieuse et tout le reste, à vous, ça vous dit quoi!? qu’il me demande le directeur.

-  C’est la meilleure façon de ne pas arriver à faire ce qu’on prétend faire monsieur!

-  Ah!? me fait l’homme heureux de me voir mordre l’hameçon. Faut vous dire que j’allais pas manquer ce barbecue.

Alors il a voulu que je lui raconte. Paroles d’ivrogne. Je vais vous résumer le tout ici. Et je dis résumer. Parce que j’ai pas le temps de vous faire le grand tour de la question, parce que je vais tout simplement ouvrir sur mon argument principal, et parce que surtout, je vais compter sur votre intelligence pour conclure assez aisément sur ce qui me chicote, au fond.

L’enfant recevra le contre-message, directement de sa famille, avec une force qui risque de surpasser celle de l’enseignant [...]

On est dans les valeurs. On se retrouve avec une formation sur les valeurs. Or, qui dit valeur dit dans la même veine conflit de valeurs. Avec quoi, c’est peu important, c’est surtout le "avec qui" qui devient préoccupant ici. On est loin du bon vieux cours de morale où le pardon se retrouvait dans le programme pédagogique au côté du mot tolérance, qui a l’imbécile connotation de "endurer", mais ça c’est une autre histoire. Alors voilà, je vais vous faire l’histoire de petit ivrogne quand il était en morale et qu’on lui a appris le pardon en morale.

Petit Ivrogne revient de classe:

-  Maman, on a parlé du pardon aujourd’hui! (de dire petit ivrogne à sa maman qui sortait d’un divorce houleux avec un pédo incestueux violent…)

-  Le pardon mon grand, c’est la façon d’oublier de donner les coups de pieds dans le cul à ceux qui le méritent et les encourager lâchement à aimer ne pas en recevoir.

On a plus jamais trop reparlé du pardon. On a longtemps constaté qu’on avait chez-nous des conflits de valeurs.  Il se peut qu’un soir notre grande arrive à la maison pour nous dire que Bouddha, tout comptes faits, il a l’air d’un type bien. Puis Mahomet aussi. Bon, chez-nous, on va en parler calmement, comme pour le Père-Noël, la fée des dents, Jésus et le bon Dieu. Mais il y a des familles où ça va crier ferme. Des familles où l’enfant va rapidement comprendre qu’il est au coeur d’un conflit de valeurs dans son enseignement et comment ses parents ont envie de pas du tout poursuivre les explications.

Qui dit conflit de valeurs dit surtout émotions quant à la façon de les exprimer pour qui en ressent le choc. L’enfant recevra le contre-message, directement de sa famille, avec une force qui risque de surpasser celle de l’enseignant qui ne fait que se conformer à la dispense d’un programme qu’on lui impose. Aussi, plus triste encore, l’argumentaire parental créera exactement l’opposé des objectifs louables d’un tel programme, unir les jeunes québécois autour de leur nouvelle réalité citoyenne.

Il s’agissait de regarder un peu la commission Bouchard-Taylor pour le comprendre, il fallait que quelques minutes pour saisir qu’on allait plutôt creuser un fossé en tentant de mettre de l’avant, par et chez l’enfant, cette culture d’autrements qu’on tente d’amener dans les écoles.

Dans ce temps-là j’ai envie d’avoir l’opinion de mon ami Mario. J’ai regardé le directeur d’école et lui ai raconté mon meilleur ami, mon ami le polonais, on avait 9 ans je crois dans le temps, comme mon fils maintenant. On a eu un cours d’éthique et de culture assez simple. Un ballon, une cour de récré, un directeur pour venir jouer avec nous pendant 3 jours dans la cour, un directeur qui nous a demandé de lui apprendre le ballon-chasseur, puis le ballon-milieu, puis la tag, puis le roi de la montagne…

Ensuite? Debout devant un globe terrestre, puis à la bibliothèque… sur le tas, doucement, dans le plaisir, dans le jeu. Quand j’ai ramené mon copain David à la maison, ça a jamais été si compliqué que ce ne l’avait été pour le pardon. Ma mère voyait un enfant heureux. Ce programme comporte deux erreurs majeures. Il ne se fait pas avec le parent, et il a oublié surtout une chose ce programme, le jeu demeure, comme en santé, le jeu demeure pour l’apprentissage le meilleur lien que l’on puisse faire entre l’être et le savoir qu’on aimerait lui faire rencontrer.

  • Jours depuis la dernière insomnie: 4
  • Humeur matinale: Bonne
  • Niveau de stress: Satisfaisant
  • Moral: Bien
  • Crédit photo:  Photo-Libre