Un air de famille…
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 11-06-2008
En famille on n’est jamais seul à posséder son univers, à se posséder ! En famille on est toujours là pour quelqu’un !
                                                   - Michel Dallaire
N’importe quel imbécile aurait pu écrire la première partie de cette citation. Il fallait une portion encore plus dégénérée que la première pour aimer écrire la deuxième partie. Vous l’avez senti n’est-ce pas que j’allais vous parler de la joie qui me submerge à l’idée du weekend qui vient pour la fête des pères? Pas encore? Donnez-moi de votre temps et quelques paragraphes à blanchir! Vous jure que vous aurez jamais vu autant de bonheur transpirer ici!
Dans ma belle famille on fête tout! Tout! Tout! Tout! Fête des pères, des mères, du père, de la mère, du frère, Noël, Jour de l’an, Pâques, la St-Jean, les bourgeons, les feuilles qui sortent, les feuilles qui tombent, sa fête, ma fête, leur anniversaire de mariage, le… Bon, on va compter ensemble vous et moi. 52 weekends dans l’année… juste 52 petits moments où on espère trouver du repos. Sur les 52 weekends, 26 me demandent plus de 1000kms de voiture pour cueillir fils… Ça va jusque là ?
Quelle est la meilleure idée qu’on peut avoir pour me remercier du premier 500 kms de père fait pour aller chercher son fils pour la fête des pères? Me demander d’en faire 100 calisse d’autres pour aller fêter un autre père que moi! Et la bonne idée elle vient de qui? Une mère et un beau-frère qui a enfanté un chien laid!* Bonne fête des pères mon exivrogne… toé si!
Savez-vous pourquoi ce genre de conneries se produit? Savez-vous pourquoi ces choses ignobles arrivent? Parce que personne n’a les couilles ni le calme intérieur (dont je fais ici une éloquente démonstration) pour briser le cycle génétique des parents empêcheurs de tourner en rond. C’est comme si, années après années, forcé de fêter d’une façon qui m’écoeure un anniversaire qui est supposé être là pour me féliciter d’avoir su faire de quoi de mes deux couilles, c’est comme si donc je devenais tellement frustré que grand-père à mon tour, j’allais dire “Ils feront comme j’ai fait, ils viendront me voir!”Â
Ben mon cul! Comptez pas sur moi pour rendre perpétuelle cette connerie de faire se déplacer des centaines de kilomètres celui pour qui se devrait être la journée. On a beau me traiter d’imbécile de me marier, mais au moins, cette seule fête là , c’est enfin le monde qui vont se déplacer! Quand je serai grand-père? Laissez-moi en paix dans le bois sans calendrier!
* Note importante:  On parle vraiment d’un chien qui est l’enfant chez le beau-frère et non un sobriquet que je donne à un enfant de race humaine! Ne pas confondre!

Ça t’a fait du bien hein ?
Bon, on l’imprime et on l’apporte samedi. Comme ça ce sera clair pour tout le monde.
J’ai été un peu surpris par ce texte. Peut-être parce que j’avais des attentes d’un texte sur la sérénité familiale.
L’écriture est une forme d’auto-thérapie. Comme dit La Fêlée, j’espère que ç’a t’a fait du bien mon grand!
Mais comme on dit dans mon milieu, faut que je parle de moi et pas des autres. Donc je dirais quand ce qui concerne ma famille, j’ai réglé ça vite. Assez vite. Quand je vois quelqu’un de ma famille, proche ou éloigné, il faut que de part et d’autres on ait le goût et le temps de se voir. Sinon, on s’enverra une carte postale et on passe à d’autres choses.
C’est sûr que je passe pour un p’tit peu beaucoup sauvage, mais on tout le monde est tellement mieux comme ça. Ou presque. Je suis obligé de faire un cas d’exception. Ma blonde aime bien avoir beaucoup de petits cadeaux à Noel. Moi de mon côté, parce que c’est Noel, j’ai pas le goût de lui faire des petits cadeaux. Je préfère lui en faire le restant de l’année quand il n’y a pas d’occasions spéciales.
Parce que j’ai bîn de la misère à faire la queue comme un million de gens dans les magasins pour Noel, j’ai réglé le dilemne de Noel par une chasse au trésor. Je lui écris un mot doux sur une feuille avec les indices pour en trouver un deuxième, ensuite un troisième… jusqu’à ce que mort de mon inspiration arrive. Comme ça, elle est heureuse, ça fait comme beaucoup de petits cadeaux de Noel à ouvrir. Moi je suis heureux parce que je n’ai pas fait 56 magasins quand c’est “full” de monde.
Finalement, je ne sais pas si je suis hors propos, mais en tout cas, c’est ça qui a remonté à la lecture de ton billet.
Joyeux Noel à tous et Bonne fête des pères pareils.
PS Quand mes enfants oublient de me téléphoner pour me souhaiter une belle fêtes des pères, c’est ma blonde qui est triste, pas moi.
Rien qu’à te lire, suis toute énervée. C’est dire à quel point ça me renvoit à ma chère famille…. Grrrrrrrrrrrrr !!!!
Dieu merci, la famille de mon homme d’amour n’est pas ce genre là …
Par “chance”, chez nous, la fête des pères et des mères passe un peu pour quelque chose de “commercial” autant d’un côte comme de l’autre… donc pas d’impératif d’invitation ces jours-là !!!! Par contre les anniversaires, Noëls, jours de l’An sont des incontournables qui peuvent faire dresser les poils si on ne s’y pointe pas!!!!! incident diplomatique garanti!!!!!
La famille, c’est difficile comme sujet, délicat…. on a tous une vie trépidante, un besoin de glandouille et de vide certains dimanches (pour ma part!!!)… est-ce que la retraite et la manque d’activité impliquent un rituel du repas dominical avec enfants et petits-enfants??? j’en ai bien l’impression… j’ai bien peur de vieillir ainsi, de réclamer mes filles, d’imposer un repas tel jour… en même temps, je me dis qu’il faut que je me souvienne, que je ne voulais pas qu’on me le fasse!!!! (Ma fille de 14 ans m’a dit qu’elle note tout ce que je ne voulais pas qu’on m’impose pour me le ressortir dans les dents dans vingt ans, aucun risque que je dérape!!!!!)
Bye!
@La Fêlée - Non, chérie, non… suis certain que ce ne sera jamais clair, pas grave, c’est ce qui fera de nous de vieux râleurs
@Raymond Viger - Cher Raymond, heureusement le rétablissement est un processus lent et possède ses phases critiques. Puisque, comme on y réfléchissait récemment, on écrit pour soi, pour que naisse la sérénité, encore faut-il que l’on identifie ce qu’il y a à appaiser… crois-moi que dans ce dossier, je le vois clairement là où je me fais ma tempête!
Celà dit, pour arriver à ce que tu exprimes que ces fêtes sont devenues chez-toi, il semble qu’il faille que la famille accepte nos choix, nos désirs, nos envies. Une famille qui ne fait donc pas la sourde oreille ni comme si elle n’avait pas entendu la dernière fois. Chez-nous ça existe pas, la règle c’est de toujours ramener la même invitation, même si elle a été des dizaines de fois discutée. Et chez-nous il reste aussi cette incapacitié pour le moment à accepter de dire tout simplement “Si vous voulez que ce soit ainsi, venez prendre les enfants, et faites-le pour vous-mêmes, mais je refuse d’en faire les frais…” On en est pas là , et shame on me, personne d’autres!
@Caro D - Nenon, il faut pas se fâche là quand même…faut juste se faire une auto-thérapie de l’écriture comme dirait l’ami Raymond.
@la Véro - Ah cette julie, quelle excellente idée elle a d’ailleurs! Je suis tout à fait conscient de ce que tu exprimes, qu’il est fort probable que j’ai le souhait du repas dominical, mais Dieu qu’encore plus, j’espère, à la retraite où je n’aurai plus à conduire des heures pour mes enfants un weekend sur deux, être alors capable de moi-même faire le chemin pour aller les voir plutôt que de les organiser, eux.
Je dirais que mes rapports avec ma famille ressemblent plus à une rupture familiale pour faire accepter mon mode de vie et vivre comme je l’entends. Ça représente plusieurs chapitres de ma vie.
envie de te dire la même chose que ta fiancée…
Ça t’a fait du bien ?
Ah les fêtes officielles! Ma tante est encore insultée parce que je n’ai pas retourné son appel de la fête des mères. Elle m’a laissé ses voeux sur ma boîte vocale. Ouin, j’suis pas ta mère! M’enfin. ce billet fait remonter des relents d’obligations en moi. J’haïs ce complot hallmarkien qui tente de nous obliger à fêter à des dates précises. Bordel, mon père c’est pas juste un jour par année que je l’aime pis que j’ai le goût de le fêter!!! Wooo je sens la tite montée de lait là , m’a aller faire ça ailleurs que chez-toi!
Respire ExIv respire! (dit-elle en hyperventilant)
C’est vrai que des fois quand on nous fête ça ressemble plus à une imposition ou comme si c’est nous qui fêtons les fêteurs!
Mon fils est gentil mais il était toujours question de cadeaux, de cartes, de visites, etc. pour les fêtes. J’ai finalement pu le convaincre à ne plus faire des cadeaux - chacun s’achète ce qu’il veut et fini.
Cette fois-ci, je n’ai pas reçu de carte pour la fête des pères. Ça m’arrange. On se verra déjà quand il viendra à Londres et c’est bien comme ça.
J’ai quand même eu droit à une carte postale quand ils étaient en vancances le mois dernier!
soulagé?
@SilverTiger - “J’ai quand même eu droit à une carte postale quand ils étaient en vancances le mois dernier!” Voila qui suffit je pense! Que l’on ait une pensée pour nous au moment convenu!
@Lusciousloba - Dieu que je peux comprendre, mais bon, ça vous le saviez! Ce que je comprends mal cependant, c’est comment il se fait que nous acceptions si bêtement de nous soumettre à cet exercice commercial! Comment on est collectivement si dociles?
@ tous: Na, presque pas, parce que le soulagement il vient de la sérénité… ça aussi Raymond il le sait!
[...] Tout le monde est ben fin chez nous. J’ai même la chance d’avoir une marraine qui a eu plus de couilles et de calme intérieur que moi, qui a su couper court à toutes réunions de famille qu’elle trouvait désagréable [...]