Dans la liste des blogues que je lis quotidiennement, il y a en un certain nombre qui sont pas identifiés dans ma blogoliste. Ce sont des gens qui font le même combat que celui que je mène, des gens dont j’ai besoin pour continuer à croire que le monde tourne mieux quand les gens comme moi continuent de ne pas prendre le premier verre.
Certains matin je lis des messages d’une grande beauté, des richesses que les gens arrivent à trouver dans ce nouveau bonheur loin de la substance, des matins aussi je lis des nécrologies, parce que c’est ce que ça représente quand l’un d’entre-nous fait le choix de retourner en enfer.
Ce matin c’est la seconde catégorie que j’ai eu à lire dans un billet. On ne peut pas tous gagner que vous me direz… mais je n’ai pas le droit de bêtement accepter que montent les statistiques de ceux qui choisissent de retourner mourir.


Cher Alcolo,
La façon dont on traite ses “anormalités” (tabac, alcool, drogues diverses) dépend du caractère.
Certains sont si honteux qu’ils se taisent et se cachent.
D’autres, au contraire, s’exhibent, avec l’espoir que la honte, en cas de rechute, augmentera leur volonté.
Tous sont malheureux et ont peur de retomber…
Amitiés
Je sais que j’ai eu un exemple qui a plutôt mal fini… à 47 ans… cancer foie et poumons… en moi-même j’ai eu la douloureuse pensée de me dire qu’il l’avait cherché… puisqu’il a bu et fumé depuis ses quatorze ans… sans jamais s’arrêter…
J’ose dire, et espérer, que ceux qui ont la force de s’arrêter à temps, ont le sursis mérité… la prolongation assurée… et que de toute façon, même sans avoir bu ou fumé, personne ne sait quand sera son dernier jour… alors…
Non, on ne peut rester indifférent face à un choix d’autrui qui vient nous heurter…
La solidarité, la conscience d’être ensemble face au démon qui peut nous broyer apporte énormément. Alors quand un résistant s’essouffle ou tombe aux mains de l’ennemi, c’est un coup au coeur…
Triste…
simplement pour dire que je suis passée et que je suis sans mot.
Bon 24
mais d’en parler, c’est pas un peu vouloir vivre encore ?
je me demande si la lucidité qu’on peut avoir face à ses vices, c’est pas déjà un appel au coup de pied au cul pour en ressortir…
@la Véro - MAlheureusement, on a jamais le sursis assuré, même pas la prolongation
@La Louve - Voilà une réponse qui décrit assez bien comment on voit la chose… oups, comment du moins je vois la chose!
@juliette - @Jenfi - J’aime à le penser JenFi… j’aime à l’espérer!
@Armand - Cher Armand, je suis souvent étonné de certaines drôle de certitudes que tu avances, celle-là est peut-être l’une de tes plus… euh… disons incomplètes! Je ne peux être en accord avec toi sur ces deux seules catégories un tantinet trop restrictives! Au plaisir!
Cher Alcolo,
On est tous différent. On a tous des passés différents aussi, qui entraînent des réactions différentes à des problèmes semblables ou similaires.
J’ai été un gros fumeur. Je suis “guéri” grâce à l’aide de ma femme. J’ai échappé au cancer.
Je n’éprouve aucun besoin de parler de cet ancien problème…
Amitiés
Cher EX Alcolo,
C’est vrai qu’on ne peut pas tous gagner… C’est vrai aussi que dire ça ne console en rien quand on assiste, impuissant, au spectacle d’une rechute.
@ Armand : d’après moi, on ne peut en rien comparer la cigarette à l’alcool. Ce sont des dépendances, ok, mais la similitude s’arrête là.
Oui, bien sûr, le tabac touche aussi autrui parce que ça pue, et parce que si on meurt, ben ils sont malheureux.
Mais ça ne bouleverse pas la vie quotidienne.
Quand tu fumes une cigarette, tu ne deviens pas une bombe incontrôlable. Tu fumes. Point.
Et je suis aussi une ancienne fumeuse.
Mais un fumeur ne devient pas le cauchemar de son entourage juste parce qu’il fume.
Et c’est dur d’arrêter de fumer, je ne nie pas. Mais même si je ne sais pas ce que c’est qu’arrêter de boire, je suis persuadée que c’est un combat d’une autre ampleur. Avec des conséquences psychologiques bien différentes elles aussi.
Merci! merci pour avoir laissé un commentaire qui j’espère poussera enfin son destinataire à réfléchir. Je suis conjointe de militaire, pour le reste, je n’ai rien à ajouter.
Sauf : il faut de tout pour faire un monde!
@CaroD - Je ne saurais en ajouter Caro, tout est dit…
@lucie_666 - Mon plaisir madame… souffrir au côté de quelqu’un qu’on aime est méritoire. Point.