Je crois que le prétexte est intéressant, c’est qu’un prétexte d’ailleurs pour souligner ce qu’on apprécie des blogueurs, comme on l’a fait avec le Blogu’or, rien de bien sérieux ces tags, que l’occasion de parler de qui on apprécie, pour le verbe et les idées, pour la prose ou les éveils à soi parfois violents.
C’est la petite Ysa qui m’a filé ce prix, elle est pas seule, il y a aussi Nickie. Avec Ysa c’est une histoire un peu plus ancienne, c’est de mes premiers jours à Québec, c’est un premier contact avec les mots balancés avec le coeur juste dessous. C’est des liens émotifs collés à certains passages de vie. Enfin, voilà, c’est pour des trucs que j’ai promis un jour de vous raconter. Il vous faut juste vous rappeler que j’aime beaucoup Ysa et qu’on a pas besoin de 36 téléphones pour se le dire. On le sait. Pour Nickie, c’est la faute à Pat Lagacé, c’est qu’il en a parlé un jour, pour les combats et l’acharnement courageux à choisir de vivre et vaincre. C’est pour la vie plus forte que tout, c’est pour l’importance que ça a dans les combats que je mène à pas prendre le prochain verre, le dernier étant il y a quatre ans.
Alors voilà, elles ont dit des gentillesses de votre exivrogne et des mots que je vous peinture parfois ici. Il faut mettre les règlements et tout pour ce prix, j’ai réglé le problème et j’ai ouvert une page de règlement pour toutes les tags de la planète et celles qui seront découvertes que l’on connait pas encore. Allons maintenant avec les 7 récipiendaires de ce truc qui en fait est juste l’occasion de m’arrêter pour vous parler de mes coups de coeur…
Juliette. Parce que le travail sur soi et le partage qu’elle en fait. Parce que l’inlassable volonté de mettre le nez un peu plus haut que des vague de destins heavy, parce que la vie, la vraie, du rétablissement au bonheur, sans jamais ignorer qu’on connait Juliette, dans ses trucs qu’elle se raconte parfois qui sont souvent la seule façon de donner une deuxième chance à l’amour. Mon meeting online.
Aussi emmerdant que je peux l’être avec mes longs textes, l’efficacité et la pertinence de Michel ne sont pas sans me fasciner. L’absence de compromis, la rigueur intellectuelle et l’intégrité du personnage me permettent d’apprécier avec une certaine admiration les billets majoritairement technos de celui qui se permet tout de même de savoureux papiers d’humeur. Délicieusement provocant.
Il y a la Jacynthe. Elle arrive avec sa plume délinquante, sa poésie prudente, débarquée tout droit du coeur et échappée sur le papier, parce que c’est de ceux qu’elle aime qu’elle nous jase… De la poésie d’une bum de plume que je disais, vous seriez détestables de ne pas la déceler, comme celle-ci “Le sable qu’elle voulait manger et qui est aussi pire que grincer des dents”. Je vous laisse l’aimer!
Mario Asselin qui tient un carnet sur sa passion de l’éducation et des applications 2.0 en milieu scolaire est aussi parmi mes incontournables. J’ai beaucoup appris au contact de Mario sur la rigueur à appliquer dans l’exercice d’un blogue sans pour autant s’emmerder dans une telle méthode. Je lui dois énormément quant à plusieurs de mes comportements positifs dans ce que je fais ici avec vous, notamment le rappel d’écrire pour soi d’abord.
Avec l’Intellex ça a été une drôle de relation. Elle sait même pas avant ce billet je pense, m’avoir lu sur plusieurs autres tribunes sans pour autant porter le même regard qu’aujourd’hui. C’est peut-être là comme certains amours de lettres ou de mots, de gens qui se remarquent tard ou dans de drôles de moments. On a échangé quelques contradictions avant maintenant, où elle est devenue une de mes fréquentes lectures silencieuses. Pareil que pour Mario, pour la rigueur, pour la créativité, pour l’assurance en plus, la nécessaire aux femmes d’affaires. On a échangé pas mal de rire aussi récemment, mon meilleur poisson d’avril de juillet.
Certain de mes détours obligés sont de cette saveur. Tout un tas de parfums qui viennent toujours du coeur, de la vie telle qu’elle est dans ses murs à elle, dans ses tout autour, dans ce que j’y trouve aussi de découvertes, de bons goûts, de rythme d’écriture et d’un art que je ne possède absolument pas, celui de percuter l’âme et le coeur en tout peu de mots, si peu, si fracassant pourtant. C’est chez bpco.
Je connais pas Émilie. C’est arrivé par Plurk. C’est la jeune vingtaine qui sent le besoin de trouver la vie quelque part, quitte à se fuir s’il le faut, quitte à s’abandonner un bout de soi dans un coin question de respirer un peu d’une autre vie. La plume est assurée, le bonheur un peu moins, c’est vibrant, notamment son dernier texte, bien intime, sur les plus belles fesses du Congo.
Voilà, c’est que 7, c’est pris comme ça, dans l’ordre et le désordre, chez les pas trop politiques, vous l’aviez compris, alors que mes amours de lecture sont encore et toujours dans ma blogoliste. Au plaisir.
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