Discussion de semaine de vacances
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 01-07-2008
La peur c’est encore respirable quand c’est pas étouffé par la honte
C’est la semaine de vacances de fils à la maison. Sa première de l’été. La première de quatre. La première seul dans sa chambre aussi. Les demandes de ne pas fermer la porte, celle qui concerne l’heure où j’irai au lit, où je serai pendant qu’il dort, enfin, fils a peur. On parle plus de peur d’ailleurs, à ce stade on dit terreur. On dit angoisse aussi. On dit les mots qu’on peut pour mettre sur un enfant qui dormait toujours pas hier soir à minuit et trente minutes de frousse, des sueurs à vous faire des océans de chandails, celles qui lui font me dire que c’est pas au-dessus ou sous les couvertes qu’il fait moins chaud. C’est la trouille qui glace.
La peur c’est encore respirable quand c’est pas étouffé par la honte. Celle de la dire. Fils a un mélange d’orgueil, de honte, de fragile estime de soi et de peur des réactions des autres qui fait qu’il préfère de loin taire l’émotion paralysante. Alors c’est la gorge nouée qu’il a refusé de me dire qu’il avait des cauchemars éveillé. C’est les yeux derrière ce brouillard qui vous tranche la gorge qu’il tentait de faire passer les mots. Des mots de mensonges pour dire tout sauf j’ai peur.
Je suis certain qu’un jour un génie trouvera, en fouillant notre adn, d’où peut bien venir tout ce bagage émotif qui à mon avis ne peut entièrement être dû aux acquis comportementaux acquis en se faisant la vie. Je suis certain que ce chercheur présentera à mon fils la source de cette émotion paralysante, castrante, meurtrissante, qu’est celle générée par notre imagination aussi morbide que débordante.
Alors je ne prends aucune chance, je lui raconte que moi aussi. Que moi aussi des années. Que moi aussi des images me hantaient. Je ne lui ai pas dit qu’encore maintenant. Il est des moments où je tourne une poignée de porte et où l’odeur du sang me remonte au nez. Des moments où les images reviennent par saccades agressives et me fouettent le coeur qui cherche à me sortir de la poitrine. Je ne lui ai pas dire qu’encore maintenant. Je ne lui ai raconté que celles qui sont parties. Celles des voleurs et autres salauds, celles des méchants et des monstres à tentacules visqueuses. Parties les salopes, amenant pas mal de choses avec elles, dont la confiance sourde de certains qu’on ne finit pas sa vie abandonné. Partir pour ouvrir la porte des peurs des vieux: la perdre, qu’un fils oublie qui l’a souhaité plus fort que ma propre vie, la peur de finir aussi con que maintenant, parfois.
Alors j’ai, j’imagine, pas trop à vous dire ce que seront mes discussions avec le fils cette semaine, tout d’un coup qu’elles lui permettraient de vivre sans ce qui lui tranche le coeur et les trippes.

Moi aussi j’avais dse peurs étant petite… du genre de celles qui font dire aux autres que vous êtes introvertie, pas bien dans votre peau, et probablement traumatisée… on a mis ça sur le compte de mon père. Ma trouille.
Manon est née et a développé le même profil peureux que le mien. Doublé d’angoisses plus profondes, encore… pourtant aucun père alcoolique, une paix familiale…
Je pense que c’est dans les gênes… comme toi…
Profite bien de ton fils, qui a l’air bien mignon…
bisous
@la Véro - Chère Véro, je compte bien en profiter tout plein, comme nous le faisons d’ailleurs lui et moi sans trop de pause depuis vendredi
Il a au moins cette chance de ne pas se heurter à un mur d’incompréhension. Pourvu que ce temps qui vous est donné en ce début d’été lui permette de faire taire au moins une partie de ses terreurs !
@CaroD - Je compte bien le prendre chère Caro, là tu vois, il dort tellement pas qu’il s’est foutu un mal de tête, il ronfle sur le canapé en ce moment
Il y a comme une incompréhension compréhensive qui se dégage, comme une empathie remplie d’expectative.
Ce qui moi me glace c’est que ça me porte dans le futur, quand cette tendre bête encore dans le ventre de Douce aura terminée de simplement m’émerveiller de son b-a-ba de poupon pour m’émerveiller d’une psychologie naissante. Ce qui est le plus glaçant c’est qu’il n’y a rien de possible à prévoir, si ça va verser au négatif ou au positif.
Ça doit être ça la vie. Oui, c’est ça.
Cher Renart, c’est en effet imprévisible, mais bon, dans ma drôle de philosophie où je me dis que chaque chose est nécessaire et que pour l’instant je suis juste à ignorer où tout celà mènera, je tente du mieux que je le peux de calmer ces angoisses! Allez pas vous faire ce genre de mal de tête, profitez de chaque moment actuel, les tristesses viennent avec les bonheurs aussi, et vous aurez une bonne dose de la deuxième catégorie! Au plaisir!
Quoi dire, quoi penser avec ce que je peux comprendre! Je crois qu’on ne peut tirer ou forcer dans la vie, on ne peut que faire comprendre, que quand le temps sera venu nous serons la! Que le temps, oui le fameux temps, remede de bien des problemes, arrangera tout et qui ne faut jamais l’oublié et se le rappeler en se disant que se n’est pas des conneries. Penser aussi que vouloir tirer ou forcé peu éloigner mais ce n’est que mon opinion pour cela.
On grandit dans la douleur en quelque sorte a mon avis et on grandit encore plus quand on s’est s’en délivré et dans la vie il ne faut jamais aller trop vite donc dans un ou l’autre des cas cé positif je crois.
J’peux me trompé sur toute la ligne aussi lol
@bringbrangbrong - Ah tu vois, j’aime bien cet éclairage! Il m’arrive d’ailleurs de l’oublier, le judo quoi… la vie pousse? Tire! La vie tire, pousse… merci du passage msieur!
De rien! J’comprend pas le truc du judo mais spa grave, si j’ai pu aidé mon but est atteind!
Oui la vie pousse, des fois elle peut nous pousser a faire des trucs que l’on peut regretté apres je crois comme elle peut nous poussé a continuer dans l’effort!
Moi quand la vie me force à pousser vous croiriez par la merde qui peut me sortir du corps!
Au lieu de me laisser bercer je fonce vers ce où je veux aller. Sinon, je passerais ma vie sur le trône
J’aurais la même face que le p’tit bout sur la photo 3D ornant le dessus de ce billet!
HAHAHAHAHAHAHAHAHAH
@Le pousseux - @bringbrangbrong et @ Christ que z’êtes tordus lol
[...] une longue discussion le fils et moi ce soir. C’est qu’il a peur du noir, il me semble vous l’avoir dit. Vous avoir dit aussi que les émotions elles venaient des idées qu’on se fait des trucs, [...]