De liberté, de vie et d’été


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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 06-07-2008

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"[...] ce serait mieux trouver nos airs en l’air et nos mélodies dans nos cris, je vais m’absenter parfois, pas longtemps, le temps de nous pour le raconter ensuite à vous."

Vous savez pas trop. C’est même pas votre faute. J’ai pas eu le temps de tout vous expliquer. On a une drôle de relation vous et moi, c’est un peu comme les one night, vous avez pris le plus intime, puis vous partez sans trop demander votre reste. Je vous le dis pas souvent, mais vous êtes, chers lecteurs, une maitresse bien peu exigeante.

Il m’arrive de pas vous donner de nouvelles pendant quelques jours, de même vous maltraiter quand je le décide, de vous passer des billets d’un ennui clérical, et vous revenez. C’est notre dépendance commune, notre lien un peu pervers, notre amitié particulière, nos drôles de lettres.

Puis là voilà que c’est l’été. Oh mais vous étiez dans mon lit de lettres à l’automne, même aussi sous la couette des mots tout l’hiver, presque partout dans nos caresses et les beautés qu’elles me font, on s’est vous et moi soufflés tous les moments des écrits.

* * *

Mais là c’est l’été. C’est la saison de se faire nus pour la chaleur, pour se faire des chaleurs, pour s’écrire de sueurs, pour se raconter sur les draps et se lire dans ce qu’on a froissé en mouvements d’amour. C’est les ombres d’un soleil sur un mur d’indiscrétions, c’est les chants de plaisir qu’on voudrait taire pour les fenêtres. Voilà, là c’est l’été.

De ce temps de symphonie, qu’on ne peut écrire sans faire de notes, puisque les portées sont vides quand on se fait plus nos musiques, puisque donc, ce serait mieux trouver nos airs en l’air et nos mélodies dans nos cris, je vais m’absenter parfois, pas longtemps, le temps de nous pour le raconter ensuite à vous.

On se reverra, aux jours ou deux, au moment de dire avec les mots que j’avais, dans les notes qui étaient, que j’ai trouvé la vie, qu’elle était là, toute proche, juste du temps, juste des moments, juste des instants, ceux-là que je me refuse souvent en pensant trop à vous et en m’oubliant moi. En pensant à vous, lecteurs, maudites maitresses!

Alors voilà, on se verra aux deux jours, ou quand faire se pourra.

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