Veiller très tard
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Classé sous (Ex-Ivrogneries) par Exivrogne le 21-07-2008
Malgré les années de sobriété, il est toujours demeuré le souvenir des douleurs. La nuit de l’alcoolique est difficile à décrire. Elle s’écoute, elle se sent, elle ressemble beaucoup à cette chanson là. Je vous raconte pas les nuits de voiture, seul avec la mort, le volume fort à vous faire battre le coeur sans quoi il oublierait de le faire. Les visages qui passent, des visages tristes. On peut pas ranger ces souvenirs là, incomplets heureusement dûs au trop bu, mais des flashes suffisants quand même pour savoir qu’on a pas aimé autant qu’on aurait pu.


C’est qu’avec ce genre de mélodie, vous allez le tuer! Vous.
le souvenir de la douleur ne s’oublie pas effectivement. Mais pour l’amour, on a aimé comme on a pu, comme on était capable, dans nos limites du possible, atteints comme on l’était. Je dis “on” parce que moi aussi j’ai eu quelques ratées…
Faut pas être trop dur avec soi-même…
Allez… bon 24
Le hasard m’ayant amené ici après la lecture de cette nouvelle locale, je dois vous la partager…
“Un individu de Sherbrooke est arrêté une 11 ième fois pour ivresse au volant.
L’homme de 47 ans a détruit sa voiture au coin des rues Papineau et Duplessis, après avoir fait une fausse manoeuvre.
L’individu s’est rendu chez un voisin pour appeler un remorqueur. Un fois sur place ce dernier a senti une odeur d’alcool chez son “nouveau” client et il immédiatement contacté les policiers.
L’homme a passé la fin de semaine derrière les barreaux et il devrait comparaître aujourd’hui au palais de justice.”
Donc c’est ça, oui, bon 24.
@James - Ou le faire se remettre à vivre, c’est selon!
@Juliette - J’ai toujours préféré l’être avant qu’un autre le soit pour moi…
@Yano - C’est déjà bien que ce soit le hasard, c’aurait pu être pire, comme quelque chose qui est le jugement! Au plaisir msieur!
Bon et soyez gentils, allez pas penser que ce billet faisait la promotion de l’ivrognerie au volant, ce dont je ne me suis jamais rendu coupable, et de grâce surtout, n’allez pas en détourner le sens! Savez que c’est aussi pour ça que je vous aime!
Ah… Cette chanson… Chacun ses addictions… Mon papa écoutait (écoute ?) souvent cette chanson, la nuit, dans le noir, le casque sur les oreilles, quand il ne dormait pas, ou alors en voiture, quand il rentrait très tard.
Pas de boisson chez lui. Juste une incapacité à quitter cette femme qui lui aura bouffé sa vie.
“ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines…” Peut-être qu’il essayait par là de se convaincre que les raisons qu’il avançait n’avaient pas de sens…
Elles n’en ont maintenant plus aucun, mais il est toujours là.
Mais bref, je m’éloigne du sujet.
Je ne peux qu’imaginer la douleur, les regrets, tout ça. Mais tant que tu es sobre, et tant que tu sais la valeur de tout ce que tu n’as pas fait comme tu aurais voulu, alors tu as l’occasion d’aimer plus fort que tu n’aurais jamais aimé autrement. Et quelque chose me dit que cette chance, tu l’as saisie