BlogDay 2008

Filed Under (blog day 2008) by Exivrogne on 31-08-2008

Blog Day 2008Soyons bon joueur que je me dis parfois. Savez que je suis pas très versé sur les trucs de groupes, mais bon. Il parait que c’est le “Blog Day”, que ce serait utile pour le truc que je vous suggère cinq blogues qui ne sont pas dans les cordes du mien. Alors voilà l’exercice. Du reste, pour comprendre l’ensemble de la chose, vous cliquez sur le logo “Blog Day 2008″ de ce billet. Ça vous va?

Bebehabs… Je crois pas qu’on peut faire plus fan finie d’un truc que cette jeune blogueuse peut l’être pour le Canadien de Montréal. Prenez en ce moment, en plein été, pour l’été qu’on a vous me direz, elle titrait dans son plus récent billet “Canadien veut-il remplacer Mark Streit?” Vous l’avait dit!

Le blogue de Nelly et David! Puisqu’il faut pas faire dans ses cordes, je vous offre un blogue de grossesse! Un vrai comme j’en suis pas du tout fan, alors que ma dame elle! Elle en avait une liste folle, elle pourrait vous dire sur le bout de ses doigts à quelle moment une telle a perdu les os et à quelle heure elle était ouverte à … Enfin, voilà!

Un précis de Grumeautique?  C’est une maman qui fait dans la bd, j’en suis un fan fini, toujours dans l’agrégagteur, avec une imagination débridée et un humour intelligent, sublime, addictif.  Mon incontournable quotidien, pour une histoire entre une maman et son bébé qui j’en suis certain finira dans un livre avant longtemps…

C’est triste pour lui parce que j’ai aucune autorité en humour… triste par que lier son blogue sera presque inutile à le faire connaître… alors que pourtant. Je connais et j’aime Sylvain Marcoux. J’apprécie son humour parce que je sais la recherche derrière, l’intelligence certaine dans le doute permanent, la respectueuse finesse encadrée dans pas mal de simplicité, l’éternel mouvement de balancier entre se demander si l’humour blesse ou blesse celui qui souhaite faire rire toujours davantage. Je suis persuadé qu’à sa façon, depuis Légaré, personne n’a mieux transposé le réel dans l’humour, les degrés qui se chevauchent, et l’impression qu’après l’avoir lu, il y en a encore à goûter d’une blague qu’on a pas complètement saisie.

C’est un drôle de hasard, parce qu’en visitant son blogue pour copier-coller son adresse, voilà que je me rends compte que nous sommes dans ses 5 blogues pour le BlogDay. M’enfin, je vais vous causer de lui un peu. J’ai dérogé à la règle, ce mec fait dans ce que j’aime à faire, dans ce qui m’attire, dans ce qui me touche. Raymond Viger est le pop’s qui fournit des écrits sur des sujets qu’on préfère pas trop remuer ailleurs, chez les médias traditionnels. Il le fait avec une clientèle chez qui, à force de semer de l’espoir plutôt que la honte, il obtient des lumières là où des mesures créent des tunnels. J’ai triché parce que j’essais de faire la même chose, avec pas mal moins d’efficacité, mais j’essais. C’est déjà mieux que se taire.

Les quelques mots de Zurline

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 31-08-2008

La semaine de vacances tire à sa fin.  Je sais parce que Jean-Luc Raymond en parlait mais en le faisant pour l’été. Il citait chez Zurline, avec des mots beaux comme ça:

“L’été qui s’enfuit est un ami qui part. C’est triste une fin de vacances. Ça sent le vieux poisson, les embruns fatigués, le ticket de m…”

Vous le savez un peu que j’en ai marre des blogues. Vous savez pourquoi quand vous vous mettez à lire entre les lignes. Ce que vous savez pas, c’est que je suis à m’attacher au micro-blogging, un terme qui décrit un peu ces petits espaces où on arrive en peu de mots à raconter ce qui se passe dans nos drôles de vies. Avouez que Zurline, elle nous donne envie, avec moins de 140 caractères, de se mettre à jouer à compléter le “m…” et surtout, à lui envier la poésie instantanée.

* * *

Ma voisine aux fleurs elle déjeune tous les matins sur son minuscule balcon. Je commencerai pas à expliquer encore pourquoi je l’appelle comme ça. Mais la voisine aux fleurs il y a peu de temps, elle avait plein de couleurs tout le tour de sa souveraineté personnelle, son petit coin à elle, son bonheur de minuscule comme charmante maison.  Mais voilà, elle a botté pas mal de fleurs. Fallait le faire pour qu’elles soient revenues pour septembre, pour la fin de septembre, pour ce jour où elle nous offre tout son jardin pour décorer notre déclaration d’amour.

C’est la même qui a dépossédé ses plants de framboises parce qu’elle sait qu’autrement, c’est dangereux ce que je peux faire pour en manger, elle l’a surtout fait pour la joie que ça me fiche une tarte aux framboises. Puis parce que la voisine aux fleurs, elle aime à mettre la bonté dans des trucs moins colorés, incluant le vieil exivrogne.  J’ai d’ailleurs trouvé pourquoi je l’aime tellement, c’est pas que parce qu’elle fait des mots comme la musique, ni même parce qu’elle a un français parfait, c’est même pas pour l’accent, enfin pas seulement, c’est surtout qu’elle donne sans compter, et qu’elle paie ce qu’elle a choisie sans gueuler.

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En fait vous savez peu de choses de nous. Tiens, que la fêlée soit hypocondriaques, suis certain que vous l’ignoriez! Bon la dame du patio elle le sait, mais c’est plus un truc par pathologie partagée, comme une compassion quand on se trouve au coeur de la même tornade.  Alors vous savez pas non plus que dans notre monde idéal, à la fêlée et moi, ils rentrent ici le moins d’agent de conservation possible. C’est donc dire que quand on a le temps, on fait notre pain, notre yaourt, le fromage de notre yaourt, nos pâtés de toutes sortes, enfin, tout ce qu’on peut pour pas ingérer des trucs transformés.

C’est amusant comme tout parce que demain je voulais que ce soit la journée cuisine justement. Amusant ordinaire parce qu’on vient de voir une autre entreprise sur la black list des bactérieuses… alors dans ce temps-là ma dame fêlée elle s’imagine plein de trucs… vous dire donc que dans les prochains jours comme en ce moment, elle va remercier le ciel que son père élève poulet, lapins, et tous les autres trucs à plume qu’il fait pousser. À parier aussi qu’il va bientôt me falloir aller échanger du pain contre de la viande de bois chez quelques hurons. Parce que si votre humble exivrogne chasse pas, il vous faut savoir qu’il est le boulanger préféré des chasseurs qui aiment bien partir avec quelques miches, en échange de leurs gibier.

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Avouez qu’il y a longtemps que je vous ai rien pondu d’une plume un peu sophistiquée, je sais. Je suis en vacances. J’ai la tête au neutre. Et vous l’ai dit je crois, les blogues, ces jours-ci…

Il n’en sera plus question…

Filed Under (Personnel) by Exivrogne on 29-08-2008

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Je t’ai ajouté à cette drôle de liste pour que tu me pardonnes de t’avoir jamais pardonné. J’ai mis ton nom là dans l’espoir que tu répondes, ou encore attendre que je cède ceci ou celà pour qu’on arrive à se parler. J’ai écrit les premiers mots. Je me suis rendu disponible, tu es resté occupé. J’ai écrit, tu es resté de glace. J’avais juste besoin que tu me pardonnes du mal que j’ai à te pardonner.

Tu te fais vieux et moi aussi, je voulais te dire, si ça peut te rassurer, que mon fils à moi aussi il revient pas comme je voudrais. Te dire cependant que s’il m’ouvrait une toute petite fenêtre, si petite fenêtre, j’entrerais. Mais je saurais pas te le reprocher, je sais pourquoi parfois il est préférable de laisser certains espace en soi fermés. Je le sais pour certaines soifs que j’ai en tentant d’en ouvrir moi-même.

Alors il faudra le temps… t’es là sur ma drôle de liste. J’entends être patient. Je n’en dirai rien d’autres ici. Ce sera entre toi et moi, entre hommes, voilà. Il n’en sera jamais question sur ce truc que tu lis, cet espace là, mon noir d’ici, je sais combien tout celà pourrait t’effrayer. Alors voilà, je me disais que tu lis sûrement, question de voir si tout va comme il faut, tu verras une expression ici, revenir souvent, c’est celle-ci…

“Je vais bien ne t’en fais pas!” … papa. Y’a une autre chanson que j’aimerais bien te mettre, elle dit “Si tu voulais papa, on pourrait faire un bout ensemble…”

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À vos marques, prêt, frappez!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 28-08-2008

Qu’est-ce que je pourrais vous raconter sans mentir… que j’en ai un peu marre du blogue ces jours-ci, que je passe plutôt mes journées dans la cour arrière à Québec pour profiter du soleil et du son des tondeuse?  Que je me fais des feux pour le coeur, des tendresses à moi aussi, me suis tellement fait le dure avec moi-même depuis plus d’un an.

Alors tiens, on faisait ça en thérapie, ça s’appelait un “spot” qualités et défauts. Fallait trouver une qualité et un défaut (au moins une pour chaque catégorie) à la personne et lui dire. C’était aussi formateur pour celui qui les reçoit que pour celui qui a la difficile tâche d’ouvrir son coeur avec courage… Alors tiens, je vous laisse m’aider, qu’est-ce que je devrais corriger de cette vieille salope d’exivrogne que je suis. Et si vous trouvez la chose trop difficile à votre âme, plutôt que de faire le truc de l’entrevue (j’ai le défaut d’être perfectionniste, je suis trop exigeant envers moi, et autre phrase gentille), faites juste semblant de pas avoir lu ;-)  Au plaisir!

Les cocus…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 25-08-2008

Elle eut l’amour franc.  Elle n’avait même pas tenté d’esquiver leur regard. Son mari assista impuissant à la scène, pénible tellement qu’il ne chercha pas un instant de réconfort complice ou de tristesse dans les yeux de ma conjointe. Sa femme avançait, le bras et l’amour devant, offrant ce qu’elle avait de plus cher à cet autre homme, cet exivrogne qu’on achète peut-être pas sous l’amour, mais pour une poignée de framboises, c’était tous les autrements.

-  Faut que je t’aime! qu’elle lui dit, cette femme de l’autre, son ami.

Il fixa le pot contenant le précieux nectar, tous les fruits des autres passions rouges coeurs sonnés, les yeux figés sur les saveurs à en oublier la main qui tend.

-  Tu te ramasses un pot de Häagen Dazs vanille, puis tu sais quoi faire.

Elle sut parler à son coeur.

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