Mariage ou Get Togheter part 2
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Classé sous (La vie ensuite) par Exivrogne le 19-08-2008
Mais quand je vous disais hier que la dame était pas du tout dans le champ. Un peu jeune oui, comme lorsque l’on parle de trucs que l’on a pas vécu, qui nous ont été raconté, mais pas dans le champ. Souffrant juste à la limite, son exposé, d’un peu de manque d’informations issues du terrain.
Ce texte est la suite d’hier et une transition explicative vers celui de demain, il va donc vous semblez très peu cohérent avec son titre… patience! Il sera bourré de fautes parce que pas révisé comme je le souhaiterais.
J’ai commencé sur ces petites bêtes informatiques très jeune. De mon temps, chatter se faisait avec un modem téléphonique, très lent, très très lent. On y mettait le combiné sur deux grosses ventouses et hop, un grésillement se faisait entendre et restait qu’à espérer que le modem de l’autre "morde" à l’hameçon… ensuite? Des nuits de discussions. C’était au temps de l’imprimante thermique, à matrice de point pour quelques fortunés, ou à marguerite pour d’autres. Enregistrer un logiciel se faisait sur cassette audio, avoir un logiciel voulait dire entrer des centaines de lignes de code… au temps du chr$ quoi.
Une ligne de texte n’entrait pas d’un seul coup mais par caractères, noirs sur fond vert, ou l’inverse, selon ses caprices. C’était plus poli d’attendre que l’autre finisse sa phrase avant d’en écrire une, de l’interférence que la chose s’appelait. J’ai ensuite, avant le net accessible à tous, entretenu un bbs, un bulletin board system, je payais alors deux lignes téléphoniques d’affaires, pour relayer des utilisateurs entre eux et les accueillir sur le bbs que je maintenais.
On y trouvait des forums de discussion, par sujet, et on avait un petit logiciel qui téléchargeait les "news", les messages, pour ne pas engorger la ligne et laisser la place aux autres. Notre logiciel recevait donc tous les nouveaux commentaires, puis postait le nôtre. On s’en retournait alors hors-ligne réfléchir un bon coup, lire doucement, puis répondre à notre prochaine connexion, envoyant notre suite de discussion soigneusement rédigée hors-ligne, patiemment.
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Notre dame de conférence parlait de groupes… qu’au départ si peu de gens avaient accès que le groupe était souvent le pays, le sous-groupe la langue, à la limite. C’est un peu oublier à la base ces bbs, l’embryon du 2.0, parce qu’un bbs n’était rien d’autres que du contenu utilisateur. On trouvait des groupes selon les régions, Montréal, Rive-Sud, Sorel, Trois-Rivières, une demie-douzaine à une douzaine d’utilisateurs par groupe.
Ces bbs ont rapidement migré dans une forme plus ou moins fidèle sur la toile lorsque qu’elle fut accessible. Je crois que mon premier surf s’est fait sous opéra ou trumpet, on parlerait d’il y a près de 20 ans, j’aimerais valider ce truc avec un vieux pro. Pas d’image, si peu, que du textes, des hyperliens… Puis le logiciel permettant le "chat" arriva.
Les utilisateurs qui migraient des bbs vers ceux-ci avaient déjà une certaine façon de faire acquise au fil des essais, et des erreurs. Notre conférencière a d’ailleurs bien raison de parler de groupes larges, par langue d’abord, puis pays, puis avec le temps régions… Montréal, Québec, et puis "Brancher les familles", ce programme rendant le net accessible à la vaste clientèle québécoise.
Pour gagner les clients à l’accès subventionné, les fournisseurs d’accès feront toutes les sortes de pirouettes. La plus tristement célèbre sera certainement la "page perso" gratuite avec le forfait, qui fit naître ce très large nombre de sites à gifs animés, mis-à-jour une fois l’an, sinon trainant comme des épaves dans les moteurs de recherche.
Les sous-groupe deviendront plus précis. Par langue, régions, puis par groupe d’âge. Plus précis ensuite, toujours plus, par but de clavardage, faisant naître l’impolitesse du "asv", ton âge ton sexe et ta ville avant même que je te salue en clavardage, démocratie puis profilage inter-usager.
Si les trolls existaient même de l’époque des babillards ou bbs, les accès subventionnées multipliant les utilisateurs, le phénomène a explosé au Québec. Quelques vieux utilsateurs cherchèrent un refuge dans quelques applications de clavardage quelconques, mais il me suffisait de me rendre au boulot pour revenir le soir me rendre compte que quelques utilisateurs passant leur journée entière à mettre au point des "bots" (petits programmes permettant automatique de rendre la vie impossible aux usagers d’une application) qui prenaient le contrôle de la salle et vous en expulsait automatiquement avec une routine fort efficace.
Certains comme moi se sont tournés vers la conception de site Internet, puis vers la création d’applications qui s’apparentent énormément au 2.0. Il y a bien 10 ans, je travaillais avec l’ancêtre du htmlos de Aestiva qui permettait de stocker des données textes dans une base de données qui ensuite était sollicitée par une page en htmlos pour lui donner forme et vie.
Je permettais ainsi à plusieurs membres d’un groupe ou d’une entreprise de pouvoir alimenter la base de données dans une page de formulaire simple, puis d’appuyer sur "envoyer" pour que l’information prenne vie. C’était il y a longtemps…
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Tout ça pour dire que je me sens vieux parfois… quand je vois quelques querelles sur la toile, quelques "spécialistes", quelques "sommités", quelques gourous de la chose 2.0, pour qui le net ou le réseau social ne semble exister que depuis la popularisation de MIRC, d’autres sont encore plus indécents en agissant comme si le net est né en même temps que leur premier PC sous "Brancher les familles"… Je me sens vieux donc, comme les vieux qui disent "c’était le bon temps"…
P.S: Serait gentil de pas vous sentir systématiquement visé, je sais pas du tout, pour tous les blogueurs que je connais, qui est arrivé et quand… alors c’est vous dire que c’est pas de vous qu’il est question… chers lecteurs.
