Merci, et au revoir…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 15-09-2008

Je saurais pas répondre à chacun comme j’aimerais le faire, pour les mots laissés sur mon billet de départ. Je remercierai ici, largement, mais pas sans vous dire que j’ai lu chaque commentaire avec une image en tête, celle que vous lire m’apporte, parce que oui je vous lirai, bien que les mots laissés ailleurs qu’ici pour raconter.

Je vais écouter mon ami qui connait la lutte au premier verre… mon ami qui me disait avec des mots à peine couverts que c’était irresponsable de fermer cet espace pour l’aide qu’il pourrait donner à un autre alcoolique, que sans ce petit coin, prétend mon ami, on ne se serait pas connu. C’est un peu vrai. Mais c’est que grâce à lui s’il boit plus.

Je vais écouter mon ami et le laisser ouvert donc pour vous dire merci, puis au cas où, comme il me disait, ce carré noir allait devenir nécessaire, parce que ça vous le savez pas, mais au long de ces mois, vous m’avez aidé bien plus que vous ne le croyez. Au revoir donc, et merci des mots d’hier…

Au revoir.

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 12-09-2008

Allez, on le faisait si doucement toi et moi. Les silences devenaient de plus en plus des musiques de fond. Les échanges superficiels, nos non-dits, de drôles de voiles sur des émotions répétées mais jamais trop comprises, un personnage plus près du vrai, mais le vrai qui a quand même toujours besoin de sortir, de prendre l’air, de respirer, autrement qu’ici, autrement que dans ce nous qui n’est plus trop, tu le sais toi aussi ma mie, tu le sais que j’étouffe d’être enfin moi.

Les voyeurs n’ont rien à branler des exhibitionnistes, et c’est bien ainsi, je l’aurai jamais été, juste ce qu’il fallait sinon, chialer ici pour pas crier ailleurs, déchirer et fendre ici, pour recoller des morceaux de vie qui n’ont plus rien d’éparpillés. Puis c’est pas une guérison, ma mie, c’est juste un espoir, une rencontre avec moi après quatre ans, une réflexion de nous qui s’achève, qui demande qu’à naître autrement, à un autre nous deux.

Alors voilà. Je vais plus t’écrire de cette façon. Je vais plus signer de mon nom, de cet ex devant le mot qui a fait si mal, jamais autant aux autres qu’à moi, je vais partir doucement ma mie, pas sans te dire que je t’aime encore autant que j’ai aimé tes mots un peu chaque jour, je vais partir, là, maintenant, en ce moment, sur cette dernière ligne, le temps tout juste de te dire que si l’on est à se manquer, c’est qu’alors on aura tout juste pas vraiment été.

Alors je suis nul en adieu, je l’ai même pas fait pour mon grand amour le dernier verre, tu m’en voudras pas de pas faire mieux ici, dans ce dernier billet, dans ce dernier mot de l’ex ivrogne, qui prend que le blanc sur le noir, qui file comme un voleur, comme quelqu’un qui va enfin mieux, ma mie, c’était temps, tu me diras, c’est maintenant, voilà.

Le releveur

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 10-09-2008

Je vous entretiens pas souvent sur le sujet des beaux-pères, un mot que je déteste d’ailleurs, mais qui est celui assez universellement utilisé pour décrire ce que je suis dans la vie de puce, l’homme dans la maison qui n’est pas son papa.

C’est un drôle de rôle beau-papa. C’est pareil que pour la belle-maman, je fais aucune distinction sur le genre ici. C’est une position particulière, c’est tout. Vous savez, je vous l’ai longuement raconté pour mon fils, avoir un enfant qui n’est avec soi que 2 jours sur quatorze, ça laisse peu l’impression d’être vraiment dans la vie de son enfant, c’est un simulacre de paternité dans l’application, c’est avoir un coeur qui bat en dehors de soi, dans le bonheur comme dans les souffrances, c’est 250 kilomètres de fibres nerveuses branchées en continu sur le coeur.

Beau-père, c’est autrement, c’est l’autre second rôle, c’est là parce que c’est plus le tour de l’autre, c’est le choix de maman qui débarque dans la maison, c’est aimer sans attendre de retour, c’est prendre sous son aile, à tout le moins pour les besoins de base, un enfant qui peut passer un bon moment à souhaiter vous voir partir et son père revenir.

J’ai la chance d’avoir une relation extraordinaire avec la puce. J’aime cet enfant de toute la tendresse qu’il me reste au coeur. J’aime cet enfant parce qu’elle a rien à faire de mon amour, j’aime cet enfant parce qu’elle le prend quand même. Je l’aime surtout même si je sais que sinon l’indifférence, mon amour a peu à voir en comparaison avec celui qu’elle souhaite de son père, de toutes ses petites forces.

Être beau-père c’est être frappeur de relève, releveur, c’est ça. C’est comme dans une réunion d’école, où vous iriez si le papa honorait pas son engagement, qu’il accepte, alors vous restez sur votre cul, qu’il annule, alors vous vous levez de votre cul, qu’il accepte à nouveau… alors vous retournez sur votre cul. Être beau-père, c’est parfois n’avoir d’utilité que de déclencher les autres, régler par votre présence et l’orgueil qu’elle suscite, ce que vous devriez autrement faire. Et quand le coach vous rappelle au banc, c’est prendre bien soin de votre orgueil à vous, sans quoi ça ferait pas mal de monde agissant pour les mauvais motifs.

Zazou se demandait, chez la dame fêlée, comment il prenait ça l’EX… j’ai pensé qu’elle parlait de moi, je lui devais au moins cette réponse!

Revenir à la maison

Filed Under (La vie ensuite, mariage) by Exivrogne on 09-09-2008

Je me fais plus discret ces jours-ci, ce doit être parce que je sais que vous me le pardonnerez. Puis parce que je vous aime aussi, alors tant qu’à prendre tous les mots qu’on peut choisir pour faire des bouquets à coups de fleurs d’autoroutes, faute de cueillir dans de plus beaux jardins, faute du temps pour la beauté, donc, je préfère pas trop vous faire de politesses.

Puis il y a bien le nouveau joujou sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu, un truc un peu plus calme que certaines de mes intentions, calmé par une offre aimable de celui qui se trouve jamais loin que le rire manque où les oreilles pour entendre ce qui me ferait le retrouver.  Alors voilà, je fais le gamin comme il dit si bien, j’en envoie un peu par ici, puis sinon, autrement, je suis à essayer de me faire le calme dans ce mariage pour lequel je m’énerve un peu ces jours-ci.

Puis il y a celle qui a dit oui, avec laquelle je sais être moche parfois, parce que c’est pas toujours si drôle que ça votre ivrogne vous saurez, ce peut-être un enculé de première quand il oublie comment il a pas encore tellement de chemin parcouru sur la drôle de voie qui mène à devenir un meilleur être humain. Alors il y a cette celle donc, que j’aime plus que tout ce que j’arrive à ressentir, cette celle à qui je reviendrai bientôt, dans ma désintoxication nécéssaire de ma vie de maintenant.

Détox de vie trop rapide, de trop de gens, de trop de sourires, de trop mains serrées, de trop de mots retenus, de trop d’acquiescements plutôt que de refus, de trop de loyauté peut-être, aussi. Revenir à cette celle donc, de qui mon coeur n’est jamais parti, pour qui mon coeur n’a jamais pris, donné, ni souhaité autre chose depuis ce premier jour de l’autre moment où elle est revenue dans ma vie.

Alors voilà, c’est rien de plus qui se passe maintenant, c’est tout juste un moment important, c’est le jour premier où on décide que cette fois il serait temps de rentrer à la maison.

Prémonition chinoise!

Filed Under (mariage) by Exivrogne on 07-09-2008

Vous le savez parce qu’on en a déjà pas mal parlé vous et moi de ce mariage qui nous attend. Vous savez suffisamment pas mal tout ce qu’il y a à savoir de cette drôle de cérémonie issue des traditions des premières nations. On a pas pu échapper au fou-rire, future épouse et moi, quand elle a ouvert son biscuit chinois après une bouffe particulièrement mauvaise aujourd’hui, et qu’elle y a trouvé ceci:

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Avouez que c’est à vous jeter par terre! Surtout quand on compte le peu de chances que l’on a d’assister à une fête avec d’étranges coutumes… bon on a pas retourner le papier, une mauvaise traduction du type “costume” plutôt que “coutume” aurait tué tout le charme!  Au plaisir!