November rain…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 30-11-2008

Ça fait 22 ans aujourd’hui, là, en ce moment précis. Ça a jamais cessé d’empoisonner mes novembres. Je voulais te le dire, juste pour m’assurer que toi non plus, malgré ta brutale façon de sortir de nos vies, malgré que tu te promènes plus haut que les rêves que t’as laissé aux autres, je voulais que tu saches qu’un mois par année, je dors mal en me rappelant ton départ, mon frère, jeune vieux con. Je voulais te dire, aussi, qu’encore cette année, je suis pas arrivé à te prier. Better luck for the next november!

Sofa virtuel

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 26-11-2008

Vous allez être gentils et lire ceci sans vous mettre à penser que je divorce de cette celle, vous seriez à côté de vos pompes, encore une fois vous auriez rien compris. Ça enlèverait rien à l’amour que je vous porte, même que ce serait plus facile de vous reconnaître comme ça.

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-Vous voulez m’expliquer monsieur l’exivrogne?

-Je sais pas trop doc, vous avez déjà divorcé d’une femme que vous aimiez profondément?

-Parler de moi ou de mon passé, ne serait pas très utile monsieur l’exivrogne.

-Vous êtes un cordonnier sacrement mal chaussé dites.

-Allez, reprenons.

-Ben dites-moi alors, avez-vous divorcé, ou vous êtes-vous séparé d’une femme que vous aimiez profondément?

-Vous monsieur l’exivrogne?

-Non jamais.

-Vous avez envie de parler de divorce?

-De peine d’amour tiens.

-Alors parlez-moi de peine d’amour monsieur l’exivrogne.

-J’aurais aimé avoir une belle grande longue peine d’amour.

-Qu’est-ce que ça prendrait pour vous comme signification?

-Comme cesser de boire monsieur.

-Vous aimeriez qu’on l’appelle «elle»? Ça vous aiderait à en parler?

-On dit que scotch c’est très masculin.

-Mais vous buviez pas mal de tout monsieur l’exivrogne. Pas qu’au masculin.

-C’est vrai doc. J’étais une belle salope.

* * *

-Alors revenons, monsieur l’exivrogne, à ce divorce.

-Non, à cette belle grande et longue peine d’amour doc. C’est plus joli.

-Vous trouvez jolies les peines d’amour?

-Il faut bien doc. Sinon ce divorce, il aurait pas d’autres sens. 

-On se divorce pas pour avoir une peine d’amour, pardon monsieur l’exivrogne, je veux dire, comment vous définissez le lien entre le divorce et la peine d’amour, le geste de divorce et le respect de la peine d’amour, se l’approprier pour l’apprécier cette peine.

-Doc vous êtes visiblement complèment perdu.

* * *

-Vous voulez m’expliquer monsieur l’exivrogne?

-Je sais pas trop, vous avez déjà divorcé d’une femme que vous aimiez profondément?

-Parler de moi, de mon passé, ne serait pas très utile monsieur l’exivrogne.

-Vous êtes un cordonnier sacrement mal chaussé dites.

-Oui j’ai divorcé d’une femme que j’ai aimé profondément monsieur l’exivrogne.

-Et il vous arrive de vous revoir l’embrasser? Sentir son parfum? Croire que boire à elle vous réchaufferait ce novembre un peu? Croire que vous trembleriez enfin de tout sauf de la peur qui sait pas partir? Il vous arrive d’oublier les raisons pourquoi vous l’avez quitté juste pour vous mentir et vous donner le droit d’y goûter encore, une nuit, la dernière promise?

-Vous avez soif monsieur l’exivrogne?

-J’ai beaucoup soif monsieur. J’ai… j’ai une belle, grande et longue peine d’amour. Je… je. Je la pleure dès que j’ai quelques minutes, seul, aussi.

D’oiseaux d’automne et de nez au ciel

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 03-11-2008

J’ai pas pu vous le dire madame, je pense qu’il fallait pas mal plus d’automnes pour vous le raconter. Certainement autant d’automnes que ceux qui vous couvriront peut-être, comme moi, et qui finiront par vous faire mendier des soleils là où il perce même plus la honte. Alors je le disais, madame, à force de ces automnes, il vous arrivera de comprendre pourquoi j’ai autant planté ce soir mon nez dans ce ciel d’ombres et autres nuages sombres.

Y’avait tous ces oiseaux, vous pouvez pas ne pas vous en rappeler, c’était il y a quelques minutes, on était presque côte à côte. Ils avaient plus trop l’air de savoir où il fallait battre des ailes, ils étaient des centaines, je peux le jurer. Moi j’avais le nez au ciel, tandis qu’eux le traversaient comme une poussière noire de courants chauds, moi j’avais le nez au ciel, vous c’était sous l’abri-bus. Je vous comprends de craindre que la nature échappe sa merde sur votre écharpe. J’ai connu un automne qui a fait pareil. On s’en remet je vous jure, pas sous l’abri-bus cependant, on s’en remet je vous jure, en se plantant le nez au ciel, en risquant d’en recevoir quelques merdes, juste au cas où, sans quoi, on aura vu du bonheur le temps des oiseaux, et ce sera déjà mieux que bien des novembres.

Alignement des astres?

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 02-11-2008

IMGP0158

Ça va presque me donner des airs de Dominique Michel qui part sans jamais partir, ou le syndrôme du René Lévesque comme me dirait cet autre. C’est la faute du magazine Clin d’Oeil, puisque ça prend toujours un coupable, spécialement chez les exivrognes de ce monde. Mais bon, ce serait mal mentir, y’a le Blogu’Or 2009 qui devrait prendre l’antenne virtuelle en janvier, puis y’a surtout qu’il m’arrive ces moments où vous me manquer, quand j’ai envie de vous raconter de moi, quand j’ai besoin de vous parler de mes novembres, puis vous le savez, novembre.

 
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Alors puisque vous êtes gentils, vous allez me laisser revenir comme ça, sans rien vous promettre de plus que l’honnêteté sur ce qui se passe chez-moi, et moi je vais être gentil aussi, je vais pas trop vous les casser avec mes rêves et certains cauchemars.