Veiller très tard

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 21-07-2008

Malgré les années de sobriété, il est toujours demeuré le souvenir des douleurs. La nuit de l’alcoolique est difficile à décrire. Elle s’écoute, elle se sent, elle ressemble beaucoup à cette chanson là.  Je vous raconte pas les nuits de voiture, seul avec la mort, le volume fort à vous faire battre le coeur sans quoi il oublierait de le faire. Les visages qui passent, des visages tristes. On peut pas ranger ces souvenirs là, incomplets heureusement dûs au trop bu, mais des flashes suffisants quand même pour savoir qu’on a pas aimé autant qu’on aurait pu.

 

 
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Mourir une fois de trop

Filed Under (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite, coup de gueule) by Exivrogne on 19-07-2008

dying

Dans une seule pause que ton ivresse aurait prise, j’aurais pu te parler. Une toute petite pause, toi seul aurait pu choisir de la donner. Te parler de ce réveil il y a quelques minutes, après une sieste pour calmer ce dos qui veut me lâcher, te dire le goût de la vie que contenaient les deux fraises qui m’ont filé un sourire. Te dire un enfant, pas plus grand que neuf mois, des yeux pour avaler la vie et la danser en me sautillant sur le ventre, mes doigts dans ses poings. Te dire le fils qui est venu se raconter, rien de neuf, sa mère a pas changé, tu le sais, mais te dire le fils, c’est déjà beaucoup non? Te dire le vent, quand tu fermes les yeux, quand des caresses comme des maîtresses, les vraies, celles-là même une choisie qu’on peut mener jusqu’à nos septembres. Te dire des morceaux de vraies vies, dans une pause de ta putain d’ivresse, te dire des morceaux plus grands que ceux que tu te fais ramasser, ivre mort, meurt pas ivre, pauvre con. Con qui un jour va finir par mourir une fois de trop. Con et ami parce que je t’aime.

Des larmes pour défense

Filed Under (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite) by Exivrogne on 02-07-2008

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Des larmes comparables à celles que l’on verse quand on se refuse de toucher à nouveau à un amour qui brûle, qui détruit, qui anéantie.

J’ai un ami qui a soif. Pas n’importe laquelle des soifs. Une soif rude, intérieure, prenante, paralysante, insidieuse. Quand on cesse de boire, surtout les premiers jours, il est normal que cette dernière se pointe le nez, surtout quand toute votre vie, du plus loin que votre mémoire puisse vous ramener, vous buviez.

Je vous en parle parce que j’ai envie de le féliciter. Parce que vous ne savez pas la soif, pour la majorité d’entre-vous chers lecteurs. Vous ne savez pas les larmes de colère, tournée contre soi et l’amour fou de cette substance, les larmes qui demeurent à ce moment la seule arme libératrice de l’emprise de la soif.

Des larmes d’une grande signification aussi, pas seulement de la souffrance, mais de la détermination que possède quelqu’un à ne pas consommer, aujourd’hui, maintenant. Des larmes qui signifient le pacte presque contre-nature qu’un ivrogne fixe avec lui-même de ne pas aller vers son mouvement le plus naturel. Des larmes qui signifient que cette séduction douloureuse de la bouteille, bien l’ivrogne refuse de s’y rendre. Des larmes comparables à celles que l’on verse quand on se refuse de toucher à nouveau à un amour qui brûle, qui détruit, qui anéantie.

Je connais ces larmes. Des larmes de résistance, des larmes pour dire que tout ce que l’on a en soi, enfin presque tout, nous pousse vers la souffrance de refuser encore de toucher ce premier verre. Des larmes qu’on dirige à qui veut bien les prendre parce qu’autrement, on va brûler de l’intérieur, mourir debout, crever sur les genoux, ensuite. Des larmes que je vous demande de prendre pour mon pote, vous avez pas idée de son combat d’hier, vous avez même pas idée de sa réussite aujourd’hui, parce que c’est de ça qu’il est surtout question dans ce billet, de ce grand miracle qu’est mon ami lointain, sobre une journée de plus.

Procrastination sur 3 thèmes

Filed Under (Ex-Ivrogneries, La vie ensuite) by Exivrogne on 13-05-2008

procrastiner Je suis sorti d’une lecture qui m’a laissé avec de drôles d’émotions ce matin. Elles sont liées à un truc qui fait partie de ma vie d’il y a quelques années. Une situation qui ressemble de près à ce que peut vivre cette jeune maman qui mène un combat que je connais sous pas mal toutes les coutures. Une maman pour qui j’ai le respect qu’on porte à ceux dont on connaît les luttes quotidiennes. J’aimerais vous en reparler quand le temps me le permettra, je ne voudrais pas le faire à la sauvette, d’une façon ordinaire, parce qu’alors vous en manqueriez l’essentiel.

Quand j’ai découvert son blogue, j’ai senti un urgent besoin d’en parler, je l’avais fait ici.  Je la lis quotidiennement depuis, n’osant pas souvent commenter, parce que je suis sur l’impression qu’il faut y arriver sur la pointe de pieds, comme dans les bonheurs de porcelaine qu’il faut prendre garde de ne pas faire chavirer. J’y reviendrai, vous le promets.

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Je compte les dodos d’ici la semaine de vacances. J’ai le luxe depuis deux nuits de passer des heures complètes à dormir. C’est plutôt inhabituel. Puis je fais le nécessaire, enfin presque, pour me redonner une certaine discipline de vie quant à une façon de me donner davantage de respect ou d’amour de soi. Ça aussi me faudra vous en reparler.

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Depuis quelques dodos je me rends compte combien les gens prennent ce gala au sérieux, comment les gens se sont approprié ces deux personnages de pixels qui n’existent qu’à travers ce que nous en faisons chaque semaine. Je réalise surtout que les gens se sont fait une conception de nous, de ce que nous sommes, à travers ces deux bonshommes animés. Pourtant… ils ont bien notre visage, à partir de photo de nous, beaucoup moins modifiés d’ailleurs pour la fêlée que pour moi, mais bon… me faudra vous y revenir aussi sur cette question, sur ce gala que les gens semblent considérer plus important, en chialage ou en gentillesse, que l’important que nous-mêmes lui donnons.

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Je remarque surtout que je viens de dire par trois fois qu’il me faudra vous en reparler, de votre côté, d’ici quelques semaines, ça serait pas con de me rappeler qu’en fait, j’ai oublié de vous en reparler! Allez, au plaisir!

Bon enfin…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 03-05-2008

Il en a fallut des heures pour mettre ce système à point! On avait sous-estimé votre engouement, votre extraordinaire capacité de répondre “présent” quand on a une idée pour vous! Alors voilà, on a investie encore quelques dollars pour le gala et vous pouvez maintenant voter, sur une bande passante qui va supporter votre présence et votre envie de pas lâcher pour que ce gala soit une réussite! C’est aussi pour ça que je vous aime! C’est amélioré de beaucoup, et c’est ici!!! Mettez vos fureteurs à jour pour la votation!