Mariage ou Get Together part 3.5

Filed Under (coup de gueule) by Exivrogne on 21-08-2008

Edit 20h23:  LES COMMENTAIRES DISQUS SEMBLENT DOWN CE SOIR. MERCI DE NOTER QUE JE N’AI PAS FERMÉ LES COMMENTAIRES SUR CE BILLET, REVENEZ PLUS TARD POUR COMMENTER SI VOUS LE SOUHAITEZ…

Il est amusant de constater combien on se perd rapidement à débattre de certains sujets dans la bloyosphère (on reconnaîtra l’éthymologie que je dois au mammouth). Tiens prenez ce débat sur les blogues des grands médias et ceux qui sont propriété du citoyen, probablement la plus belle dérive argumentaire que j’ai pu lire depuis des années.

Premièrement, il est fondamentalement inutile et stérile de se demander si Patrick Lagacé est ou non un “vrai” blogueur, ou un journaliste qui blogue.  On a perdu trop de temps en profilage sur cette question alors qu’en réalité, on en revient aux grands réflexes de notre drôle de société: foutre des étiquettes sur les choses ou les gens, puis pire encore, hiérarchiser ceux-ci selon nos étiquettes carrément déviées…  Plus déviées encore si on se demande, dans la genèse de la réflexion, si la personne est journaliste ou blogueur. Aussi inutile en fait que de se demander si on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps.

Patrick Lagacé n’est pas plus un journalo-blogueur que je ne suis un ivrogno-blogueur. On a déjà tellement de mal à se demander si le contenu que porte la toile vaut son pesant d’or au niveau de la rigueur du processus qui a généré sa rédaction sans en plus remettre en question les titres sous la carte d’affaires et réinventer la roue pour nommer un chien un truc comme un chat qui marche mais qui ressemble à un pitou.

Deux plus deux font quatre… on en trouve pour se perdre longtemps à lui faire faire trois, on appelle la chose un comptable, et je m’en balance pas mal qu’il soit comptable-blogueur ou non, puisque mon père est un commis d’épicerie tiens, et il peinture, et je vous jure que je n’ai aucun doute à savoir si c’est un peintre ou un commis d’épicerie.

C’est d’ailleurs très réducteur les étiquettes. Le processus pour les attribuer est aussi arbitraire que donc inutile quant à sa rigueur. Les prémisses quant à elle? Pas soutenables pour un sous dans une analyse un tant soit peu rigoureuse avec les quelques règles élémentaires qu’impose la pensée critique telle qu’on la pratique depuis qu’on a mis au bûcher nos premiers philosophes.

On a rien à cirer de mon métier quand je parle du rétablissement en alcoolisme ou que je donne mon impression sur le médium que j’utilise pour m’exprimer sur ma propre vie. Rien d’utile à savoir si ce n’est que d’être assuré que je sais de quoi je parle quand on me lit sur le rétablissement. J’en demande autant du blogueur. Dans mon cas, je peux vous jurer sur ce que j’ai de plus cher que je suis un spécialiste en ivrognerie et que lorsque je vous en parle, je sais parfaitement d’où je viens et comment il en coûte d’en sortir.

On aura beau me dire que La Presse est une méchante boîte de fédéraleux ou que Quebecor est souvenaino-médium-saignant, je persiste à trouver Lagacé, Foglia, Hébert et Martineau mauditement plus indépendant intellectuellement que quelques blogueurs qui paraissent parfois étouffés éditorialement par un dogme ou pire, leur lectorat. Quand on est d’une violence telle dans les commentaires mais qu’ils faillent les conserver au nom de la liberté, qu’on s’égorge à écrire pour maintenir un pagerank ou un égo souffrant n’est pas plus une garantie de liberté intellectuelle que ne l’est le titre de journalistes ou de chroniqueurs… d’ailleurs demain on va en jaser des zinfleuenceurs, de la drôle de notion d’influence, quand je vous dis qu’on va s’amuser…

On s’en fiche tous de nos statistiques, pour ça qu’on affiche nos pagerank, qu’on les utilise pour dire qu’on est lu quand le ton monte, on s’en fiche mais on fait les liens, on s’hyperlie, on se palmarès, on… enfin.

*  *  *

Mais le journaliste qui blogue, il a une fédération, une association professionnelle. Dans le cas de Radio-Canada c’est un ombudsman, un patron aussi.  Nous les lecteurs? Des lois, un code civil pour les poursuites auxquelles s’exposent les journalistes à chaque écrit. Un code d’éthique aussi, de cette fédération.  Ces contraintes qui sont des régulateurs à exposer des grossièretés à répétition et qui manquent cruellement au blogue citoyen, à certains égards. 

Je sais, je vous entends me dire qu’ils s’en chrissent des poursuites parce que la boîte qui les engage a les moyens de ses ambitions… Pas différent du blogueur post-ado chez papa ou maman, qui invective à joie et qui se croit à l’abri de tout.  D’ailleurs s’en fiche pas tant que ça des poursuites le journaliste, le taux de roulement l’a démontré plus d’une fois.  Puis bien sûr qu’on profile encore, regardez-bien le ton monter ici dans les commentaires en comparaison de propos équivalents chez monsieur Hébert… on sait calculer chez les blogueurs!

On s’est réjouie de l’arrivée des blogues parce que maintenant, on allait pouvoir informer, diffuser, partager, ce qui avant n’était accessible qu’à une certaine classe de gens. Liberté qu’on crie à répétition. On l’a crié à Québec au nom de quelqu’un que je vois personne soutenir maintenant.  Soif de liberté comme lorsqu’on renverse un régime pour souvent devenir une grossière caricature de ce que l’on dénonce. Parce qu’il faut voir comment on s’insulte, s’injure, diffame, torche, traîne et assassine comme réputation sur cette toile. Comment à coups d’hyperliens on tisse une toile qui encercle celui qu’on entend ramasser. On copie les extraits, on envoie notre garde pour mordre, quand on ne laisse pas un commentaire comme un lunch à la meute. Grignoter en m’attendant! Je sais de quoi je parle, je l’ai vécu ici.

La bloguosphère n’échappera pas aux poursuites me disait-on récemment. Je suis tout à fait d’accord. On l’aura bien mérité. On avait le pouvoir comme citoyen de se conduire adéquatement, de citer nos sources, de nommer un souverainiste un souverainiste plutôt qu’un hostie de séparatiste.  On avait le choix d’appeler un fédéraliste un fédéraliste au lieux d’un jaune qui marche à genoux, tel autre un politicien au lieu d’une girouette opportuniste.  Quelques uns ont pris un autre chemin. On fait bien ce qu’on veut de sa liberté. 

Mais si vous poursuivez les grands médias, vous risquez au moins de recevoir votre dû, si vous remportez votre cause contre l’exivrogne, vous risquez de recevoir votre chèque en tout petits versements! J’imagine que c’est la même chose pour quelques autre blogueurs citoyens!  Illusion de sécurité, vous saurez me le dire.

* * *

Un journaliste aurait été poursuivi pour moins que les propos qu’on a porté dans ce débat stérile et où on légitimait joyeusement la violence verbale dans les commentaires. Pourtant… Liberté… Violence verbale aussi, contre les hommes, les femmes, correcte au nom de la cause, conditionnelle à sauver son monde… Non à la violence, à moins que la violence… Je ne voudrais jamais revenir à un monde où seul le journaliste raconte les événements, mais Dieu que je ne suis pas prêt à le profiler jusqu’à le vider de son importance sur la blogosphère. Puis c’est courant cette stratégie, quand on ne peut attaquer le goût de la soupe, on dit que le bol est sale.

Ça me rappelle quand j’ai commencé en graphisme, un peu avant les Mac… Les graphistes sur les tables à dessin, rapidos à la main, disaient que les infographes étaient pas des vrais graphistes… Ceux-là sont évidemment devenus infographes, même que j’en ai qui sont mes amis et qui bloguent leurs porte-folio infographique! Pareil que pour ce gala, où on se réjouissait au départ de voir tous les blogueurs, Vanasse, Lagacé, Schnoob, Asselin, mais aussi les Renart, Véro, Jacynthe, Laurent réunis.

Je crois pas que ce soit uniquement les journalistes qui ont sorti la pelle pour recreuser le fossé. D’ailleurs à mon mariage, je fais des tables de journalistes ou de blogueurs, et je fais quoi avec les hybrides?

Mariage ou Get Togheter part 3

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 20-08-2008

Tout ivrogne qui cesse de se prosterner devant le Dieu Goulot vous le dira, l’égo et sa manifestation triste, l’orgueil, sont les ennemis jurés du rétablissement en alcoolisme ou toute autre dépendance aussi inutile que désagréable.  L’orgueil pousse autant à l’action qu’à la réaction, elle guide des comportements, impose un conditionnement, on trouve l’égo dans la manifestation de ses amitiés et inimitiés, dans nos habitudes d’achat comme dans les mots qu’on choisi ou non de dire, en clair, l’égo peut mener à peu près n’importe qui dans les pires déboires quand sa bête, l’orgueil, se branle la queue d’impatience d’être reconnue.

L’évolution de la chose Internet ne pouvait y échapper, malgré le but très noble au départ, humble dans exposé à la limite, presque humain dans l’objectif de rassembler l’information acquise par l’expérience du plus vaste ensemble pour la rendre accessible au même très large auditoire. Là où la chose a un peu été l’esclave de l’ensemble, c’est au contact des égos malades et manifestement indomptés qui ont pris le dessus sur l’exercice.

Beaucoup de temps aura été nécessaire aux divers intervenants corporatifs du web pour comprendre que l’usager n’allait pas être la source de revenus.  Trop de temps pour certains qui en ont tellement mis à arracher des dollars aux usagers qu’ils ont vu mourir leurs ambitions sans jamais bien comprendre comment la chose s’était passée.  Réduits à constater quelques années plus tard que la publicité allait devenir l’un des seuls salut financier de la machine web, l’utilisateur, moins traqué directement dans son portefeuille par les entreprises gagnait en liberté, l’offre de contenu n’a fait que croître, le nombre d’utilisateurs, plus confiants alors, ne pouvait que croître. Vous commencez à le voir venir l’égo?

Or comment vend-on de la pub? En justifiant son auditoire, sa popularité. Et c’est bien là que l’obsession de compter les sièges (visiteur dans le cas du net) est apparue. Bien évidemment, il est utile pour le propriétaire d’un serveur de connaitre sa bande passante avant que la surchauffe et l’engorgement lui fasse plier les genoux, mais l’achat du prochain serveur et son financement sont assez dépendants du chiffre que l’on peut garantir aux annonceurs, vous me suivez?

Comment faire pour que la page Perso de Gérard, dont Gérard est l’unique promoteur à toute fin utile (les moteurs de recherche était peu performant à une certaine époque) et faire en sorte que Gérard publicise sa page? Travailler sur l’égo de Gérard… le compteur. Parce que Gérard il veut savouère si la planète l’entend quand il met un fichier midi de Stevie Wonder qui joue “I Just call…” automatiquement quand on arrive sur sa page. Gérard a le criant besoin de savoir qu’il existe, de se faire renvoyer sa propre image sans quoi à toute fin utile il sent qu’il n’existe pas. Le nombre de visites… voilà pour l’égo de Gérard, son moi…

On se serait raisonnablement attendu à ce que le marché des logiciels d’analyse de traffic sur un site Internet soit davantage prisé par l’entreprise privée que l’utilisateur lui-même, c’était sans prévoir que la pyramide allait devenir inversée en quelques années et que celui qui reçoit le contenu et qu’on gave comme une dinde allait prendre le haut de la pyramide pour devenir le générateur de contenu fonctionnant et produisant pour le plaisir, la rigueur professionnelle, la passion et bien souvent, la représentation du moi, l’égo.

Or l’éclosion il y a 10 ans d’un grand nombre d’outils d’analyse de statistiques allait être la représentation la plus claire de la force de l’égo chez l’utilisateur…

Voyez qu’on commence à s’amuser non? Voyez bien avouez-le qu’on est pas du tout éloigné de ma ligne éditoriale quand on sait que l’égo peut mener à la bouteille autant qu’à la fin d’un processus plaisant d’écriture… Voyez bien que demain on a matière à s’amuser un peu à décortiquer ceci!

Je sais c’est aride en lecture… mais je me parle là, je suis à faire le point cette semaine sur cette bête intéressante qu’est le 2.0 pour moi, on reviendra à nos moutons bientôt, c’est qu’une série d’environ une dizaine de billets ça ;-)

P.S.:  Vous remarquerez que je ne réponds pas aux commentaires, je tiens à garder le cap sur le sujet et ne pas laisser votre souffle me dévier un peu de mes idées qui déjà le font assez bien toute seule… mais je vous lis avec passion, oui oui! Commentez, brassez-moi la cage, c’est pour ça que je vous aime, et je répondrai à tout ça dans le dernier billet… au plaisir!

Mariage ou Get Togheter part 2

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 19-08-2008

Mais quand je vous disais hier que la dame était pas du tout dans le champ. Un peu jeune oui, comme lorsque l’on parle de trucs que l’on a pas vécu, qui nous ont été raconté, mais pas dans le champ. Souffrant juste à la limite, son exposé, d’un peu de manque d’informations issues du terrain. 

Ce texte est la suite d’hier et une transition explicative vers celui de demain, il va donc vous semblez très peu cohérent avec son titre… patience! Il sera bourré de fautes parce que pas révisé comme je le souhaiterais.

J’ai commencé sur ces petites bêtes informatiques très jeune. De mon temps, chatter se faisait avec un modem téléphonique, très lent, très très lent. On y mettait le combiné sur deux grosses ventouses et hop, un grésillement se faisait entendre et restait qu’à espérer que le modem de l’autre "morde" à l’hameçon… ensuite? Des nuits de discussions. C’était au temps de l’imprimante thermique, à matrice de point pour quelques fortunés, ou à marguerite pour d’autres. Enregistrer un logiciel se faisait sur cassette audio, avoir un logiciel voulait dire entrer des centaines de lignes de code… au temps du chr$ quoi.

Une ligne de texte n’entrait pas d’un seul coup mais par caractères, noirs sur fond vert, ou l’inverse, selon ses caprices. C’était plus poli d’attendre que l’autre finisse sa phrase avant d’en écrire une, de l’interférence que la chose s’appelait. J’ai ensuite, avant le net accessible à tous, entretenu un bbs, un bulletin board system, je payais alors deux lignes téléphoniques d’affaires, pour relayer des utilisateurs entre eux et les accueillir sur le bbs que je maintenais.

On y trouvait des forums de discussion, par sujet, et on avait un petit logiciel qui téléchargeait les "news", les messages, pour ne pas engorger la ligne et laisser la place aux autres. Notre logiciel recevait donc tous les nouveaux commentaires, puis postait le nôtre.  On s’en retournait alors hors-ligne réfléchir un bon coup, lire doucement, puis répondre à notre prochaine connexion, envoyant notre suite de discussion soigneusement rédigée hors-ligne, patiemment.

* * *

Notre dame de conférence parlait de groupes… qu’au départ si peu de gens avaient accès que le groupe était souvent le pays, le sous-groupe la langue, à la limite. C’est un peu oublier à la base ces bbs, l’embryon du 2.0, parce qu’un bbs n’était rien d’autres que du contenu utilisateur. On trouvait des groupes selon les régions, Montréal, Rive-Sud, Sorel, Trois-Rivières, une demie-douzaine à une douzaine d’utilisateurs par groupe.

Ces bbs ont rapidement migré dans une forme plus ou moins fidèle sur la toile lorsque qu’elle fut accessible. Je crois que mon premier surf s’est fait sous opéra ou trumpet, on parlerait d’il y a près de 20 ans, j’aimerais valider ce truc avec un vieux pro. Pas d’image, si peu, que du textes, des hyperliens…  Puis le logiciel permettant le "chat" arriva.

Les utilisateurs qui migraient des bbs vers ceux-ci avaient déjà une certaine façon de faire acquise au fil des essais, et des erreurs. Notre conférencière a d’ailleurs bien raison de parler de groupes larges, par langue d’abord, puis pays, puis avec le temps régions… Montréal, Québec, et puis "Brancher les familles", ce programme rendant le net accessible à la vaste clientèle québécoise.

Pour gagner les clients à l’accès subventionné, les fournisseurs d’accès feront toutes les sortes de pirouettes. La plus tristement célèbre sera certainement la "page perso" gratuite avec le forfait, qui fit naître ce très large nombre de sites à gifs animés, mis-à-jour une fois l’an, sinon trainant comme des épaves dans les moteurs de recherche.

Les sous-groupe deviendront plus précis. Par langue, régions, puis par groupe d’âge. Plus précis ensuite, toujours plus, par but de clavardage, faisant naître l’impolitesse du "asv", ton âge ton sexe et ta ville avant même que je te salue en clavardage, démocratie puis profilage inter-usager.

Si les trolls existaient même de l’époque des babillards ou bbs, les accès subventionnées multipliant les utilisateurs, le phénomène a explosé au Québec. Quelques vieux utilsateurs cherchèrent un refuge dans quelques applications de clavardage quelconques, mais il me suffisait de me rendre au boulot pour revenir le soir me rendre compte que quelques utilisateurs passant leur journée entière à mettre au point des "bots" (petits programmes permettant automatique de rendre la vie impossible aux usagers d’une application) qui prenaient le contrôle de la salle et vous en expulsait automatiquement avec une routine fort efficace.

Certains comme moi se sont tournés vers la conception de site Internet, puis vers la création d’applications qui s’apparentent énormément au 2.0. Il y a bien 10 ans, je travaillais avec l’ancêtre du htmlos de Aestiva qui permettait de stocker des données textes dans une base de données qui ensuite était sollicitée par une page en htmlos pour lui donner forme et vie.

Je permettais ainsi à plusieurs membres d’un groupe ou d’une entreprise de pouvoir alimenter la base de données dans une page de formulaire simple, puis d’appuyer sur "envoyer" pour que l’information prenne vie. C’était il y a longtemps…

* * *

Tout ça pour dire que je me sens vieux parfois… quand je vois quelques querelles sur la toile, quelques "spécialistes",  quelques "sommités", quelques gourous de la chose 2.0, pour qui le net ou le réseau social ne semble exister que depuis la popularisation de MIRC, d’autres sont encore plus indécents en agissant comme si le net est né en même temps que leur premier PC sous "Brancher les familles"… Je me sens vieux donc, comme les vieux qui disent "c’était le bon temps"…

P.S: Serait gentil de pas vous sentir systématiquement visé, je sais pas du tout, pour tous les blogueurs que je connais, qui est arrivé et quand… alors c’est vous dire que c’est pas de vous qu’il est question… chers lecteurs.