Mettre du plomb dans l’aile d’une soif…

Filed Under (Podcast) by Exivrogne on 15-06-2008

 

Votre exivrogne de service est pas trop immunisé contre la soif, d’ailleurs jamais bien loin, si elle se présente, j’ai toujours un ange quelque part pour lui mettre du plomb dans l’aile, c’est un truc que l’homme qui m’a élevé, mon beau-père à qui je souhaite d’ailleurs une sacrée de bonne fête des pères, me faisait lire enfant, pour me faire renaître de quelques coups de salaud de mon géniteur. Plus tard on en a fait* un enregistrement audio… un “plus” contre la soif… ou pour tout le monde qui parfois a besoin d’un coup de main pour l’âme…

À écouter dans le calme!

 
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* Roland Chenail fait la voix de cette belle version.

Comment ne pas faire boire un ivrogne dans un souper où ça entend bien picoler!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 27-02-2008

laguiole Je sais pas toujours quoi vous raconter. C’est d’ailleurs pas qui se passe rien. C’est souvent qu’il se passe beaucoup, trop en même temps. Ma pensée dans ce temps-là se défend, elle devient linéraire, elle déboule les idées comme des marches mal jaugées, elle en profite pour faire les coins ronds, vous en êtes capable aussi, je sais.

L’intellexuelle sait le faire aussi! D’ailleurs j’aime bien ceux qui se collent des étiquettes, c’est toujours brave ou un peu con les étiquettes, c’est même parfois comme l’humilité, c’est disparu de celui qui la porte dès qu’il se la colle au front. Mais bon, allez pas pensez que pour elle, c’est ce que je veux dire, elle est intellectuelle pour vrai, on le voit tout de suite au grand tour que prend la question. Pour reconnaître un intello d’ailleurs, remarquez la longueur des questions, inversement proportionnelle aux réponses. Les réponses c’est moche, c’est d’ailleurs à reprendre dès que c’est terminé.

Sa question je vous la file en tout petit, vous avez le droit d’aller la voir version “roman” dans la section du courrier du lecteur. Elle se demande en fait comment on peut faire pour picoler dans un souper quand on y a invité un ivrogne qui a décidé de plus l’être. Le reste autour de la question, c’est pour le malaise, dans ce temps-là, on met pas mal de mots.

Alors voilà… la réponse: on l’aime!

Je sais pas d’ailleurs intellex comment tu aimes tes amis. C’est jamais simple chez les intellectuels ces questions. Ce serait gaspiller pas mal de temps en se répondant tout de suite. Mais je vais te dire que chez moi, si je reçois un diabétique, j’évite de lui faire un forêt noir même si c’est son souper de fête.  Je suis pas en train d’oublier que t’aimerais bien que je parle d’étiquette, de tout le reste. Mais l’étiquette sans l’amour, la considération d’un ami, la politesse au pire, c’est donc, l’étiquette sans tout ça, une insulte au simplement.

L’étiquette dit que l’ivrogne devrait lui-même en s’assoyant retourner son verre pour indiquer dès les premières secondes qu’il n’entend pas boire. Mais ça évite jamais les imbécilités des autres autour qui faute de comprendre ce qui se passe, ont l’excellent idée de l’encourager à boire d’un chic “enwoueille donc, juste un! On va te tcheker!”  Ce genre là, on a envie de leur rouler un steak autour des mollets, de les envoyer jouer avec Brutus le chien boxer, en lui disant… “Enwoueille, on va te surveiller!”

M’enfin, l’étiquette passée, il reste l’ivrogne qu’on sait qu’il boit pas mais qu’il retourne pas son verre… ouin… Épreuve suprême pour ceux qui aiment à jouer les oenologues amateurs avec un limonadier Laguiole manche d’ébène vrille de teflon. Épreuve suprême mais l’ultime politesse. Ouvrir la bouteille, la mettre au centre de la table, dire aux gens: “Servez-vous”… Ça va vous changer de pas compétitionner d’enflure verbale autour du vin que vous buvez et vous permettre de parler d’autre chose que votre extraordinaire connaissance des vins même pas si unique que parfois vous me faites de la peine, ceux qui peuvent boire, de réserver sans pudeur à votre gosier.

J’aurais pas pu me permettre ce genre de texte avec tout le monde, c’est ce qui est beau des intellos, ils voient le charme entre les virgules, les mots, les pauses, tous les silences.

Auto-Suggestions du jour…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 18-01-2008

1.  “Tu ne prends pas une journée de maladie…”

2.  “Tu vas pas réveiller la fêlée pour lui dire -Hostie que t’es chanceuse de dormir…-”

3.  “Tu aimes la neige, l’hostie de neige”

4.  “Tu vas déneiger la porte de l’auto avant de l’ouvrir”

5.  “Tu ne sacreras pas parce que tu t’assis le cul dans la neige frette du siège de l’auto parce que ton subconscient s’est pas imprégné de l’auto-suggestion 4″.

6.  “Tu en profiteras pas pour revenir dans la maison pour court-circuiter l’auto-suggestion 1.”

7.  “Tu te pousses, allez, hop sti!”

C’est la faute de petite!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 16-01-2008

Quand il me prend une colère j’ai une sorte de Dieu, une espèce de force qui se pointe pour me placer un truc dans ma vie qui me fait réfléchir. Ce soir, juste après l’autre billet, ça a été la lecture de celui de la petite.  Elle cherche la foi, elle la cherche comme lorsque l’on se noie, elle la cherche comme au dernier souffle, comme juste avant de partir, de boucler la ceinture pour l’autre vie, elle la cherche comme cette condition à faire le voyage, le saut, comme on demande des garanties pour quitter, comme on demande des certitudes pour risquer, comme si risque et certitudes pouvaient aller dans une seule phrase.

Cherchez pas le billet précédent je l’ai tué au feuilleton. C’est venu avec la honte de me laisser emporter. C’est venu aussi avec ce désir que j’ai de ne pas demeurer ou être ce que j’ai désiré changer. Mais bon, il faut revenir à la petite, à la recherche de foi de la petite

* * *

Parce que je t’engueulerai pas! C’est pas ta faute si quelqu’un t’as raconté, petite, que la foi déplaçait des montagnes.  Un jour pourtant, j’ai compris que ceux qui étaient les plus près de Dieu étaient ceux qui avait laissé la montagne là où elle était, avait choisi de la gravir, et du sommet avait planté leur nez dans le ciel pour regarder Dieu droit dans les yeux.  C’était un autre Dieu remarque, parce que le mien, c’était une relation basée sur la crainte, celle d’une femme qui connaît le son d’une taloche, sauf que lui c’était le purgatoire, ma mère elle avait connu les deux, avec le même homme.

Mais là on s’écarte petite!  Je te vois le nez sur cette étape, ces quelques mots… “nous en sommes venus à croire…”  Merde, aussi bien boire.  Pourtant est-ce que je t’ai dit petite qu’aujourd’hui tu es ma puissance supérieure, celle qui m’a guidé pour être meilleur, celle qui m’a imposé de corriger ce qui est le plus dangereux pour ma sobriété, la colère… ma puissance supérieure à moi petite, c’est bien souvent l’alcoolique sobre aujourd’hui, ou celui qui souffre encore.  Garde ça simple… me disait mon parrain.  L’est mort depuis, le faux-frère… sobrement remarque!