Revenir à la maison

Filed Under (La vie ensuite, mariage) by Exivrogne on 09-09-2008

Je me fais plus discret ces jours-ci, ce doit être parce que je sais que vous me le pardonnerez. Puis parce que je vous aime aussi, alors tant qu’à prendre tous les mots qu’on peut choisir pour faire des bouquets à coups de fleurs d’autoroutes, faute de cueillir dans de plus beaux jardins, faute du temps pour la beauté, donc, je préfère pas trop vous faire de politesses.

Puis il y a bien le nouveau joujou sur lequel j’ai finalement jeté mon dévolu, un truc un peu plus calme que certaines de mes intentions, calmé par une offre aimable de celui qui se trouve jamais loin que le rire manque où les oreilles pour entendre ce qui me ferait le retrouver.  Alors voilà, je fais le gamin comme il dit si bien, j’en envoie un peu par ici, puis sinon, autrement, je suis à essayer de me faire le calme dans ce mariage pour lequel je m’énerve un peu ces jours-ci.

Puis il y a celle qui a dit oui, avec laquelle je sais être moche parfois, parce que c’est pas toujours si drôle que ça votre ivrogne vous saurez, ce peut-être un enculé de première quand il oublie comment il a pas encore tellement de chemin parcouru sur la drôle de voie qui mène à devenir un meilleur être humain. Alors il y a cette celle donc, que j’aime plus que tout ce que j’arrive à ressentir, cette celle à qui je reviendrai bientôt, dans ma désintoxication nécéssaire de ma vie de maintenant.

Détox de vie trop rapide, de trop de gens, de trop de sourires, de trop mains serrées, de trop de mots retenus, de trop d’acquiescements plutôt que de refus, de trop de loyauté peut-être, aussi. Revenir à cette celle donc, de qui mon coeur n’est jamais parti, pour qui mon coeur n’a jamais pris, donné, ni souhaité autre chose depuis ce premier jour de l’autre moment où elle est revenue dans ma vie.

Alors voilà, c’est rien de plus qui se passe maintenant, c’est tout juste un moment important, c’est le jour premier où on décide que cette fois il serait temps de rentrer à la maison.

Heureusement!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 03-05-2008

chfelee Les occasions de notre vie ne nous permettent pas souvent de prendre les mots pour le dire. Les occasions sont souvent sournoise. Elles ne manquent pas de rendre un peu gris ce qui est pourtant plein de toutes les couleurs dans ses habitudes, c’est les autrement qui ont des airs de sépia.

C’est pareil pour elle. Nos moments ces dernières semaines ne nous ont pas mis en valeur réellement pour l’autre. Dans la loyauté certes, dans la capacité que l’on peut avoir à traverser les épreuves ensemble, oh bien sûr. Mais elle aurait pu traverser ces semaines en se sentant accompagnée, elle s’est plutôt ramassée avec quelqu’un qui marchait aux côtés, oui, mais dans un silence grave, épais comme les brouillards qui aveuglent et glacent tant qu’à faire.

Alors voilà, pour le temps que je n’ai pas eu ni même pris pour lui dire, je suis fière d’elle. Fier parce qu’elle sait tout plein de moyens pour toutes ces choses dont je ne suis pas capable, en amour comme avec les amis, en espoir comme dans des tranchées de peine, en compagne comme en solitude. Fier donc aussi, de voir, ce que vous ignorez vous, toute la rigueur qu’elle applique en tout dès qu’elle s’y met, comme dans cette chose qu’elle a mis tellement de temps à compiler et à vous laisser ici!.

D’ailleurs, ce qui me sauve dans cette relation, c’est certainement qu’elle ne compile, heureusement, pas tout.

C’est comme ça qu’il faut faire quand on aime!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 14-04-2008

hockey26 Bon allez! La photo c’est pour être d’actualité.  Je vous aime. Pas tous également, j’ai quelques préférés j’en conviens, mais disons que généralement, peu d’entre vous soulèvent chez moi des scénarios de boucherie où l’imagerie mentale n’est jamais sans cris et supplications.

Et parce que lentement mais sûrement, ce blogue est en train de devenir anonyme, un petit point de rien dans la bloguosphère, une marche des marches vers l’enfer, alors aussi bien vous traîter comme il se doit. Alors voilà, je vous fais le “update-de-ce-qui-se-passe-dans-la-vie-de-l’ivrogne”.

Le mariage:  Bon, vous serez pas fier de moi, j’ai un peu trainé, j’ai presque rien de préparé. On a pas davantage que ce qui est écrit dans la section “mariage” de ce site.

La marcheuse: Pas revue depuis un bon mois.

Le nord canadien: Bon, là c’est entre une rencontre au sommet (lire le Madrid) et ce que ma vie va suggérer au niveau professionnel. Disons plus concrètement que si on a pas mieux à m’offrir que l’exil chez un peuple qui construit pour pas mourir de notre mépris, tout penche pour que j’aille participer à leur fierté.

Le papier de toilette Charmin: Les 3000 rouleaux achetés par la fêlée sont enfin terminés. J’ai débouché 120 fois la toilette, je sais maintenant que ce qui est doux peut aussi glisser sans absorber. On est passé à autre chose.

Autre chose: J’ai débouché encore la toilette ce soir. La fêlée a raison, c’est relié aussi aux enfants.

Le plombier: Est pas revenu faire le plafond. Oui, il est encore en vie. Non je ne l’ai pas trouvé encore.

Le Zyban:Je compte arrêter de fumer ce vendredi. Mon cerveau va bien, si ce n’est qu’il est en train de se déménager complètement dans un formidable furoncle posté juste au dessus du sourcil gauche. Quand je fais un clin d’oeil, on dirait un ballon qui rebondit.

L’ orthographe:  J’ai beaucoup de misère encore avec l’accord de “ensevelir”, “rebondir”, “anéantir”, “aimer”.

Amy Winehouse: Pareil que pour la marcheuse!

Le fils: On a fort à faire pour se saisir, se recevoir, se rejoindre, se toucher. J’ai bu 60% de sa vie, au moins, aussi, l’argent de ses études universitaires si on calcule pour se faire mal.

Les anniversaires: Bientôt la mienne, puis celle du fils. Il aura 9 ans. Ce fera alors 50% du temps de sa vie que j’aurai bu.

Le bonheur: Comme les lundis, pas trop souvent.

L’amour: Elle est une sainte. Je suis son péché. Elle a même pas pensé à gagner son ciel, c’est vous dire ce qu’elle a préféré.

Le nouvel ordi: Est devenu le jouet de la sainte. Moi je suis retourné au Dell dès le lendemain, mais avec le droit de prendre l’ancien moniteur alors qu’elle est occupé sur le 22″ wide.

Les amis: Ils me manquent cruellement, de voix chaude ou de conseils, pour la tendresse ou pour le coeur.  Heureusement nous nous sommes parlés, quand le bateau coule, c’est ce genre de téléphone inattendu qui fait du bien.

Les amis de l’autre côté: Envoient des vidéos, envoient de la chaleur, font de la voix au-delà de l’écran, deviennent plus vrais que nature. Notre couple a une âme soeur, peut-être de ce côté aussi!

Le chalet: On est même pas allé finaliser chez le notaire encore. Heureusement que le vendeur ne peut que vendre à nous! Et puisque l’hiver est pas comme moi qui sait partir, on risque de faire dans la boue jusqu’en octobre 2009.

Renaud:  Bon là c’est compliqué. Il a un ami qui peut pas me blairer. Un boomer qui perd jamais une occasion de me casser pas mal de sucre sur le dos. Puisque mon métier donne pas mal de matière à me faire détester, il a l’embarras du choix.  Alors j’en avais marre de voir Renaud plus savoir où se placer, je l’ai envoyé vivre un peu. En amitié, c’est aussi important savoir partir que de savoir arriver. J’en ai profité pour lui recommander d’aller vivre un peu avec les siens, des ados, des jeunes femmes qui donnent les premiers baisers, les mains tremblantes, le coeur glacé par la peur de le casser, le coeur capable de fendre quand les amis en sont plus.

Des doutes: C’est là… c’est moche le doute, c’est toujours avant, juste avant, pas mal de talents. Allez fouiner!

Les idées de la fêlée…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 01-02-2008

Exit les idées épicées de la fêlée, les histoire de fesse, les trucs romantiques, les mots doux ou cochons, elle a statué comment on va célébrer la fête de l’amour!

Tranches de vie de couple…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 30-01-2008

C’est tout petit chez-nous! Il faut savoir ça pour comprendre que si on a un réseau sans-fil pour les ordis, c’est juste parce qu’il se vendait pas de fils de 6 pouces et moins pour relier les machines.  Vraiment petit je vous dis, petit comme un espoir à Kaboul. 

Le matin je fais pas mal d’efforts pour par réveiller la Fêlée. Pas qu’elle est pas agréable le matin, juste par qu’elle l’est pas du tout si elle a aucune raison de se lever. Dans ce temps-là, donc, je sors tous les vêtements* de la chambre le soir, puis je ferme délicatement la porte le matin, comme si je lui montais la couette sous le nez.

L’est fine ma fêlée, pour être aussi aimable que moi ce matin, elle a tenté de faire pareil.  C’est petit chez-nous, petit comme les chances d’un ivrogne de s’en sortir tout seul.  Elle a fermé la porte d’un élan d’amour tel qu’il a buté sur le coin du lit et j’ai failli crever sous l’effet de la surprise. 

C’est beau se lever à deux quand on est amoureux!

* * *

Fait longtemps que je le demande, je veux kidnapper l’homme à tout faire de “Décore ta vie!”. Je nous imagine souvent ensemble, dans les parfums de testostérones, le pied droit sur le compresseur, la main gauche posée sur le gun à clou, les jouvencelles à T-Shirt bleue qui nous regardent pleine de désir et d’admiration, telles des groupies à qui on a ouvert la loge, nous le regard froid sur le pointeur laser qui nous indique la cible que seront les studs, la chorégraphie parfaitement masculine de nos corps qui exécutent le “paf!” magique qui fixe une tablette dans une chambre, question de plus jamais entendre le “Paf!” de la porte qui heurte le christ de lit dans notre chambre le matin le matin où je souhaite dormir!

* * *

C’est tout petit chez-nous, petit comme il est grand le courage de cette femme, ce genre de femme qui a sûrement quelque part envie de me dire “Ta gueule l’ivrogne, si tu savais ce que je paierais pour que mon amour me réveille!”

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*  Le mot vêtement a remplacé le mot linge que je souhaitais utiliser mais étant donné le nombre croissant de profs qui lisent ce blogue, je ne tiens pas à dire “J’ai serré mon linge” pour entendre un génie dans mes commentaires dire “Ah! Tu as rangé tes vêtements!”  Me suis déjà séparé pour moins que ça !