Quand maman veut rien comprendre…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 23-07-2008

Ma mère fait Al-Anon. C’est un mouvement pour l’entourage de l’alcoolique. C’est une thérapie pour endurer votre ivrogne. Ma maman elle a plein de responsabilités dans Al-Anon. C’est une super Al-Anon. Dans ce mouvement, on apprend entre les autres choses, l’importance de l’anonymat dans le mouvement, dans les principes du mouvement.  Hier ma maman elle a eu une excellente idée.  Elle est allée avec de la famille visiter la maison de thérapie où j’ai fait la mienne.

Ma maman n’a rien compris du mouvement.  Moi je n’ai rien compris sur “comment canaliser la colère positivement.”


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La chasse à l’ex-ivrogne…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 20-05-2008

Rz_108 La saison de la chasse à l’ex-ivrogne est ouverte.  C’est même pas sarcastique, c’est pas du tout dans le but de relever les enchères, c’est même pas fait dans l’esprit de narguer les gens qui s’y adonnent, bien au contraire.  Depuis le temps que j’écris mes états, la question de l’anonymat revient constamment sur le tapis, de façon cyclique.

Je vous en aurais parlé bien avant, mais vous savez ces jours-ci, le temps, c’est le genre de maitresse qui obéit à tout sauf les désirs. Alors voilà… si en plus du gala c’est la chasse à qui est l’ex-ivrogne qui ouvre, on est pas demain la veille de la tranquilité dans l’auberge à sec.

Pourtant c’est en haut à droite, dans mon profil, oui oui!  C’est dit comme ça, avec le peu de mots qu’il faut pour comprendre, c’est dit doucement, comme quand c’est vrai, comme quand c’est aussi important que sincère, quand c’est fait avec amour, les mots on des syllabes de satins pour les automnes du coeur.

    J’ai bu pendant 20 ans. Que tu saches qui je suis changerais peu de choses. Ça ne ferait aucune espèce de différence. On s’éloignerait même du but, celui de partager ici, en quelques lignes, le quotidien qui d’une toute autre façon se manifeste à moi depuis que j’ai cessé de boire. C’était en octobre 2004, je n’ai plus jamais ensuite remis le nez dans un verre…

Et pour être bien certain qu’il soit inutile que je porte un nom, je ne vais pas chez-vous pour commenter et brasser les poubelles ou le coeur, je vais pas chez-vous pour parler de ce qui fait des bizarres de jeux de société, je vais même pas chez-vous pour autre chose que ce que raconte ma bloguoliste, avec plus d’exactitude que vous le croyez, j’y vais parce que j’ai de l’affection pour vous.

Voilà, bonne chasse, je suis pas loin, les bonnes intentions ont toujours su me faire sortir davantage que la perspective de servir de chaire à canons.

  • Jours depuis la dernière insomnie: 0
  • Humeur matinale: Parfait bonheur
  • Humeur du jour: Le parfait bonheur
  • Niveau de stress: Médiatique
  • Moral: OK

Pourquoi bloguer: Enfin dans mon contexte

Filed Under (politique éditoriale) by Exivrogne on 18-02-2008

5-raisons-qui-font-que-je-blogue Après six mois à vous entretenir de tout et souvent de rien, il serait certainement heureux de prendre quelques minutes pour vous expliquer ce qui me motive à vous raconter tout ça. D’ailleurs, c’est un peu faire les choses à l’envers que d’agir ainsi, mieux vaut tard que jamais diront certains, mais avouez qu’il aurait été utile de le faire dès le départ. M’enfin, c’est déjà assez d’excuses pour des gens qui en ont certainement rien à cirer, si je le fais c’est surtout et beaucoup la faute à ce livre : Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.

Ce collectif vous laisse peu d’excuses pour continuer d’agir en imbécile quand vous bloguez, spécialement si vous avez pris le temps qu’il faut pour parcourir la dizaine de chapitres qu’il contient.  Avec des titres tels que “Bloguer pour provoquer, bloguer pour apprendre, bloguer pour vendre…”, difficile de pas trouver ce qui nous motive à s’exhiber les tripes et pour plusieurs la peau qui en fait le tour.

Même si je vous pardonne pas de refuser de vous procurer ce bouquin, je pourrais du moins vous aider en vous guidant par la main et d’autres par l’oreille chez ce monsieur Asselin qui tient un truc qui est pas mal près de la meilleure structure de blogue auquel on est en droit de s’attendre d’un individu. Notez au passage que ça aide forcément de pas prendre ses lecteurs pour de parfaits imbéciles. 

D’abord qui vous écrit. Ici c’est un ivrogne, que je vous décris avec à peine plus de détails ici.  Puisque le but de ce blogue n’est pas de vous amener à vous faire une opinion, vous informer, vous documenter, ma précieuse personne et son identité peuvent toutes les deux se passer d’être exhibées ici.  C’est d’ailleurs pourquoi je vous respecte suffisamment pour pas vous mener dans de grands débats ni les provoquer sur autre chose que ma propre vie.  Donc après le qui suis-je, on en arrive au but.

L’ami Mario (c’est plaisant s’inventer des amis) a d’ailleurs une politique éditoriale, c’est-à-dire qu’il prend le temps de vous expliquer où il entend vous mener, comment il entend le faire et comment il va se conduire avec vos commentaires. Ça m’apparaît en effet être le minimum de respect à porter à ses lecteurs, en plus de ceux qu’on louange où qu’on voudrait crucifier. Je vous l’ai d’ailleurs souvent dit, la journée où je désirerai vous glorifier de ma précieuse opinion sur le monde et ses rouages, puis les gens qui les font tant qu’à faire, ce jour-là donc, ce ne sera plus juste si je porte encore un masque. On a beau casser du sucre sur Jean, Pauline ou Mario, c’est jamais bien crédible quand on peut être à peu près n’importe qui caché derrière soi. C’est qu’un grain de sel dans un mer qui en contient déjà pas mal, tout au mieux ça pique les yeux.

Donc on parlait de ce que je fous ici: Je blogue pour me souvenir, d’abord. J’ai besoin de cette trace que je laisse, que je me laisse.  Je blogue pour éclaircir mes émotions aussi, mes sentiments, ce que je ressens au contact de la vie, que je vis chaque minute sans la moindre goutte d’alcool depuis 40 mois maintenant. Je blogue pour m’ouvrir avec le plus de franchise possible et le moins de pudeur qu’il m’est utile de garder. Je blogue finalement pour me dire à celle que j’aime et ceux qu’on a eu la chance de mettre au monde.  Puisque je parle de moi, de ce nous familial (inclusif à souhait!), ma crédibilité importe peu, ceux qui sont directement touchés connaissent bien celui qui écrit alors ils ont pas à valider autrement.

Ma politique éditoriale s’écrit avec mes billets et votre formidable façon d’agir. Je tiens ce blogue comme on tient le café du coin et vous êtes une clientèle extraordinairement civilisée. À part quelques exceptions de drôles de clients qui viennent racoller quelques lecteurs dans mes commentaires pour se faire un peu de traffic, vous êtes un lectorat assez fidèle et exceptionnel. J’oublie trop souvent de vous le dire et il m’arrive même de m’en vouloir de pas le faire plus souvent. Vous agissez avec autant de respect, j’aime à le penser, un peu grâce à ce respect que je vous porte en prenant le temps qu’il faut pour vous écrire et ne pas vous prendre pour des imbéciles de course.

Les sujets que je choisis, pas toujours les plus populaires ni à la page, sont ce qui crée cette politique éditoriale sans que je doive le faire. Vous partez sans que je doive pointer la sortie, au fil des sujets qui vous laissent froid, quand ils ne vous choquent pas carrément. 

J’écris donc beaucoup pour vous, aussi, je l’avoue. Je vous aime, modulant le tout et selon vos écrits à vous, j’ai parfois le coup de foudre pour une de vos phrases et je vous délaisse pour un temps, selon d’autres billets.  J’écris par besoin de vous, de votre encadrement, de votre façon de me supporter, m’aiguiller, enligner autrement, me retenir, me dire avec votre force et votre fausse politesse souvent, mais dire, surtout, c’est déjà beaucoup. Alors je tenais à vous raconter pas mal tout ça, derrière mon masque, derrière un ivrogne à sec qui va bientôt voir pas mal d’entre-vous!