Amy Winehouse: Il lui faudra pas faire que passer!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 17-11-2007

Je vais commencer par vous dire que quoi qu’elle fasse, a pu faire, fera, fera pas, elle demeure totalement la diva que j’ai toujours trouvé qu’elle était.  C’est pas pareil pour Sophie Durocher je dois l’admettre, mais dans le cas d’Amy Winehouse, elle peut se permettre pas mal de trucs, j’ai le pardon facile.  Amy Winehouse a été précédée de son talent.  Un talent brut, complet, entier, particulier, peu commun.  Quand blonde m’a appris ce soir qu’elle s’est tournée en ridicule sur une scène, arrivant à peine à se souvenir de ses paroles et faussant comme c’est pas possible, je me suis mis à être un peu triste.  Allez je vous raconte.

Je crois que certaines personnes reçoivent une forme de don, particulier, unique.  Un talent qui dépasse souvent ce qu’une personne peut transporter.  Un don qui s’approche du fardeau.  Ce genre de talent ne se retrouve pas à tous les coins de rues et habite rarement chez des gens qui peuvent le tenir longtemps.  Heureusement, ce que je crois par dessus tout, c’est que cette jeune femme a eu au moins la chance de faire la démonstration de cet extraordinaire voix et de sa capacité d’offrir un son “rétro” renouvelé à merveille et livré avec force et personnalité.

L’anecdote prendra le dessus, le faux pas aussi.  Si je l’ai dit pour Martineau lors de son passage à 3950 avec Dieudonné, je le dis bien davantage pour cette diva qui a su m’impressionner : Cessez le feu!  Allez pas vous mettre à penser que c’est son décolleté qui m’a renversé, ses seins rebondis qui étaient je pense le seule bout de chaire qu’elle avait conservé sur un corps rongé par l’alcool et le trouble alimentaire, non.  J’ai éprouvé la même fascination pour Arcade Fire, pour Éthienne d’Août de Malajube, pour Pierre Lapointe, pour l’ensemble de ces gens qui se pointent avec un génie extraordinaire, un don particulier, une façon de recevoir pareil talent et de tenter, tout simplement, de livrer le fardeau sans tomber sous son poids. 

Quand les gens tombent? Alors il arrive un Martineau, un Lagacé, une Cousineau pour le souligner.  Quand c’est les chroniqueurs qui tombent? Vous devenez tout à coup contents.  Avouez que vous aimez bien “voir l’autre se cassez le cou!”.