La balle est dans votre camp!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 29-02-2008

cerceAllez, on le sait que vous avez des contacts! On le voit bien dans votre bloguoliste! Alors voilà, pour le bulletin de nouvelles de demain, la balle est dans votre camp! Qui devrait-on découvrir, qui est incontournable,  qui vaut le détour… J’ai bien 3 manchettes à présenter, la fêlée quatre, puis on est même à soudoyer Will pour son grand retour, ce qui donne pas mal de travail. Alors voilà, agrandissez notre cercle, devenez généreux, on se regarde plus le nombril pendant quelques minutes, on fait un cadeau à quelqu’un de ma bêtise! Quand je vous dis que je suis généreux!

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Je vais me dépêcher pour vous faire ensuite ce bulletin de nouvelles, parce que voilà, une semaine de fou finie, j’ai envie de vous raconter un peu comment j’aime, comment je vous aime un peu aussi, comment parfois je me demande ce que ce serait si je vous avais pas pour vous faire endurer mes hauts-le-coeur. C’est vrai, je trouve qu’on fait de vieux amants. On profite l’un de l’autre, on oublie de s’appeler, on se visite à la sauvette, on prend pas toujours les minutes pour se le dire, alors voilà, c’est de ça dont il faudra bientôt que je vous parle! Vous voyez, en plus de savoir être ivrogne, je sais être gentil. Bon, maintenant que je suis moins moche, vous me les filez vos suggestions de site? Une seule s’il-vous-plaît, en me disant pourquoi j’ai intérêt à le crier sur tous les toits! Je vais même dire que c’est de vous!

C’est au cas où février ferait novembre!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 15-02-2008

le-renard-et-le-petit-prince2 C’était en février. De 1988.  Y’a 20 ans maintenant m’dame. C’est ce février là où j’ai refusé votre café. Je vous dis ça comme ça. Pour vous c’est presque rien. Pour moi c’est une partie de cadeau de cette journée où il faut se montrer plus amoureux. Parce que vous savez peut-être un peu, vous m’dame, mais quand la cervelle vous éponge autant d’alcool, elle nettoie pas mal large le coffre à souvenirs. Alors il m’a fallut calculer, beaucoup. Assez pour pouvoir dire que c’était en février.

Vous aviez mis votre cul de 15 ans. Ça me demande rien d’efforts pour m’en souvenir. Vous le montiez sur vos échasses d’ado, c’était la manie des filles de ce temps-là, cette drôle d’habitude de nous mettre l’hameçon à hauteur du coeur. Alors de ça je me souviens donc, surtout quand il devenait ma gauche et ma droite du temps, celle du dandiment des hanches pour les couloirs longs de désirs des élèves boutonneux.  Puis il y avait cette façon de vous asseoir par terre dans ce cours de théâtre, où là il vous fallait vous pencher, puisses Dieu protéger les arts de scène.

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C’est pas très important ce qui s’est passé entre le refus et mes excuses 18 ans plus tard. M’aura bien fallut deux majorités pour devenir presque adulte. Chez-nous on allait au plus vite, devenir ivrogne pouvait sauver du temps. C’était moins long que devenir un homme. Z’avez rien manqué d’ailleurs m’dame, je dormais sur mes désirs, j’empestais la rage et l’alcool, je veillais sur des rancunes, je me réveillais sur des matelas de honte. C’est bien que ce vieux vous ait plutôt appris le Cribb, moi je vous aurais fait détester la vie.

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Puis il vous fallait vous faire une puce.  Moi me faire un garçon. J’aurais fais vos rages, vous auriez fait leur raison, fallait bien qu’il passe 20 ans.  Ça a mis les pères aux bons endroits, les ex assez solides pour faire la guerre. Ça nous donne suffisament envie d’avoir la paix qu’ils peuvent maintenant être cons tranquilles. Comme tu vois, la vie sait faire les choses.

T’as mis ton cul de 32 ans. C’est même pas pour lui que je suis revenu. C’était pour demander pardon. Pour vouvoyer de honte et tutoyer de tendresse. Pardon d’avoir dit non, pardon de pas avoir cru que peut-être c’était toi. On avait chacun nos parfums, des tas de doigts les avaient laissés sur notre peau, on donne ce qu’on peut quand le coeur n’y est plus. On range les bagues qu’on a plus le droit de porter, qu’on garde au doigt pour repousser ceux qui voudraient penser entrer dans notre vie. Parce que, avoir l’air le coeur occupé, c’est souvent mieux que le prêter à des enculés qui sont pas venus pour lui.

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Puis voilà, comme un bum au coeur sale arrivé dans une vie plus pure et à peau trop blanche, il m’a fallut penser. Il m’arrive encore de me poser sur ta peau et d’avoir ce sentiment qui nous habite quand on entre avec ses bottes sur un plancher ciré. Quand on se voit comme je me souviens de moi, on passe une vie à s’excuser. Quand on regarde le ciel en redoutant qu’il le fasse que pour mieux nous l’arracher, on hésite pas mal devant le bonheur qui pourrait être l’instrument d’un Dieu vengeur.

Alors on avance, même pas de face, juste le nez un peu devant. On ose même pas regarder dans les yeux, on ose même pas dire, on arrive à peine alors, après avoir demandé d’attendre, d’être patiente, de laisser le temps, on se range à ce qu’on a d’amour pour l’autre au plus profond de soi et on lui écrit, le coeur bourré de peur… on lui écrit que:

ce serait bien que cet été, quelques part en septembre tiens, avant que novembre ne vienne me torturer, ce serait bien si on pouvait vivre tout ça marié. Ça aussi, je l’aurai dit en février. T’as aussi ce beau droit de dire non, comme je l’ai fait en février, il y a bien 20 ans.