Les quelques mots de Zurline

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 31-08-2008

La semaine de vacances tire à sa fin.  Je sais parce que Jean-Luc Raymond en parlait mais en le faisant pour l’été. Il citait chez Zurline, avec des mots beaux comme ça:

“L’été qui s’enfuit est un ami qui part. C’est triste une fin de vacances. Ça sent le vieux poisson, les embruns fatigués, le ticket de m…”

Vous le savez un peu que j’en ai marre des blogues. Vous savez pourquoi quand vous vous mettez à lire entre les lignes. Ce que vous savez pas, c’est que je suis à m’attacher au micro-blogging, un terme qui décrit un peu ces petits espaces où on arrive en peu de mots à raconter ce qui se passe dans nos drôles de vies. Avouez que Zurline, elle nous donne envie, avec moins de 140 caractères, de se mettre à jouer à compléter le “m…” et surtout, à lui envier la poésie instantanée.

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Ma voisine aux fleurs elle déjeune tous les matins sur son minuscule balcon. Je commencerai pas à expliquer encore pourquoi je l’appelle comme ça. Mais la voisine aux fleurs il y a peu de temps, elle avait plein de couleurs tout le tour de sa souveraineté personnelle, son petit coin à elle, son bonheur de minuscule comme charmante maison.  Mais voilà, elle a botté pas mal de fleurs. Fallait le faire pour qu’elles soient revenues pour septembre, pour la fin de septembre, pour ce jour où elle nous offre tout son jardin pour décorer notre déclaration d’amour.

C’est la même qui a dépossédé ses plants de framboises parce qu’elle sait qu’autrement, c’est dangereux ce que je peux faire pour en manger, elle l’a surtout fait pour la joie que ça me fiche une tarte aux framboises. Puis parce que la voisine aux fleurs, elle aime à mettre la bonté dans des trucs moins colorés, incluant le vieil exivrogne.  J’ai d’ailleurs trouvé pourquoi je l’aime tellement, c’est pas que parce qu’elle fait des mots comme la musique, ni même parce qu’elle a un français parfait, c’est même pas pour l’accent, enfin pas seulement, c’est surtout qu’elle donne sans compter, et qu’elle paie ce qu’elle a choisie sans gueuler.

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En fait vous savez peu de choses de nous. Tiens, que la fêlée soit hypocondriaques, suis certain que vous l’ignoriez! Bon la dame du patio elle le sait, mais c’est plus un truc par pathologie partagée, comme une compassion quand on se trouve au coeur de la même tornade.  Alors vous savez pas non plus que dans notre monde idéal, à la fêlée et moi, ils rentrent ici le moins d’agent de conservation possible. C’est donc dire que quand on a le temps, on fait notre pain, notre yaourt, le fromage de notre yaourt, nos pâtés de toutes sortes, enfin, tout ce qu’on peut pour pas ingérer des trucs transformés.

C’est amusant comme tout parce que demain je voulais que ce soit la journée cuisine justement. Amusant ordinaire parce qu’on vient de voir une autre entreprise sur la black list des bactérieuses… alors dans ce temps-là ma dame fêlée elle s’imagine plein de trucs… vous dire donc que dans les prochains jours comme en ce moment, elle va remercier le ciel que son père élève poulet, lapins, et tous les autres trucs à plume qu’il fait pousser. À parier aussi qu’il va bientôt me falloir aller échanger du pain contre de la viande de bois chez quelques hurons. Parce que si votre humble exivrogne chasse pas, il vous faut savoir qu’il est le boulanger préféré des chasseurs qui aiment bien partir avec quelques miches, en échange de leurs gibier.

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Avouez qu’il y a longtemps que je vous ai rien pondu d’une plume un peu sophistiquée, je sais. Je suis en vacances. J’ai la tête au neutre. Et vous l’ai dit je crois, les blogues, ces jours-ci…

Trophée de chasse

Filed Under (La vie ensuite, coup de gueule) by Exivrogne on 05-08-2008

Écrire ces jours-ci ne libère plus comme autrefois. Pourtant je vous fais jamais de détour, enfin jamais sur moi. Je vous raconte pas toujours tout, faut bien prendre un sujet, mais celui que je vous raconte, je vous le prends du coeur et vous le maquille pas pour un sous. Mais bon, voilà, écrire me libère plus comme autrefois.

C’est pas qu’on s’aime plus les mots et moi, on se voit juste moins souvent. On s’attrape entre deux rendez-vous et souvent l’autre à oublié ce qu’il tenait tant à dire. On s’aime autant, même avec plein d’autrement, mais voilà, un peu en retrait, un peu en désordre, un peu sans se servir aussi bien qu’avant.

Puis il y a cette chasse dont j’ai si marre. Savez ce "Qui est l’ivrogne!?" Une chasse comme les vraies, celle où le gibier prend aucun plaisir, celle où il se demande bien pourquoi c’est utile qu’on lui plombe le cul, celle imbécile comme toutes les chasses, qui finissent juste dans l’assiette de l’appétit vorace de certains tordus.

Vous me direz que les gibiers finissent pas tous dans les assiettes, j’en conviens. Les autre sortent soit blessés et boitent comme un ivrogne, ou la dernière catégorie a la tête sur un mur, empaillée jusqu’au cou, la langue sortie et une plaquette pour la date en dessous, un trophée pour les égos malades de ceux qui manquent de temps pour le bonheur ou l’authenticité.

Habituellement on se lasse du trophée, c’est l’histoire qui est drôle à raconter, comment on a buté l’animal, comment on l’a traqué, la tête est qu’une preuve qu’on expose pour ceux qui nous croyaient pas aussi cons, le rôle des trophées de chasse n’a jamais été autre chose que de matérialiser la victoire d’une vie sur une autre, l’une plus maladive que la paix que contenait l’autre.

Pourquoi bloguer: Enfin dans mon contexte

Filed Under (politique éditoriale) by Exivrogne on 18-02-2008

5-raisons-qui-font-que-je-blogue Après six mois à vous entretenir de tout et souvent de rien, il serait certainement heureux de prendre quelques minutes pour vous expliquer ce qui me motive à vous raconter tout ça. D’ailleurs, c’est un peu faire les choses à l’envers que d’agir ainsi, mieux vaut tard que jamais diront certains, mais avouez qu’il aurait été utile de le faire dès le départ. M’enfin, c’est déjà assez d’excuses pour des gens qui en ont certainement rien à cirer, si je le fais c’est surtout et beaucoup la faute à ce livre : Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires.

Ce collectif vous laisse peu d’excuses pour continuer d’agir en imbécile quand vous bloguez, spécialement si vous avez pris le temps qu’il faut pour parcourir la dizaine de chapitres qu’il contient.  Avec des titres tels que “Bloguer pour provoquer, bloguer pour apprendre, bloguer pour vendre…”, difficile de pas trouver ce qui nous motive à s’exhiber les tripes et pour plusieurs la peau qui en fait le tour.

Même si je vous pardonne pas de refuser de vous procurer ce bouquin, je pourrais du moins vous aider en vous guidant par la main et d’autres par l’oreille chez ce monsieur Asselin qui tient un truc qui est pas mal près de la meilleure structure de blogue auquel on est en droit de s’attendre d’un individu. Notez au passage que ça aide forcément de pas prendre ses lecteurs pour de parfaits imbéciles. 

D’abord qui vous écrit. Ici c’est un ivrogne, que je vous décris avec à peine plus de détails ici.  Puisque le but de ce blogue n’est pas de vous amener à vous faire une opinion, vous informer, vous documenter, ma précieuse personne et son identité peuvent toutes les deux se passer d’être exhibées ici.  C’est d’ailleurs pourquoi je vous respecte suffisamment pour pas vous mener dans de grands débats ni les provoquer sur autre chose que ma propre vie.  Donc après le qui suis-je, on en arrive au but.

L’ami Mario (c’est plaisant s’inventer des amis) a d’ailleurs une politique éditoriale, c’est-à-dire qu’il prend le temps de vous expliquer où il entend vous mener, comment il entend le faire et comment il va se conduire avec vos commentaires. Ça m’apparaît en effet être le minimum de respect à porter à ses lecteurs, en plus de ceux qu’on louange où qu’on voudrait crucifier. Je vous l’ai d’ailleurs souvent dit, la journée où je désirerai vous glorifier de ma précieuse opinion sur le monde et ses rouages, puis les gens qui les font tant qu’à faire, ce jour-là donc, ce ne sera plus juste si je porte encore un masque. On a beau casser du sucre sur Jean, Pauline ou Mario, c’est jamais bien crédible quand on peut être à peu près n’importe qui caché derrière soi. C’est qu’un grain de sel dans un mer qui en contient déjà pas mal, tout au mieux ça pique les yeux.

Donc on parlait de ce que je fous ici: Je blogue pour me souvenir, d’abord. J’ai besoin de cette trace que je laisse, que je me laisse.  Je blogue pour éclaircir mes émotions aussi, mes sentiments, ce que je ressens au contact de la vie, que je vis chaque minute sans la moindre goutte d’alcool depuis 40 mois maintenant. Je blogue pour m’ouvrir avec le plus de franchise possible et le moins de pudeur qu’il m’est utile de garder. Je blogue finalement pour me dire à celle que j’aime et ceux qu’on a eu la chance de mettre au monde.  Puisque je parle de moi, de ce nous familial (inclusif à souhait!), ma crédibilité importe peu, ceux qui sont directement touchés connaissent bien celui qui écrit alors ils ont pas à valider autrement.

Ma politique éditoriale s’écrit avec mes billets et votre formidable façon d’agir. Je tiens ce blogue comme on tient le café du coin et vous êtes une clientèle extraordinairement civilisée. À part quelques exceptions de drôles de clients qui viennent racoller quelques lecteurs dans mes commentaires pour se faire un peu de traffic, vous êtes un lectorat assez fidèle et exceptionnel. J’oublie trop souvent de vous le dire et il m’arrive même de m’en vouloir de pas le faire plus souvent. Vous agissez avec autant de respect, j’aime à le penser, un peu grâce à ce respect que je vous porte en prenant le temps qu’il faut pour vous écrire et ne pas vous prendre pour des imbéciles de course.

Les sujets que je choisis, pas toujours les plus populaires ni à la page, sont ce qui crée cette politique éditoriale sans que je doive le faire. Vous partez sans que je doive pointer la sortie, au fil des sujets qui vous laissent froid, quand ils ne vous choquent pas carrément. 

J’écris donc beaucoup pour vous, aussi, je l’avoue. Je vous aime, modulant le tout et selon vos écrits à vous, j’ai parfois le coup de foudre pour une de vos phrases et je vous délaisse pour un temps, selon d’autres billets.  J’écris par besoin de vous, de votre encadrement, de votre façon de me supporter, m’aiguiller, enligner autrement, me retenir, me dire avec votre force et votre fausse politesse souvent, mais dire, surtout, c’est déjà beaucoup. Alors je tenais à vous raconter pas mal tout ça, derrière mon masque, derrière un ivrogne à sec qui va bientôt voir pas mal d’entre-vous!

Une réponse parce qu’on est gentils!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 10-01-2008

Bon, même si un chroniqueur Internet affirme sur son blogue que “(…) Bien que l’initiative demeure amateure, le résultat est tout de même totalement rafraîchissant!” On a été assez gentils pour préparer cette petite réponse vidéo! Quand on vous dit qu’on se prend pas au sérieux, lui il l’a comprit. Et en effet, c’est mauditement amateur notre méthode, parlez-en à la surchauffe de mon portable cheap!
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