À la manière de 10 par jour…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 10-03-2008

C’est fou comme les lundis je crève pas d’originalité, pour preuve, je vais encore aller travailler! Mais bon, je vous le fais pour changer à la manière de Benoit de 10 par jour, à qui je souhaite bienvenue dans ma bloguoliste.

  • J’ai constaté que nous vivons dans une province située au nord de l’équateur et qu’il se peut que celle-ci reçoive parfois des averses de neige;
  • J’ai à nouveau détesté mes voisins pour la façon qu’ils ont de croire qu’ils sont les seuls à peupler cette terre et qu’en conséquence, il peuvent se stationner de façon à ce que je sois incapable de sortir;
  • Je me suis confessé des images sanglantes qui ont peuplé mon esprit en pelletant toute l’entrée, incluant leurs places de stationnement;
  • J’ai senti qu’autant d’efforts avaient eu raison de mon antisudorifique;
  • J’ai constaté que si j’étais couché torse nu, belle gueule, la peau en noir et blanc, sachant cuisiner, avec un poupon craquant sous mon aisselle, j’aurais une meilleure position dans les palmarès qu’un blogue d’ivrogne;
  • J’ai pensé qu’après la pelle, si un poupon se tenait sous mon aisselle, il souffrirait du syndrôme de mort subite et j’aurais à en rendre compte à la DPJ.
  • J’ai observé que si je fais un vote de confiance à ma personne dans la maison, j’ai un score moins élevé que celui-ci;
  • J’en ai voulu à ma femme de ne pas avoir respecté sa promesse de faire du yaourt maison hier;
  • J’ai décidé de la punir en allant pelleter un grand coup avant d’aller la rejoindre sous la couverture;
  • J’ai pris ce cliché 3d de notre couple outre-atlantique dont la femme de l’homme est enfin sur wordpress.

jenfi_vero

Ma femme qui aide les siennes

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 08-03-2008

felee2 Je te souhaiterai pas bonne journée de la femme et tu sais pourquoi. Tu sais premièrement que moi, ce genre d’occasions, c’est un peu comme te reléguer à une cause. C’est jamais loin d’un ghetto que d’insérer l’existence d’un être humain dans une journée mondiale. C’est se dire qu’il faut s’obliger à y penser au moins une fois, plusieurs qu’une fois, plusieurs même pas.

Mais si jamais tu y tiens, j’aimerais que ce soit ta journée de pause. Toi la femme qui a cessé de travailler pour prendre la liberté de tes journées, toi celle qui doit subir les étiquettes que l’on met à celle qui font le même choix que toi, toi qui, depuis ce temps, offre bénévolement de ton temps pour d’autres femmes qui vivent certaines difficultés dans leur vie, de l’argent aussi, souvent, c’est jamais gratuit le bénévolat, heureusement.

Toi qui siège gratuitement avec d’autres femmes sur un conseil d’administration dont la mission est de trouver des moyens de briser l’isolement de certaine des tiennes, toi qui ménage pas les efforts pour qu’elles passent le stade d’une déprime qui les accable, toi qui avec tes diplômes pourraient faire vivre toute la famille, toi qu’on a pas pris le temps de connaître avant de t’étiquetter de lâche au foyer.

J’aimerais te féliciter d’aider toutes ces femmes, souvent tôt le matin, des téléphones tard le soir, des kilomètres dans la marde blanche pour aller en écouter une autre, aller lui donner un souffle de fierté, d’estime de soi, d’amour de soi. J’aimerais te féliciter des fins de semaine que tu sacrifies pour cette cause, surtout quand on dit de toi que tu t’appauvris et que tu te mets en position de contrôle de ma part en n’étant pas rémunérée, toi aussi.

J’aimerais te féliciter parce que je sais que si j’étais suffisamment con pour passer cette porte, si je la passais avec tout notre compte en banque, chacun de tes meubles, et les nôtres, je sais qu’alors ta colère se lèverait, au-delà de la peine, et qu’il ne se faudrait que de quelques heures pour qu’à nouveau, tu prouves cette extraordinaire capacité que tu as de vaincre cette vie et ce qu’elle peut être assez conne pour mettre dedans.

J’aimerais te féliciter parce que tu envoies pas chier toute celles qui croient que tu es plus faible, moins autonome, moins puissante, moins forte. J’aimerais te le dire parce que toi tu ne le feras pas, tu vas encore ouvrir l’ordinateur bientôt et te remettre à ta mission bénévole d’en aider d’autres, parce que ton humilité fait que tu crois qu’il est inutile d’en parler, qu’il vaut mieux laisser penser.  J’aimerais te le dire parce que j’admire ce que tu fais chaque jour, pour que ce soit enfin leur journée, peu importe la date.