Le lent retour à une normale existence
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 07-06-2008
Bon allez! On se connait pas beaucoup. C’est donc tout à fait normal que vous ne sachiez aucunement de quoi mes journées sont composées. Je peux facilement vous résumer la chose en parlant de course contre la montre et parfois contre l’ennui, j’ai un métier de montagnes russes, pour le coeur et la raison.
Je me suis clairement perdu quelque part. Je ne l’ai jamais trop nié ni n’en ai douté. Mon retour à la vie après octobre 2004 est largement dû à une capacité que j’avais développé à flirter avec le bonheur comme on le fait avec une femme, à l’approcher de désir et d’humeurs, si lentement qu’on arrive à ce qu’il ne s’échappe pas loin de notre vie.
Puis un peu pris dans les obligations professionnelles et sociales, la vie s’est tricotée de tous les autrements qui ont fait que depuis quelques temps, je cherche à renouer avec une partie de ce que j’ai été, cette partie qui a effleuré le bonheur puis l’a touché, l’a serré contre lui comme on le fait des fées de plaisirs après des délicatesses partagées.
Je cherche un avant qui n’est qu’en moi donc la responsabilité de personne. Le monde n’a pas changé depuis ce premier jour de mon dernier verre. Je n’avais que décidé, fermement à cet instant, de regarder la vie d’une autre façon et d’en trouver des saveurs que l’alcool sur le coeur avait pu m’arracher.
Alors c’est pas mal de mots pour vous dire que je me fouille, que j’ai pris certaines décisions pour revenir à la vie, à une normale existence. À une vie qui cette semaine m’a permis de découvrir le beau film "Je vais bien ne t’en fait pas!" et aussi, comble de bonheur, de faire du pain avec la dame fêlée.
Puis il fait chaud aussi, je suis content vous saurez. J’avais besoin de l’été, de l’été qui fait crever pour montrer qu’elle a les couilles d’être ce qu’elle est. J’avais besoin d’une odeur aussi, d’une femme blonde aussi, elle aurait pu être toute les couleurs en autant qu’elle, d’un rire pour chavirer et peut-être, finalement, de pouvoir enfin dire "je vais bien ne t’en fait pas".
