Zombie
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 23-04-2008
Comme tu vois, il y a un bout que j’ai pas gratté du papier, j’ai même pas trop trouvé le moyen de zébrer les écrans, quand les nuages font plus pression en dedans qu’au dehors, on blâmera pas des météos du coeur de se chercher du chaud.
T’as beau remuer nos ciels, il y a cette fatigue tu vois, c’est pas qu’au corps, c’est la tête aussi, cette drôle de fatigue qui empêche de dormir, cette fatigue qui ramène les idées de conscience comme des veuves, cette conscience qui prend ses grands airs comme aux nuits des deuils.
Puis il y a cette chanson que tu ramènes, c’est frais comme une main quand on coule à pic, c’est frais comme quand tu quittes mon corps après des tempêtes d’amour, c’est frais comme quand tu me pointes du doigt, du coeur, ou de tes deux autres choses, c’est frais comme quand tu me rappelles qu’autrement, ailleurs que sur ton île, je trouverais difficilement à m’aimer.
Cette chanson qui raconte ce truc là, cette drôle de rencontre, cette seule minute qui a tout changé, qui a corrigé une trop longue erreur d’un trop petit imbécile. T’avais compris que je parlais pas de Dieu, il fait plus grand que petit, t’avais compris que je parlais de moi, de celui-là qui autrement qu’au respirateur artificiel de tes mots d’amours, rendrait parfois, sinon, le long et ennuyeux dernier souffle de ceux qui savent plus quoi vivre.
