Tranches de vie de couple…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 30-01-2008

C’est tout petit chez-nous! Il faut savoir ça pour comprendre que si on a un réseau sans-fil pour les ordis, c’est juste parce qu’il se vendait pas de fils de 6 pouces et moins pour relier les machines.  Vraiment petit je vous dis, petit comme un espoir à Kaboul. 

Le matin je fais pas mal d’efforts pour par réveiller la Fêlée. Pas qu’elle est pas agréable le matin, juste par qu’elle l’est pas du tout si elle a aucune raison de se lever. Dans ce temps-là, donc, je sors tous les vêtements* de la chambre le soir, puis je ferme délicatement la porte le matin, comme si je lui montais la couette sous le nez.

L’est fine ma fêlée, pour être aussi aimable que moi ce matin, elle a tenté de faire pareil.  C’est petit chez-nous, petit comme les chances d’un ivrogne de s’en sortir tout seul.  Elle a fermé la porte d’un élan d’amour tel qu’il a buté sur le coin du lit et j’ai failli crever sous l’effet de la surprise. 

C’est beau se lever à deux quand on est amoureux!

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Fait longtemps que je le demande, je veux kidnapper l’homme à tout faire de “Décore ta vie!”. Je nous imagine souvent ensemble, dans les parfums de testostérones, le pied droit sur le compresseur, la main gauche posée sur le gun à clou, les jouvencelles à T-Shirt bleue qui nous regardent pleine de désir et d’admiration, telles des groupies à qui on a ouvert la loge, nous le regard froid sur le pointeur laser qui nous indique la cible que seront les studs, la chorégraphie parfaitement masculine de nos corps qui exécutent le “paf!” magique qui fixe une tablette dans une chambre, question de plus jamais entendre le “Paf!” de la porte qui heurte le christ de lit dans notre chambre le matin le matin où je souhaite dormir!

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C’est tout petit chez-nous, petit comme il est grand le courage de cette femme, ce genre de femme qui a sûrement quelque part envie de me dire “Ta gueule l’ivrogne, si tu savais ce que je paierais pour que mon amour me réveille!”

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*  Le mot vêtement a remplacé le mot linge que je souhaitais utiliser mais étant donné le nombre croissant de profs qui lisent ce blogue, je ne tiens pas à dire “J’ai serré mon linge” pour entendre un génie dans mes commentaires dire “Ah! Tu as rangé tes vêtements!”  Me suis déjà séparé pour moins que ça !

À toi qui arrive ici pour de mauvaises raisons…

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 12-11-2007

“On pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort. ”

Parce que c’est novembre, parce que vous avez encore cette drôle de manie de faire du “Google” sur ce tag qui ne le mérite pas, je crois que vous méritez au moins de lire ceci… Continuez à vivre, quitte à appeler ici, parce qu’il faut nous reparler bientôt! Quand vous serez sorti de tout ce malheur, quand le bonheur se pointera.  Comptez sur moi, ça arrivera!  Le bonheur est juste derrière le voile sombre qu’on arrive parfois à ne pas avoir la patience ou la capacité actuelle de tasser.

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Dans tout ce qui peut rendre populaire dans la blogosphère, la recherche et la documentation n’est pas légion.  Un de ceux qui fait joliment exception à ceci est certainement le blogue de Ludovica à Québec.  Une référence dans le style, ne serait-ce que pour la passion qui l’anime, les parfums d’histoire qui tournent autour de ses billets, une passion qui devrait animer ceux qui se cherchent encore quelques raisons d’avoir envie de vivre encore un peu.  Ludovica marche pour vous dans des rues qu’il raconte avec justesse et poésie.  Un voyage cybernétique qui appelle au voyage réel par la suite!

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Pour l’espoir, pour l’intelligence du propos, la façon de parler exactement comme son public désire l’entendre le faire, Le Journal de la Rue est une petite perle de réflexions sur les enjeux de société qui devraient nous animer.  Passez donc y faire un tour question de ramener un peu le système de valeurs aiguillé sur la santé de l’âme.

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Elle, il faut aller la voir, parce que je l’aime, parce qu’elle est dans mon réseau de contact, à une dizaine de pieds quand elle blogue, on se partage pas mal de trucs, même un réseau sans fil pour vous raconter notre vie.  Allez voir le soleil de mon ombre.

Pas moyen de vous tourner le dos!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 07-11-2007

Là vous êtes encore moins drôle. Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos une minute que vous êtes à dérailler.  Prenez cette raison pour exemple.  Je vous écris un tout petit billet, je le fais sur novembre, je le fais sans tout vous raconter parce que parfois vous comprenez pas toujours tout alors j’essais de faire des raccourcis.  Alors je vous parle de novembre.  Je dis le mot “suicide”, et voilà que vous tournez ce billet en celui qui a attiré le plus de monde.  Quand je vous dis que je peux pas me tourner le dos!

Alors vous avez cherché sous google le mot pas joli là, celui en haut-là.  De toute sorte de façon en plus, même de certaines façons qui m’ont inquiété davantage.  Certaine m’ont même donné envie de vous chercher l’adresse et de vous envoyer l’ambulance, question d’être certains que vous vous retrouvez pas seul à fouiller un livre de recette pour en finir avec les malheurs.  Je peux pas vous parler de ma peine que vous êtes déjà à essayer d’en faire aux autres, je peux pas vous parler du suicide de mon frère, il y a 20 ans, qui a gâché mon novembre et tout plein de nuits, qui m’a plus jamais donné envie d’aimer l’automne, qui m’a fait le détester jusqu’à tout récemment.

J’ai toujours attendu la neige depuis.  J’ai toujours eu une peine profonde, celle qui prend toute la place, celle qui vous couvre le sang pour vous le glacer avec les images de celui qui se donne la mort, les images qui quittent plus.  J’ai depuis choisi de vivre plus fort que tout.  J’ai choisi de me relever chaque fois, même avec plus de difficultés souvent, le dos courbé parfois, mais debout pareil, refusant de marcher sur les genoux.

Alors je vais tagger ce billet de vie, pour m’assurer que si jamais il te prenait l’idée de partir, dans ce voyage un peu con qu’est la mort provoquée, tu puisses ici trouver une forme d’espoir.  Parce que dès que j’ai le dos tourné, tu arrives ici dans ta drôle de recherche, je vais t’inviter à vivre encore un peu, le temps d’un arbre, le temps d’un novembre qui s’en va, le temps d’une neige qui pourrait bien faire une balle, que je te jetterais à la gueule pour te réveiller, pour te secouer, pour te donner envie de te sentir vivre!