Pourquoi je lis des blogues

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 19-02-2008

read Tiens! C’est tout de même pas mal direct et déshydraté comme titre. Mais c’est de ça dont j’avais envie de vous parler, alors aussi bien le dire directement. Autrement ce serait jouer avec vous, et ça, vous aimez pas toujours, avouez!  Vous dire premièrement qu’avec le nombre incroyable d’informations que je dois me farcir quotidiennement, de lecture matinale d’une quantité phénoménale de trucs, je pourrais bien me passer d’y ajouter la bloguosphère. Il doit bien y avoir une raison derrière le déraisonnable, alors laissez-moi expliquer, pour changer.

Commencer par dire qu’au départ, je trouvais la chose parfaitement morbide. Allez me fourrer le nez dans votre vie que vous étaliez sans trop de pudeur était pour moi d’un voyeurisme que je me plaisais presque à refuser. Je préférais de loin condamner votre exhibitionnisme maladif que de prendre le temps de saisir tout le sens de votre démarche. Puis par accident comme c’est souvent le cas quand on met le pied sur un trésor ou sur le bonheur, je suis arrivé chez quelques uns d’entre vous. Ici plus particulièrement.

Oh! Allez pas vous mettre à penser que j’aimais tout, comme ceux qui tombe en admiration devant des sites comme Chez Maya et qui partagent avec moi et ma limite de logiciels de messagerie leurs trouvailles powerpoint.  C’était un autre genre de relation entre vous et moi. Je vous détaillais. Mon amour pour vos écrits est souvent jaloux. Il est sélectif aussi. C’est un amour presque physique, anatomiquement littéraire, c’est sur des parties du body de vos textes, sur des lignes du corps de vos messages.

Je suis exigeant. Pour vous aimer autant, c’est souvent grâce au génie que vous ignorez avoir en vous, que j’ai pourtant reniflé au gré de mes lectures, c’est dans des phrases comme celle-ci plutôt que dans l’ensemble que je pourrais prendre ensuite. C’est pour ça que je vous pardonne des choses comme ça aussi. Il m’arrive de vous en vouloir, à un point où je vous cherche un courriel pour vous boter le cul, c’est souvent quand je sais combien vous pouvez  me livrer des mots à me chavirer le coeur et où vous décidez d’être paresseux.  Je déteste quand vous choisissez d’ignorez combien vos écrits peuvent me séduire.

Je vous lis parce que je me cherche en vous, je cherche mon semblable, quelqu’un à qui la vie offre les mêmes bonheurs et les mêmes coups de pieds au cul. Je vous lis parce que je craque pour votre sensibilité, pour les trésors que vous échappez parfois, souvent dans un texte, pour une seule ligne que j’ai pu prendre et garder, sans me l’approprier, juste la prendre et la garder, et vous en vouloir ensuite, souvent, de refuser de m’en donner d’autres aussi jolie encore. Je suis un amoureux exigeant.

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