Cette drôle de dictée
Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 19-04-2008
Mon homme, ma bouture coupable, fils d’ivrogne, mec que j’aime. C’est fou ce que c’est long 6 heures de voiture pour te ramener ici. C’est fou comment ici, plus les années passent, plus les week-end finissent par être des exceptions de vie. Ces moments saupoudrés un peu partout dans l’année, les père de fin de semaine ont toujours cette impression, comme l’obsession du poivre de certains, qu’on en met jamais assez.
Ce serait bien tant qu’à faire qu’on se raconte des trucs, je pourrais te parler des femmes, tu me parlerais du soleil, je te parlerais des murs qui sont là que pour tomber, tu me parlerais d’une langue qu’on te fait détester pour les fautes que tu lui fais. On ouvrirait la fenêtre, on lancerait ta dictée, presque salauds de pollueurs, à moins qu’elle ne soit ramassée par une vieille femme seule. Alors elle la relirait, comme une lettre d’amour, comme celle toute de fautes que lui envoyait son bûcheron de mari.
Elle serait heureuse, puis moi aussi, on aurait échappé sur cette drôle de route, comme je l’ai fait pour ma vie, un truc bourré d’erreurs qui au fond peut encore dire je t’aime! Combien de fautes dans ce billet? Allez, à demain! Comme dirait Mammouth, “been there, done that, got the t-shirt!”
