Angie, Gamache, Les Lavigueur, Louise et des silences

Filed Under (coup de gueule) by Exivrogne on 02-02-2008

Tiens ce matin, cette étudiante que je couronne de la bêtise de la semaine - ce qu’elle risque de remporter à coup sûr si elle ne change pas un peu cette attitude - me parle de journalisme, de journalistes plutôt. Puis j’étais à lire vos commentaires chez Patrick Lagacé au sujet de ce journaliste “composite” qu’est Gamache dans la télésérie les Lavigueur.  D’ailleurs, avouez que vous êtes assez tordus, vous passez plus de temps à chercher les vidéos des scènes torrides du personnage de Louise Lavigueur qu’à vous demander où est le sens dans tout ça. 

Vous êtes à chercher qui est donc ce Sylvain Gamache de la télésérie les Lavigueur.  La question vaut l’autre, la question pourrait même être “Qui ne l’a pas été…” Puisque parfois on aime à faire les paresseux, spécialement le samedi matin, on exige pas trop de nos journalistes. Patrick Lagacé a parlé au réalisateur, la réponse est venue avec les mots “personnage composite”, exit le sujet, on passe à un autre appel.

Qui ne l’a pas été à cet époque dans la faune médiatique. Lors de la lancée du site sur la très sérieuse télé d’état, on y trouvait un lien vers les archives des vrais moments… cherchez la chose actuellement, bonne chance, vous n’y trouverez qu’un bien court reportage du moment chez Loto-Québec. Sylvain Gamache n’est pas mieux caché que le mot “personnage composite”. Les archives de nos médias ont tout ce qu’il faut pour se faire l’examen de conscience nécessaire.  En attendant, où vous allez vous faire la bibliothèque nationale pour trouver vos réponses, sinon, il reste les longs silence de la faune et l’attente du temps qui passe et efface souvent votre intérêt des choses… il reste aussi la couverture de la honte qui nous remet tous un peu en question dans cette histoire où, d’un côté ou de l’autre de la télé, personne n’a les mains bien propres. 

À l’époque on croyait le journal, maintenant on croit aussi facilement la réponse que le “net” nous donne pour excuser notre vieux journal.

Cessez-le-feu!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 11-11-2007

J’y arrive pas.  J’ai beau lire les 47 commentaires servis à Richard Martineau sur sa performance à 3950, je me réjouis pas comme vous le faites.  Ne vous méprenez pas, je n’admire pas particulièrement Martineau pas plus que son épouse Sophie Durocher.  Je suis en accord avec Laffèrière quand il exprime que “Martineau vit au-dessus de ses moyens intellectuellement…” mais voilà, la souffrance des autres me fait jamais trop saliver, enfin, pas autant que ce que je lis ailleurs dont chez madame Cousineau.

Le venin de Martineau n’est pas plus agréable lorsqu’il vous mord le mollet que ne l’est celui d’un certain nombre de journalistes, dont heureusement bon nombre font exception.  Qu’il digère difficilement être “cité hors contexte“  est une souffrance qui accable habituellement celui qui subit le journaliste plutôt que les journalistes eux-mêmes, d’ailleurs, l’imprudence de confondre les genres appartient à Martineau et à personne d’autres.  Non ce qui m’attriste, c’est votre rage, votre haine à l’endroit de quelqu’un, en l’occurence lui, que vous entretenez quitte à le voir foutu à la porte au premier moment. 

Martineau a à son compte une deuxième erreur:  ne pas avoir pris le temps de s’ingérer dans quelques commentaires (47 sur son blogue) pour présenter avec une certaine humilité son analyse de la réaction de ses lecteurs.  Ainsi, après avoir qualifié l’un des médias qui le fait vivre de “média de pleutres”, en ignorant les commentaires des usagers, il n’a qu’entretenu leur colère.  Il fallait ici descendre de sa tribune, se mêler aux “pleutres” le temps de leur raconter comment il se sent inconfortable dans toute cette tempête.  En agissant ainsi, il ne fait que ressembler davantage à ceux qu’il cuisine et accuse de toutes les sortes de pitreries.

Le journalisme est devenu difficile.  Les blogueurs journalistes n’ont pas su saisir l’opportunité qu’ils avaient de “diriger”, “mener” en quelque sorte la blogosphère vers la crédibilité qu’elle tente encore de se trouver.  Je souhaite que monsieur Martineau prenne tout simplement un temps d’arrêt, qu’il se redéfinisse, qu’il apprenne de l’aventure, sans quoi, là, elle aura été vraiment inutile.

Nul ne doit payer éternellement et aussi cruellement une erreur dans ce genre de dîner de cons, un vrai mal de notre télévision qui devrait d’ailleurs inspirer une forme de refonte même pour “Les Francs Tireurs” qui pourraient apprendre eux aussi de l’exercice.  D’ailleurs, monsieur Lagacé a une chance ici de se montre bon copain et bon frère, sur son blogue appartenant à l’autre côté de la clôture de Martineau.  Parce que son ami a ici je pense besoin d’une oreille, d’une épaule, puis d’un bon coup de clavier dans un billet un peu chaleureux.

En attendant calmez votre haine, vous pouvez pas imaginer ce que c’est d’être en milions de copies tourné au ridicule.