Parallèle…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 14-08-2008

Je crois que les trolls sont comme les alcooliques, ils sont parfois les derniers à se rendre compte qu’ils le sont, mais surtout, qu’ils empoisonnent la vie des gens autour.  Pareil que l’alcoolique, beaucoup de trolls ont compris, détiennent une vérité, quitte à l’entrer au fond de la gorge de ceux qu’ils commencent à sérieusement faire chier.

* * *

Bâton dans la fenêtre pour l’empêcher d’être ouverte par un méchant venu de la cour. Lumières solaires, quatre… deux pour lire, juste au dessus du lit, en angle, pour pas gêner le sommeil, merci mammouth pour l’idée de faire lire, honte à moi d’y avoir pensé si tard. Vous vous demandez pour les deux autres lumières? Sur le lit du haut, au fond. Ainsi, tant que le fils ne voit rien bouger sur le mur, il y a pas de méchant au dessus de sa tête.

* * *

Je sais pas si c’est la politique éditoriale avec laquelle je vous ai joliment fait suer, mais il me semble qu’on a comme de beaux échanges entre-nous dans les commentaires depuis quelques jours. Me faut admettre que je suis retourné au but de ce blogue, et me faut admettre que j’ai peu de lecteurs, mais quelle qualité! Je vous aime, vous le saviez?

* * *

Je crois que fils a eu ordre de jamais relater le bonheur qu’il peut ressentir ici. Aussi, ce soir au téléphone avec maman, pas été question de ce qu’il a mangé en après-midi, s’est contenté de ne parler que d’avoir dégueulé… a dit avoir passé une excellente nuit, grâce aux conseils de maman i.e. qui a confiance en lui (sic!). Que tout va mieux depuis… ce soir on en est au quatrième bonsoir, il dort pas encore, et je vous l’écris à minuit 14… pour moi quelqu’un lui a déjà dit "Fais pas de peine à ta mère…" C’tu là qu’il faut que j’aille lui dire que j’ai confiance en lui?

* * *

Oui je sais, on se croirait chez Yano avec ce "melting pot"

Il pleure souvent…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 12-08-2008

Fils il a les larmes qui brûlent. Alors il préfère pas les sortir. C’est pour protéger ses pomettes je crois. C’est pour pas brûler des joues sur lesquelles on lui a toujours suggéré de tendre l’une puis l’autre, quitte pour deux baffes. Le fils il est sensible. Il pouvait mal faire autrement. Je pleure pour un violon, un piano ou des saveurs trop pleines, pour des femmes aussi je l’ai fait, par orgueil souvent, pas comme pour les chansons.

Fils il pleure souvent. C’est pas comme les enfants qui gueulent et qui se tordent sur un plancher de marché, c’est pas non plus comme la plainte qui permet d’évaluer la douleur ressentie, non, fils quand il pleure, ça libère rien, c’est un cri intérieur, une douleur par secousses contenues par un drôle d’honneur, une fierté à chier et un dos droit devant le malheur, on est jamais si près d’un autre coup, on tombe jamais si fier que quand on était droit.

Quand je dois reprendre le fils, les yeux se brouillent avant le complément d’objet direct au coeur. La respiration devient saccadée, le coeur serré se montre la bataille sous le t-shirt, les lèvres se serrent, les mordre s’il le faut, puis le regard droit dans vos yeux, la tête bien droite, la fierté triste de l’accusé, la honte qui se mèle à la sueur, faut savoir ce qu’on puera, puis tant qu’à pas avoir été à la hauteur de son père, aussi bien attendre ça passera. Il était temps que je lui démonte tout ce beau tas de conneries.

* * *

On a eu une longue discussion le fils et moi ce soir. C’est qu’il a peur du noir, il me semble vous l’avoir dit. Vous avoir dit aussi que les émotions elles venaient des idées qu’on se fait des trucs, des pensées qu’on génère. Des idées aussi connes que “Si mon père me reprend, c’est que je suis une mauvaise personne…”, “ma valeur personnelle vient de descendre aux yeux de mon père…”, “en ce moment, visiblement, il m’aime moins…” et toutes les autres stupidités que l’on entretient, de l’âge enfant ou trainé jusqu’à l’âge adulte, et qui nous font dire des conneries du genre “si tu me quittes, je vais mourir!”

Élevé que j’ai été à coup de “fais pas de peine à ton frère… tu vas faire mourir ta mère… sois donc le plus fin des deux… on peut pas passer une journée sans que tu nous la gâche…” on a la recette parfaite pour entretenir des idées assez riches à générer des émotions plus ou moins agréables. J’ai donc fait le tour avec le fils, tant qu’à revoir la logique de la peur du noir, et en ai profité pour lui dire comme la maturité émotive tenait dans les idées un peu farfelue qu’on entretient.

Lui rappeler qu’il se peut qu’un jour il constate que je suis animé de pas mal de comportements imbéciles, qu’il serait donc utile qu’il ne base pas sa vie sur me plaire, lui rappeler aussi que sa peur du noir est normale et désagréable, et qu’il serait donc utile de revisiter la pensée qui se cache dessous, lui rappeler que si un jour il décide de ne plus venir me voir, ce sera bien de ma faute si j’ai de la peine à m’en tordre les boyaux, non la sienne, certainement parce que je me fais l’idée que sa décision serait irréversible, basée sur ma valeur en tant qu’être humain, et autres conneries qu’on peut entretenir dans nos drôles de têtes d’adultes.

* * *

J’ai surtout demandé au fils de plus jamais accepter les fardeaux du genre “je crois en toi, je sais que tu y arriveras…” et autres pollutions qui génèrent plus de honte que de confiance quand les choses tournent au vinaigre. Il faut croire en ceux qui combattent, certes, mais jamais dire croire en absolu à leur victoire.  Je lui ai aussi recommandé de plus jamais cacher ces peurs, même si ceux qu’il aime lui disent des absurdités comme “j’ai confiance en toi… tu la surmontras”, phrases souvent dites par des adultes qui ont peur de l’amour, du bonheur gratuit, ou des enfants, sinon qui ont le cerveau lavé Dr Nadiouche plus blanc que parent.

Je vous laisse, le fils dort à poings fermés. Sinon je l’aurais bercé sur cette chanson juste pour lui et tous les fils du monde qui sont aimés.

 
icon for podpress  Mon Fils, Claude Léveillé [2:47m]: Play Now | Play in Popup | Download

Can’t beat it!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 26-06-2008

Voilà deux soirs que je vois le fils en caméra, grâce à MSN. Je ne sais trop si je vous l’avais confié, mais à l’achat de la nouvelle bombe, on lui a légué l’ancien missile, plus désuet, déjà désuet. Sa fête a été l’occasion de lui acheter une webcam, mon ultime tentative pour arriver à entretenir une discussion avec le fils, plus fréquente, plus longue, plus chargée de contenu, aussi.

Parce que je dois vous l’avouer, le fils est pas mieux que son père avec un combiné. Je suis nul au téléphone, je cherche les mots, je suis facilement distrait, je perds le fil, je m’y emmerde, surtout quand c’est moi qui doit faire la conversation.  Je peux pas reprocher au fils de pas faire mieux, ni autrement, c’est même rassurant, considérant qu’il est sorti blond aux yeux bleus il y a 9 ans, alors que son père est tout autrement.

Alors j’ai capitulé. Me suis rangé, mis à hauteur d’enfant. L’ultime tentative pour discuter avec le fils. Webcam et backgammon par MSN en même temps. Voilà qui marche, voilà qu’il me manque moins, voilà que je sens que je fais moins la gueule, aussi. Voilà surtout que je me rends compte que la résistance, sur ce point au moins, est inutile. Le monde a changé. Can’t beat it!

C’est d’ailleurs tout ce que j’avais l’inspiration de vous raconter ce soir! Je vous parle même pas de mon congé demain. Même pas de la semaine qui s’en vient avec le fils back home pour le plus grand bonheur de son vieux! 

C’est parce que hier…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 16-06-2008

pere_fils Un jour, un père se tenait devant son garçon qui tentait, avec pas mal d’efforts, de dégager l’entrée de sa cabane secrète, bouchée par une bien grosse bûche.  Son père le regarda multiplier les efforts et l’enfant se tourna vers lui.

-  Pourquoi n’utilises-tu pas toutes tes forces? demanda le père.

-  Mais c’est ce que j’ai fait! rétorqua l’enfant.

- Non, de conclure le père, tu ne m’as rien demandé.

Si cette situation n’est pas sans me rappeler pas mal mon fils, elle ne peut pas non plus manquer de me rappeler ce que je suis, dans mon rapport avec les autres, avec Dieu aussi, celui qui vous plaira!

Anecdote inspiré de Zig Ziegler

Appelez Dre Nadiouche!

Filed Under (La vie ensuite, Vos bêtises!) by Exivrogne on 19-03-2008

frustree Bon! Je reviens de chez la fêlée là, de lire vos commentaires plutôt, sur son billet ras-le-bol d’hier.  Eh ben! C’est fou ce qu’on est prêts pour la fin du monde vous et moi vous trouvez pas?  Je l’ai dit dans ses commentaires, mais j’ai fait court.  Je suis d’ailleurs toujours très respectueux de l’espace de la fêlée, je commente à peine, un petit grain de sel de rien, elle est chez-elle que je me dis, c’est une pensée que je partage avec le Mammouth chez Marie-José.

Le tout n’a pas été sans me rappeler ce billet où je parlais d’une soif qui passait dans ma vie, un billet où je vous demandais de pas vous étaler trop dans les conseils, question de pas traumatiser la petite* sur ce qui l’attendra quand elle admettra avoir envie de boire un coup.  Comme vous lisez parfois en diagonale, vous étiez passés droit sur le demande, puis qui je suis moi pour vous demander quoi que ce soit, j’aime votre liberté de penser.

* * *

D’ailleurs vous en saviez presque autant que moi. Elle vous avait parlé de son SPM dans des commentaires et des textes précédents. Quand elle dit ces mots dans un billet, c’est un peu comme la météo quand elle vous annonce une tempête. Si vous fermez la télé et que vous sortez quand même, faites pas les grands surpris de vous retrouver dans la marde blanche jusqu’au cou. Moi quand elle dit SPM, je fais comme les mammouths, je recule mon cul dans un bureau.

Qu’est-ce qui se passe quand le volcan se réveille, vous l’avez vu hier. C’est cyclique, c’est particulièrement marqué si la puce décide de déclencher quelque chose, c’est l’éclatement de ma fêlée. C’est toujours mieux dans ce temps-là de laisser la lave couler sur les bords, ça a comme juste besoin de sortir, pas besoin d’évacuer le village, d’appeler SOS-Mammouth ou Doc Nadiouche, juste besoin de savoir que c’est une sortie, de celle qui font du bien.

* * *

Tiens parlons-en de Doc Nadiouche. Je sais pas vous, mais moi quand j’étais enfant, dans la famille complètement tordue que nous avions, et où chacun faisait l’imbécile avec grâce et à sa façon, me semble qu’elle aurait juste pu foutre plus de merde. Je sais pas vous, mais si ma mère avait eu l’idée de faire débarquer une équipe de télé, d’éclairagistes, de preneurs de son, de caméramen, de régie, de webcam dans ma chambre, avec à sa tête une blonde qui m’analyse, me semble qu’avec une telle armée, j’aurais, enfant, sorti le drapeau blanc en attendant de trouver un moyen de l’éliminer.

Me semble d’ailleurs que dès que vous êtes prêts, avec un enfant qui va déjà pas trop bien dans son contact avec ses copains d’école, à filmer le tout et le faire présenter sur la télé aux heures de grande écoute, me semble que le problème dans cette famille il est assez évident là. Imaginez le petit ensuite qui va à une fête de copains…

* * *

Tiens, pourquoi Dre Nadiouche, on lui impose pas de revenir à l’adolescence de chacun des marmots qu’elle dompte en direct.  Moi j’aimerais bien! Tiens, 10 ans plus tard, venez voir la gothique qui va à un rave après être allée chez son couche-tord.  Me semble que j’aime l’idée. Parce que j’avoue qu’après seulement un mois, l’enfant ayant compris qu’il débarque une équipe de télé dès qu’il fait l’imbécile, il se dit qu’il est mieux de bien aller pour un temps. C’est suffisant pour vous créer de toute pièce un petit St-Jean-Baptiste de parade!

Bon, je me pousse. Vous l’avez compris, ici la tempête est passée. Maman va redevenir bientôt comme d’habitude. La prochaine fois, ce serait bien de pas me forcer à parler de SPM, c’est moi ensuite qui mange tous les coups parce que j’associe ces choses avec les événements. Quand, pourtant, c’est clair non? Allez, bonne tempête!