Garamond autrefois signifiait une police noble…

Filed Under (La vie ensuite, coup de gueule) by Exivrogne on 07-12-2008

Je me suis pas mal retenu. D’abord parce que je sais qu’elle les aime bien moi ses lecteurs ma fêlée. Elle les traite aux petits soins. Elle fouille pas mal, dans sa tête comme sur le net, dans les revues, elle fait un certain nombre d’efforts pour pas les enterrer de conneries. Ça doit certainement expliquer qu’elle en a quelques centaines, alors qu’ici, avouez qu’on tient la chose avec un peu plus d’intimité.

Tiens prenez ce billet où je vous parlais de ma belle grande peine d’amour. Vous qui êtes venus me visiter, vous asseoir dans mes pixels, vous avez pris le temps de lire. C’est pour ça que je vous aime! Mais chez-elle, là où elle explique ce qu’elle ressent quand je suis dans ce genre d’état, c’est fou ce qu’on a pu lire de conneries. Y’a remarquez qu’avant de commenter, même si elle avait mis le lien vers chez-moi pour que ses lecteurs comprennent, y’en a de ceux qui sont tellement pressés de s’exprimer que…

* * *

Ma fêlée elle termine son billet comme ceci:
La soif, la soif d’alcool c’est de ça dont il s’agit. J’apprends à composer avec elle, puisque je ne peux la rayer de notre vie. Il l’explique mieux, il l’explique comme il la vit,
c’est à lui, même si je remuerais ciel et terre pour la lui enlever et
cesser d’avoir la trouille chaque fois qu’elle se pointe.

Bon allez, on se condense un peu deux commentaires?  Juste pour le plaisir de voir pourquoi je vous aime bien, vous, mes lecteurs, qui évitez ce genre d’absurdité.

Je suis et serai toujours surpris de voir que la majorité des femmes
trompées ont besoin d’une preuve en béton armé avant d’agir….
On dit qu’il est impossible de mentir aux femmes, elles s’en aperçoivent tout de suite, etc…
Pourquoi alors se cacher la tête dans le sable ?
Il vous trompe ? foutez-le dehors ! C’est simple, non ?

La soif comme maitresse ! c’est encore pire !
Une alcoolique dans ma maison? jamais !
Ni une joueuse, ni une adultère…
Le contrat était clair, au début, me semble.

* * *

J’aime bien faire des images lorsque je vous écris. Je le fais toujours en supposant que vous prenez le temps de tout lire. Vous me décevez presque jamais. Vous comprenez pas mal tout le temps. C’est parce que remarquez qu’on a une longue relation vous et moi.

Il y a pas mal de choses qu’il faut faire bien attention de pas dire au Québec. Même si c’est une blague, même si c’est un lapsus, on est bourré de tabous ici chez-nous. Heureusement vous remarquerez, on est pas encore au stade où trainer dans la merde un alcoolique qui a soif est permis. Ça en dit long! Je vous le dis souvent, c’est aussi pour ça, que je vous aime! Ah! Le rapport avec le titre de ce billet? Le drôle de lecteur qui signe ces commentaires chez la fêlée, c’est garamond…

La foule de ma pièce sombre

Filed Under (La vie ensuite, politique éditoriale) by Exivrogne on 10-06-2008

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Bloguer comme nous le faisons elle et moi, comme plusieurs d’entre-vous le faites aussi, c’est avancer à deux les yeux fermés, dans une foule dont on ignore le nombre, encore plus les intentions qui se cachent derrière leur raison de venir nous lire

Je vous racontais dans un précédent billet combien je juge important pour moi de m’interroger sur le contenu de ce blogue, sur la façon de discuter avec vous, sur le rapport qu’il serait heureux que nous entretenions vous et moi.  Cette réflexion est devenue encore plus importante suite à la fermeture du blogue d’un ami.  Une fermeture aussi subite que raisonnable, compréhensible que violente, une histoire comme toutes les histoires qui s’écrivent sans trop de plan et où les personnages secondaires (les visiteurs, oui oui! vous!) se mettent soudainement à mener le bal.

C’est qu’on aime à bien vous traiter. Je vous le dis souvent, il serait utile de ne pas nous prendre, vous et moi, pour des imbéciles. Je tente de vous respecter et vous me le rendez joliment bien, surtout  depuis que j’ai fermé l’ancienne place pour venir mettre la table avec vous ici et que nous sommes qu’entre nous.  Une réflexion importante parce que mon ami, celui qui a crié last call, il était parmi ce que la bloguosphère sait offrir d’intéressant.  Bien que je n’accrochais pas à toute la variété de billets que ce dernier pouvait offrir, dans ses textes clavardés à l’encre du coeur, il valait le sacré détour mon ami.

Alors dans cet espace noir qui se dessine ici, comment échapper aux pièges n’est pas la vraie question. C’est surtout comment ne pas m’échapper qui me préoccupe le plus. Parce que vous êtes capables de pas mal de gentillesses, d’autant de mots doux qu’un mec qui veut baiser, vous êtes gentils, ça vous le savez. Devant la gentillesse, le danger peut alors devenir la complaisance, un piège dans lequel je refuse de tomber. Ça fait chier la complaisance, c’est emmerdant devoir des gentillesses, ce l’est d’autant plus que c’est rarement pour cette raison qu’on a ouvert un blogue, avouons-le.

Bloguer comme nous le faisons elle et moi, comme plusieurs d’entre-vous le faites aussi, c’est avancer à deux les yeux fermés, dans une foule dont on ignore le nombre, encore plus les intentions qui se cachent derrière leur raison de venir nous lire.  C’est quand on se met à réfléchir à ce qui vous amène ici, à ce qui vous fait vibrer ou pester, c’est là qu’on s’éloigne du vrai but qui se cache derrière nos blogues, un journal intime, très intime, sur ce que nous sommes, qui livre ce que nous avons au coeur et qui présente celà fait, toute la libération des mots échappés.

La politique éditoriale, cet engagement que j’ai avec moi sur le contenu que je vais vous livrer, c’est ce qui me garantie que l’exercice que je fais en écrivant me respecte et me fait le bien que je souhaite. Le bien que je peux vous faire est secondaire. Si j’oublie ceci, je me perds lentement.  Étrangement je réfléchissais à mon ami hier, en me tirant une toute simple conclusion… quand on se demande ce qu’on va bien pouvoir vous écrire, on est déjà un peu perdu, parce que la vraie question devrait être :

"Qu’est-ce que je vais bien me dire aujourd’hui?"

Posée de cette façon, tout devient tellement plus simple!

Me demandait en passant…

Filed Under (3d) by Exivrogne on 27-05-2008

4 Vous savez une des questions qui m’occupe le plus ces jours-ci? C’est comment il se fait que l’on arrive à positionner, à créer puis faire évoluer un personnage en 3d jusqu’à ce qu’il arrive à pouvoir avoir une identité, une personnalité, puis se créer des moments, des événements.  Ces mêmes moments qui ensuite peuvent devenir un petit phénomène d’attention médiatique.

On y reviendra sur cette question, plus longuement, avec plus de profondeur, mais disons que le premier constat que je fais, froidement là, c’est de me rendre compte que l’époque virtuelle qui terrorisait tellement mon frère dans sa jeunesse, elle est peut-être arrivée. Un personnage complètement créé, qui parle et publicise du contenu complètement numérique, les blogues, qui occupe un espace complètement virtuel, un décor, pour un temps bien réel.  Qu’ensuite il puisse, ce personnage se présenter à un bulletin de nouvelles et exprimer ce qu’il voit dans l’événement virtuel, c’est probablement ce qui m’étonne encore le plus.

Finalement, c’est de constater que nous sommes peut-être arrivé au point où en plus de nous personnaliser par ce que nous écrivons dans nos blogues, nous pouvons ponctuer notre identité par un personnage, une animation, et qu’en bout de ligne, les gens collent les écrits sur le personnages 3d.  C’est débridé pour l’instant ce bout d’explication, soyez gentils je viens de me lever, et comme mon ami Mario dit souvent : “On blogue pour se parler à soi!”

À tout de suite!

De neige et de clôtures…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 21-02-2008

cloture Bonsoir Renaud! Je sais que t’es parti un peu déçu. Les discussions de pays que tu viens faire ici, quand je les allonge pas parce que je peux pas choisis de ne pas parler de politique ici, c’est jamais sans te décevoir. C’est même un peu pour ça que c’était bien qu’on manque de lait, de clopes et de pain.  Mais une chose que je peux faire ce soir, c’est te raconter comment on fait une terre.

Tu décideras bien ensuite de réduire le tout à l’échelle que tu veux bien, un Montréal ou tout l’Europe si ça te chante, quand la base y est, le reste, je te laisse ça. Parce que vois-tu, c’est pas trop de mon département les limites moi. D’ailleurs c’est bien davantage ta pensée que j’aimerais te voir travailler que ce que tu mets tant d’efforts à foutre dedans. On y reviendra bien un jour de toutes façons, peut-être vers tes 30 ans, c’est pas mal l’âge où on vide ce qu’on a mis dedans après l’avoir mélangé pas mal. Mais là je m’écarte, c’est une toute autre affaire.

Je vais te parler de terre donc. Je vais te rappeler qu’actuellement, on a un des plus beaux taux de recyclage que l’on a jamais atteint au niveau domestique.  J’en profite pour te rappeler que c’est pas rien, on a même réussi à hisser des gens plus haut qu’eux-mêmes sur la seule fois de cette vertu.  M’enfin, c’est une autre histoire ça aussi. Je reviens à mes poubelles.  Alors voilà! Malgré ce taux aussi élevé de matière recyclée (bien qu’encore fâcheusement bas à mon avis), on est encore à se chicaner demander chez quel voisin on pourrait bien l’envoyer!

Bah! Je sais, tu vas me dire que c’est pas toi! C’est pas ma voisine non plus! D’ailleurs, la grandeur des êtres humains, elle se calcule pas dans le calme plat. On reconnait un capitaine dans la tempête, pas vraiment sur les eaux emmerdantes des fleuves qui vont bien. C’est pareil pour les humains. Tiens, prends cet hiver! Déjà que l’été les chicanes de clôtures prenaient pas mal de temps de pas mal de gens, cette année, c’est les chicane de neige. Je te raconte pas, je te souhaite même de pas voir la bêtise quand t’auras ta voiture comme elle se manifeste cette année.

Tiens prends ma voisine, donc. Lentement, doucement, subtilement, se disant que le con d’ivrogne il voit rien, elle en met de plus en plus, partout, devant ma voiture, ma porte de remise, le bac de recyclage (elle recycle pas!), devant notre chemin condamné derrière, subtilement.  Plus de 60 jours de subtilité qui font que maintenant, je suis stationné 6 pieds plus loin qu’elle, à coups de subtilité. Cet été ce sera la clôture, je te le jure Renaud, ça ment pas, quand les gens se chicane les flocons, imagines même pas ce qu’ils ferait pour de la tourbe!

Je t’entends me dire que tu veux parler du pays! NON! Je veux te parler de terre moi. Pas que je sais pas quoi dire sur le pays, mais je sais surtout comment on fait une terre. Alors je te raconte encore. J’ai lu un livre un jour, il disait un truc comme ceci:

La première bêtise humaine a été cet homme qui s’est pointé devant un autre pour lui dire -ce terrain est à moi!-  La deuxième bêtise est que l’autre homme l’a cru!

J’aimerais bien qu’avant de revenir me parler de tout ça, tu te sois un peu fait les dents intellectuelles sur ce que je viens d’essayer de te dire là. Tout ces gens qui actuellement, dans la rue, dans leur cour, dans leur stationnement, sur leur gazon, montent des clôtures, enterrent les entrées de leurs voisins, vieux ou maman d’un bébé, pour une seule haine indistincte d’un climat, de ses conséquences, je veux que tu regardes ce comportement puis ta terre un instant, que tu fasses ceci avant de venir me parler de nouvelles limites ou de plus grandes visions.  Parce que c’est la prémisse à l’autre discussion qu’on aurait ensuite, et c’est pas pour ça que je tiens ce blogue! Ensuite je te donnerai mon avis, et va pas en présumer d’avance, je suis parfait pour perdre le monde!