C’est comme ça qu’il faut faire quand on aime!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 14-04-2008

hockey26 Bon allez! La photo c’est pour être d’actualité.  Je vous aime. Pas tous également, j’ai quelques préférés j’en conviens, mais disons que généralement, peu d’entre vous soulèvent chez moi des scénarios de boucherie où l’imagerie mentale n’est jamais sans cris et supplications.

Et parce que lentement mais sûrement, ce blogue est en train de devenir anonyme, un petit point de rien dans la bloguosphère, une marche des marches vers l’enfer, alors aussi bien vous traîter comme il se doit. Alors voilà, je vous fais le “update-de-ce-qui-se-passe-dans-la-vie-de-l’ivrogne”.

Le mariage:  Bon, vous serez pas fier de moi, j’ai un peu trainé, j’ai presque rien de préparé. On a pas davantage que ce qui est écrit dans la section “mariage” de ce site.

La marcheuse: Pas revue depuis un bon mois.

Le nord canadien: Bon, là c’est entre une rencontre au sommet (lire le Madrid) et ce que ma vie va suggérer au niveau professionnel. Disons plus concrètement que si on a pas mieux à m’offrir que l’exil chez un peuple qui construit pour pas mourir de notre mépris, tout penche pour que j’aille participer à leur fierté.

Le papier de toilette Charmin: Les 3000 rouleaux achetés par la fêlée sont enfin terminés. J’ai débouché 120 fois la toilette, je sais maintenant que ce qui est doux peut aussi glisser sans absorber. On est passé à autre chose.

Autre chose: J’ai débouché encore la toilette ce soir. La fêlée a raison, c’est relié aussi aux enfants.

Le plombier: Est pas revenu faire le plafond. Oui, il est encore en vie. Non je ne l’ai pas trouvé encore.

Le Zyban:Je compte arrêter de fumer ce vendredi. Mon cerveau va bien, si ce n’est qu’il est en train de se déménager complètement dans un formidable furoncle posté juste au dessus du sourcil gauche. Quand je fais un clin d’oeil, on dirait un ballon qui rebondit.

L’ orthographe:  J’ai beaucoup de misère encore avec l’accord de “ensevelir”, “rebondir”, “anéantir”, “aimer”.

Amy Winehouse: Pareil que pour la marcheuse!

Le fils: On a fort à faire pour se saisir, se recevoir, se rejoindre, se toucher. J’ai bu 60% de sa vie, au moins, aussi, l’argent de ses études universitaires si on calcule pour se faire mal.

Les anniversaires: Bientôt la mienne, puis celle du fils. Il aura 9 ans. Ce fera alors 50% du temps de sa vie que j’aurai bu.

Le bonheur: Comme les lundis, pas trop souvent.

L’amour: Elle est une sainte. Je suis son péché. Elle a même pas pensé à gagner son ciel, c’est vous dire ce qu’elle a préféré.

Le nouvel ordi: Est devenu le jouet de la sainte. Moi je suis retourné au Dell dès le lendemain, mais avec le droit de prendre l’ancien moniteur alors qu’elle est occupé sur le 22″ wide.

Les amis: Ils me manquent cruellement, de voix chaude ou de conseils, pour la tendresse ou pour le coeur.  Heureusement nous nous sommes parlés, quand le bateau coule, c’est ce genre de téléphone inattendu qui fait du bien.

Les amis de l’autre côté: Envoient des vidéos, envoient de la chaleur, font de la voix au-delà de l’écran, deviennent plus vrais que nature. Notre couple a une âme soeur, peut-être de ce côté aussi!

Le chalet: On est même pas allé finaliser chez le notaire encore. Heureusement que le vendeur ne peut que vendre à nous! Et puisque l’hiver est pas comme moi qui sait partir, on risque de faire dans la boue jusqu’en octobre 2009.

Renaud:  Bon là c’est compliqué. Il a un ami qui peut pas me blairer. Un boomer qui perd jamais une occasion de me casser pas mal de sucre sur le dos. Puisque mon métier donne pas mal de matière à me faire détester, il a l’embarras du choix.  Alors j’en avais marre de voir Renaud plus savoir où se placer, je l’ai envoyé vivre un peu. En amitié, c’est aussi important savoir partir que de savoir arriver. J’en ai profité pour lui recommander d’aller vivre un peu avec les siens, des ados, des jeunes femmes qui donnent les premiers baisers, les mains tremblantes, le coeur glacé par la peur de le casser, le coeur capable de fendre quand les amis en sont plus.

Des doutes: C’est là… c’est moche le doute, c’est toujours avant, juste avant, pas mal de talents. Allez fouiner!

Des autres

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 27-03-2008

Elle est passée comme d’habitude. Je vous dis ça comme ça, juste au cas où vous vous faisiez du souci pour la marcheuse.  Pareil qu’avant, que tout le temps. Même manteau ouvert malgré la tempête, même tout, même rien. J’imagine souvent sa vie comme une météo d’hier, 5 minutes de ciel gris, un vent qui se lève, une neige qui vous aveugle, du grésil qui vous râpe la peau, puis un soleil qui fait trop vite, juste pour plaquer le printemps comme un fils de con qui jouerait au hockey.

J’ai vu Renaud aussi. L’ai vu au café, le même où la fille prenait de la lumière. J’ai pris une salade, les coudes sur le comptoir, j’ai desserré la cravate, me suis planté le nez dans le bonheur balsamique et le printemps arraché à une verdurette domptée.  La serveuse m’a raconté comment c’est difficile faire en famille, comment c’est souvent pire pour quatre jours en congé, comment il serait bien que je prenne des vacances, comment c’est con mettre les mêmes jours de repos que ceux des enfants déjà reposé, lui ai dit que j’allais me marier. Elle a dit que c’était sérieux, la vie.

Je cherche une façon de vous parler d’une autre là, une comme il s’en fait pas trop dans les lignes de montage d’un Dieu ironique.  Une qui fait des différences parce que Dieu lui a fait le véhicule de vivre avec vraiment pas beaucoup d’options.  Pas de celle où le régulateur de vitesse fonctionne, encore moins de celle où les laves-glace arrivent à enlever la merde sans en laisser une longue traînée dans ce qui reste pour voir les coups venir. Une de celle dont le bonheur tient dans un coffre à gant et semble parfois étrangement réussir à tenir le volant de ses rêves et fouiller dans le coffre, au cas où, quelqu’un lui aurait arracher ce qu’elle a pour s’accrocher. Ce sera ce soir tiens!

Vu la marcheuse: Hier

Vu Renaud: Hier

Nuit normale: Des lunes

Parce que je le dis!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 12-03-2008

puce Le printemps est arrivé. La marmotte faisait pas, mon oiseau non plus, la moufette a Floglia pas davantage, mais là, c’est un ivrogne qui vous le dit. Quand un ivrogne se met le bout du nez dehors et qu’il voit son ombre, soit qu’encore une fois il tourne le dos à la lumière, ou bien c’est le printemps. Mais bon, les astres sont alignés: La Fêlée est encore dans la lune, Vénus et le mont que j’en ai fait avec Paint vous a inspiré, même mercure veut descendre. C’est le printemps. Parce que je le dis.

* * *

Tiens il y a Renaud qui s’est même aligné sur la puce. La puce elle a 8 ans. Ça fait qu’on pardonne pas mal de choses. C’est pas rare qu’elle déforme les paroles de sa mère pour les tourner comme ça lui chante, ça ressemble toujours à ceci:

-  J’veux une collation! de demander poliment puce sur le ton d’une lieutenante en mer.

-  Fouilles dans le frigidaire! de répliquer la mère exaspérée qui aime nommer des marques.

La puce revient dans le salon, une tempête de tristesse comme quand toutes les peines d’amour sont ressenties par la même personne.

-  Ben là, il y a même pas de crème glacée! de plaider la puce.

-  Je suis pas allée à l’épicerie encore! de se défendre une fêlée qui se retient de toutes ses forces avec les images sanglantes qui lui parcourent l’esprit.

-  Ben t’avais pas dit que t’en achèterais? Tu l’avais promis! de scander la puce avec un air de Noisette sociale avec une pancarte et une cause pour faire avec.

… et nous voilà partis. La fêlée qui doit rétablir les faits, rappeler qu’elle a dit “si j’ai le temps”, “peut-être” avant “acheter”, “si tu viens avec moi” plutôt que rester encore affalée devant télétoon, etc… Dans ce temps-là, la puce repart avec les 5 blessures de base bien entrées dans toute sa chair.  Trahison, rejet, abandon, humiliation et injustice, la vie est une salope et juste avec moi en plus!

* * *

Renaud il est à construire son cerveau. C’est même écrit dans le Reader’s Digest. Faque c’est vrai! En plus qu’un ivrogne vous le dit, c’est un onzième commandement alors. Mais voilà, Renaud il pense que le sien est terminé, prêt pour la route, une machine de haute-technologie, 20 ans en avance sur l’humanité et les attardés qui la peuplent. Renaud, il est toujours prêt pour jouer des neurones.

Mais bon, je le ménage mon “beau-fils” comme dit Lagacé.  Je lui dis pas. Parce qu’il a encore des flashback de 8 ans là, il change ce que vous dites, ponce les nuances, dérobe les mots des mises en contexte. Ajoutez à celà la verve adolescente d’avoir raison sur n’importe quoi, quitte à faire chier un alcolo pour avoir l’impression d’avoir raison, alors il me sert du “puce” sur un plateau d’argent.

Alors ces jours-ci, tambours et trompettes, Renaud il est dans sa phase de:

  1. Dit
  2. Semble
  3. T’avais
  4. L’autre fois
  5. Ah ben!

Mettez ensemble, une quinzaine de fois, ça donne ” Ah ben! L’autre fois me semble t’avais dit que…”

Dans ce temps-là il me vient le découragement. Je regarde mon disciple et je me dis qu’on est peut-être mieux de pas se partir une secte ou un truc important comme une religion. C’est assez mal barré. Les nuances et Renaud, c’est deux univers. Les contextes et les mots, c’est pareil. Renaud, il aime bien avoir raison, plus que tenter de suivre le raisonnement. Mais bon, je vais aller le faire un peu marcher sur du charbon ardent en lisant un peu de Jung, parfait pour vous ramener l’esprit aux nuances.

* * *

C’est tout pour ce soir, parce que Renaud il lit, parce qu’il est orgueilleux en plus, parce qu’il vient toujours en hostie dès qu’il croit qu’il a fait une bourde. Renaud il a le mal des ados issus de son milieu, celui-là dont je vous ai parlé, celui dans lequel j’ai grandi aussi, celui où c’est mieux de frapper le premier, parce que la vie a pas de temps à perdre quand vient le temps de vous mettre au plancher.  C’était pour l’aider à trouver la nuance, lui qui vit sur ses derniers souffles de popularité le billet que Lagacé a branché. C’est pour lui apprendre que pour trouver les nuances, ça prend un bonheur et un pied au cul vers l’enfer, ce qui oblige indéniablement à découvrir le gris, entre les deux, au passage.

De neige et de clôtures…

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 21-02-2008

cloture Bonsoir Renaud! Je sais que t’es parti un peu déçu. Les discussions de pays que tu viens faire ici, quand je les allonge pas parce que je peux pas choisis de ne pas parler de politique ici, c’est jamais sans te décevoir. C’est même un peu pour ça que c’était bien qu’on manque de lait, de clopes et de pain.  Mais une chose que je peux faire ce soir, c’est te raconter comment on fait une terre.

Tu décideras bien ensuite de réduire le tout à l’échelle que tu veux bien, un Montréal ou tout l’Europe si ça te chante, quand la base y est, le reste, je te laisse ça. Parce que vois-tu, c’est pas trop de mon département les limites moi. D’ailleurs c’est bien davantage ta pensée que j’aimerais te voir travailler que ce que tu mets tant d’efforts à foutre dedans. On y reviendra bien un jour de toutes façons, peut-être vers tes 30 ans, c’est pas mal l’âge où on vide ce qu’on a mis dedans après l’avoir mélangé pas mal. Mais là je m’écarte, c’est une toute autre affaire.

Je vais te parler de terre donc. Je vais te rappeler qu’actuellement, on a un des plus beaux taux de recyclage que l’on a jamais atteint au niveau domestique.  J’en profite pour te rappeler que c’est pas rien, on a même réussi à hisser des gens plus haut qu’eux-mêmes sur la seule fois de cette vertu.  M’enfin, c’est une autre histoire ça aussi. Je reviens à mes poubelles.  Alors voilà! Malgré ce taux aussi élevé de matière recyclée (bien qu’encore fâcheusement bas à mon avis), on est encore à se chicaner demander chez quel voisin on pourrait bien l’envoyer!

Bah! Je sais, tu vas me dire que c’est pas toi! C’est pas ma voisine non plus! D’ailleurs, la grandeur des êtres humains, elle se calcule pas dans le calme plat. On reconnait un capitaine dans la tempête, pas vraiment sur les eaux emmerdantes des fleuves qui vont bien. C’est pareil pour les humains. Tiens, prends cet hiver! Déjà que l’été les chicanes de clôtures prenaient pas mal de temps de pas mal de gens, cette année, c’est les chicane de neige. Je te raconte pas, je te souhaite même de pas voir la bêtise quand t’auras ta voiture comme elle se manifeste cette année.

Tiens prends ma voisine, donc. Lentement, doucement, subtilement, se disant que le con d’ivrogne il voit rien, elle en met de plus en plus, partout, devant ma voiture, ma porte de remise, le bac de recyclage (elle recycle pas!), devant notre chemin condamné derrière, subtilement.  Plus de 60 jours de subtilité qui font que maintenant, je suis stationné 6 pieds plus loin qu’elle, à coups de subtilité. Cet été ce sera la clôture, je te le jure Renaud, ça ment pas, quand les gens se chicane les flocons, imagines même pas ce qu’ils ferait pour de la tourbe!

Je t’entends me dire que tu veux parler du pays! NON! Je veux te parler de terre moi. Pas que je sais pas quoi dire sur le pays, mais je sais surtout comment on fait une terre. Alors je te raconte encore. J’ai lu un livre un jour, il disait un truc comme ceci:

La première bêtise humaine a été cet homme qui s’est pointé devant un autre pour lui dire -ce terrain est à moi!-  La deuxième bêtise est que l’autre homme l’a cru!

J’aimerais bien qu’avant de revenir me parler de tout ça, tu te sois un peu fait les dents intellectuelles sur ce que je viens d’essayer de te dire là. Tout ces gens qui actuellement, dans la rue, dans leur cour, dans leur stationnement, sur leur gazon, montent des clôtures, enterrent les entrées de leurs voisins, vieux ou maman d’un bébé, pour une seule haine indistincte d’un climat, de ses conséquences, je veux que tu regardes ce comportement puis ta terre un instant, que tu fasses ceci avant de venir me parler de nouvelles limites ou de plus grandes visions.  Parce que c’est la prémisse à l’autre discussion qu’on aurait ensuite, et c’est pas pour ça que je tiens ce blogue! Ensuite je te donnerai mon avis, et va pas en présumer d’avance, je suis parfait pour perdre le monde!

Pour te botter le cul!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 08-02-2008

Fait longtemps que je vous ai pas soufflé à l’oreille ce qui se passe avec le Renaud. Z’avez peut-être même oublié qu’il existe. Avouez qu’on est un peu comme ça, quand les trucs disparaissent de l’écran radar de nos actualités, c’est comme s’ils existaient plus. Je sais de quoi je parle, je vous jure, même que je sais même m’en réjouir parfois de cette drôle de manie que vous z’avez.

Mais c’est vendredi, je vous ménage le vendredi.  Même que je ferai pas exprès pour chambouler Marie-Josée qui est presque à prendre son poul avant de venir lire ici question de savoir si son coeur va tenir le coup. D’ailleurs je veux la rassurer, au moins c’est le coeur, alors que quand on se pointe sur d’autre site de mamans, c’est la température vaginale qui est à la mode symptothermique (enfin je pense). Bon! On se perdra pas dans les symptômes à tâter avant de lire nos conneries.

Renaud il avait son examen pour son permis temporaire cette semaine, il y allait avec la fêlée. Pas besoin de vous dire que Renaud il est toujours 2 ou 3 jours en avance sur sa vie. Sont vites comme ça les ados, je me souviens encore, me rappelle parfaitement toutes les filles qui m’ont reproché d’arriver à la fin sans avoir terminé le début.  M’enfin, c’est de Renaud qu’il est question, ce Renaud qui était déjà à me demander quand on allait ensuite prendre la rutilente Black Whoopie Machine pour ensuite pratiquer ses habiletés de pilote.

Renaud il a pas passé le test. Il a fouerré sur une connerie, je vous la raconte ici, parce que c’est pas juste:

“Vous êtes à une intersections à feux rouges.  Le feu est vert pour ceux à contresens et rouge pour vous. Un policier dans sa voiture à l’intersection vous fait signe de passer, que faites-vous?”

Renaud il a dit qu’il allait pas passer. Alors il est revenu pas de permis.  Bon écoute petit. J’aime pas faire la leçon mais là tu pousses le clou.  L’adolescence c’est pour le conformisme sans question. Faut pas philosopher partout, souvent pas à l’Église, dans la classe du cours d’histoire, encore moins philosopher avec les policiers. Quand un mec à casquette te dit un truc, c’est pas le temps de faire l’oeuf ou la poule, y’a ti vraiment cet ascendant d’autorité, dois-je suivre la loi ou celui qui la représente, dois-je…

Écoute Renaud, toute la vie est pas injuste, elle est souvent salope je te l’ai dit, mais quand les gens comme nous, nés dans une pauvreté qui fait les nids en barbelés, passent trop de minutes à se demander s’ils sont pas entrain de se faire berner par l’autorité, ça c’est le truc des adultes. T’en aura pour toute une trentaine à demander si tu aurais pas dû brasser davantage les règles. En attendant, quand la loi te dit avance, profites en donc pour toutes les fois où elle te fera reculer.  Je te dis ça tout en t’aimant toujours autant, même si parfois je te le dirais avec un pied au cul!