Cessez-le-feu!
Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 11-11-2007
J’y arrive pas. J’ai beau lire les 47 commentaires servis à Richard Martineau sur sa performance à 3950, je me réjouis pas comme vous le faites. Ne vous méprenez pas, je n’admire pas particulièrement Martineau pas plus que son épouse Sophie Durocher. Je suis en accord avec Laffèrière quand il exprime que “Martineau vit au-dessus de ses moyens intellectuellement…” mais voilà, la souffrance des autres me fait jamais trop saliver, enfin, pas autant que ce que je lis ailleurs dont chez madame Cousineau.
Le venin de Martineau n’est pas plus agréable lorsqu’il vous mord le mollet que ne l’est celui d’un certain nombre de journalistes, dont heureusement bon nombre font exception. Qu’il digère difficilement être “cité hors contexte“ est une souffrance qui accable habituellement celui qui subit le journaliste plutôt que les journalistes eux-mêmes, d’ailleurs, l’imprudence de confondre les genres appartient à Martineau et à personne d’autres. Non ce qui m’attriste, c’est votre rage, votre haine à l’endroit de quelqu’un, en l’occurence lui, que vous entretenez quitte à le voir foutu à la porte au premier moment.
Martineau a à son compte une deuxième erreur: ne pas avoir pris le temps de s’ingérer dans quelques commentaires (47 sur son blogue) pour présenter avec une certaine humilité son analyse de la réaction de ses lecteurs. Ainsi, après avoir qualifié l’un des médias qui le fait vivre de “média de pleutres”, en ignorant les commentaires des usagers, il n’a qu’entretenu leur colère. Il fallait ici descendre de sa tribune, se mêler aux “pleutres” le temps de leur raconter comment il se sent inconfortable dans toute cette tempête. En agissant ainsi, il ne fait que ressembler davantage à ceux qu’il cuisine et accuse de toutes les sortes de pitreries.
Le journalisme est devenu difficile. Les blogueurs journalistes n’ont pas su saisir l’opportunité qu’ils avaient de “diriger”, “mener” en quelque sorte la blogosphère vers la crédibilité qu’elle tente encore de se trouver. Je souhaite que monsieur Martineau prenne tout simplement un temps d’arrêt, qu’il se redéfinisse, qu’il apprenne de l’aventure, sans quoi, là, elle aura été vraiment inutile.
Nul ne doit payer éternellement et aussi cruellement une erreur dans ce genre de dîner de cons, un vrai mal de notre télévision qui devrait d’ailleurs inspirer une forme de refonte même pour “Les Francs Tireurs” qui pourraient apprendre eux aussi de l’exercice. D’ailleurs, monsieur Lagacé a une chance ici de se montre bon copain et bon frère, sur son blogue appartenant à l’autre côté de la clôture de Martineau. Parce que son ami a ici je pense besoin d’une oreille, d’une épaule, puis d’un bon coup de clavier dans un billet un peu chaleureux.
En attendant calmez votre haine, vous pouvez pas imaginer ce que c’est d’être en milions de copies tourné au ridicule.
