Un temps de cul!
Filed Under (coup de gueule) by Exivrogne on 13-02-2008
Je tourne un peu les pages, m’installe plus confortablement, évitant la sensation de vide en me collant bien le centre de gravité de chaque côté de mon siège, puis j’attaque le court paragraphe…
“Il y a 10 ans, nous révélions dans une enquête que les chauffeurs québécois étaient les plus…”
Je me plante les yeux au ciel, me dandinant à peine sur mon siège, prenant garde de ne pas en tomber parce que les conséquences seraient assez fâcheuses, les yeux au ciel donc, tentant de me rappeler où j’avais bien pu lire cet article il y a 10 ans. Touché! C’était en chiant.
Je repose les yeux sur la fin du paragraphe, un peu content de ma mémoire, un peu déçu que 10 ans plus tard, je commémore cet anniversaire douteux au même endroit, au même moment, dans le même effort, juste 10 ans plus tard. C’est comme si je venais de réaliser que je passe trop de temps aux chiottes.
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J’ai aux chiottes, je vous l’ai confié dans ma tag que je referai par même si l’excellente plume du blog blanc me la refilé comme une triste contagion, j’ai aux chiottes donc tout un tas de bouquins et de revue qui font foi de mes contradictions, de mes intérêts culturels qui peuvent faire de 0 à 100 le temps d’une diarhée dans un centre d’achat, j’ai donc là un éventail assez varié de trucs pour perdre mon temps.
Jen ai donc profité, question d’éviter de croire que j’ai passé dix ans de ma vie à chier, pour prendre le magazine ordinaire de gens qui le recoivent en cadeau comme une triste contagion de la part des matantes qui cherchent quoi donner, je me suis dit que ça pouvait pas nuire à l’exercice que je suis à faire et pour lequel j’aimerais consacrer moins de temps. J’ai lu.
” Manawan, Weymontachie, Wendake, Obedjiwan, (…) des lieux méconnus, mystérieux. (…) il s’agit de réserves qui n’ont de poétique que le nom. Les réserves, c’est un peu notre tiers-monde à nous, des endroits où la pauvreté matérielle et existentielle se cache derrière les épinettes noires.” C’est Émilie Dubreuil qui se cherchait une connerie à lancer, elle en a trouvé une superbe et digne de ce nom. L’effet du magazine a fonctionné, j’ai fait ce qu’il fallait et rapidement pour l’endroit où je me trouve.
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Je sais pas trop madame Dubreuil ce que vous connaissez de Wendake, je sais même pas si vous pouvez en nommer le chef de sa nation. Je sais pas si vous avez pris le temps de sortir de votre bled de béton, mais ce que je sais, c’est que vous avez pas documenté votre article davantage pour le commencer de cette façon. Je vous donne le droit de vous reprendre, d’aller voir ce peuple wendat qui ouvre son complexe hôtelier de quelques 20 milions de dollars bientôt, dans une fantastique prise en charge d’un peuple, dans le respect et la promotion de ses valeurs identitaires, je vous donne même le droit, si c’est trop loin de chez-vous, de leur envoyer une lettre pour reconnaître que la poésie existe aussi dans un livre qu’on a juste refusé d’ouvrir.
Décidemment, je passe trop de temps aux chiottes, et certains pas assez! C’est même comme pour le reste, c’est pas parce que je m’essuies que j’ai fini, je vous en reparle plus tard!
