Amy Winehouse - Back to black!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 04-01-2008

Tiens, pour cette année là, pour me faire un cadeau, vous avez tous le droit de prendre une guitare, de gratter ces simples accords, et de laisser Amy Winehouse chanter dans mon salon! C’est même sans danger pour sa sobriété et bon pour elle, je bois pas une goutte!  Allez, je vous laisse écouter la pureté de la prestation, dans de meilleures conditions qu’elle était à ce moment, une image vaut milles mots.
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Par la bouche d’une autre!

Filed Under (La vie ensuite) by Exivrogne on 30-12-2007

IVROGNE101 Tiens je vais vous le dire. Pour pas boire, un ivrogne, ça doit donner un grand coup de pied dans sa façon traditionnelle de gérer la vie et tout ce qui va avec.  Les plus chiants ont l’habitude de parler d’un mode de vie, c’est la façon la plus efficace d’ailleurs de faire fuir celui qui vient vous demander de l’aide remarquez bien. Alors je vais pas faire comme si et prendre cette expression, je vais me contenter de vous parler de chambardement dans la façon de négocier les courbes de la vie, c’est pareil mais c’est moins sectaire me semble comme propos.

Tiens pour pas boire il me faut pas du tout me mettre à en vouloir à quelqu’un.  C’est ce qui fait que j’ai parfois l’air d’un tapis de porte sur lequel s’ essuiera les pieds mon ex mais il n’en est rien.  C’est au contraire le seul moyen de cesser de lui donner l’ultime contrôle sur ma personne, celui qu’elle a quand je suis tellement en hostie que je vais en virer une, celle-là même qui amène toujours l’argument préféré de l’entourage de l’ivrogne: “Je te l’avais dit que ça allait pas durer!”

En plus de pas en vouloir à personne, j’ai aussi à faire un pas de plus que celui qu’on me demande, puis un pas de plus que celui que je me demande, aussi. C’est ce qui fait que j’ai parfois l’air d’un tapis de porte à garder silence plus longtemps qu’on s’y attend, plus longtemps que je me le demande au départ, plus longtemps que juge raisonnable d’ailleur le commun des mortels.

En plus de ça, je dois aussi faire le contraire de ce que je pense, encore aujourd’hui. Les vieilles idées sont jamais loins, les vieilles solutions non plus. J’aime à me rappeler 2003, j’aime à me dire que cette année là, depuis ma naissance, l’ensemble, la somme de mes bonnes idées, m’ont toutes mené vers le mur que j’ai frappé à 250 km|h des émotions.  Maintenant, quand il me prend une idée, spécialement si je me dis que c’en est une maudite bonne, la meilleure, c’est là que je fais le contraire.

Me rappeler, finalement, qu’après 33 ans à foutre la merde, je suis pas certains d’en avoir autant pour réparer le tout. Alors je m’y occupe, dès que j’y pense, dès que je surmonte cette drôle de paresse qui est jamais plus loin de celle du chat bien évaché sur le rebord de la fenêtre à regarder les autres d’agiter. 

Comment on le vit au quotidien? Voici une chic mise en situation!

Votre voisine fait fi de toutes vos paroles et continue de mettre la neige, de la taper du mieux qu’elle le peut, dans votre entrée qui mène au stationnement.  Elle se stationne bien devant la sortie de votre chemin bien tapé et sous la neige question qu’il vous reste pas un pied entre le banc de neige et la voiture. Quel banc de neige? Celui que vous avez mis devant votre voiture pour faire chier personne, pour pas le mettre derrière, parce qu’en allant le porter vous empirer votre sentier déjà bien tapé qui mène à chez-vous.  La même voisine qui le remplie en plus d’emplir le fort de neige de vos enfants.  Comment fait l’ivrogne concrètement donc?

Dans ce temps-là il ferme sa gueule. Il prend ensuite quelques minutes pour dire à la fêlée qu’il va bientôt s’énerver.  Il sort ensuite avec ses culottes de neige. Il se dit qu’il va pas pelleter un pouce de la neige de la voisine (il a une idée!), donc il fait le contraire! Il pellette donc derrière la voiture de la voisine, puis le tour, puis la neige devant ses marches, ensuite il regarde le putain d’énorme banc de neige devant sa voiture, 6′ par 6′ par 6′. Alors il le enlève bien la moitié, amenant tout derrière la maison, là où il se disait que ce serait bien de plus en avoir. Il le fait en tapant bien son sentier qui mène à chez-lui. La voisine sort, elle est en rogne, elle cherche un chaudron dans sa remise et en trouve pas. L’ivrogne a l’idée de lui en revirer un sur la tête mais alors il fait le contraire, il lui en offre un bien prêt, bien gros, tout lavé. 

Puis elle jase un peu avec l’ivrogne, elle lui raconte qu’elle se fait un bien beau Noël, même mieux que les autres. C’est qu’avant, son mari, un ivrogne, il lui foutait des râclées, la dernière il y a dix-sept ans. Juste avant de se tirer une balle, il en avait d’autres pour les enfants mais il a eu une meilleure idée, les garder pour lui. Elle me racontait ça avec un truc dans la gorge, puis me demandait si je trouvais ça difficile, après toutes ces années.  Na! que je lui ai dit.  S’agit de faire le contraire de ce qu’on pense.  Elle a semblé plus heureuse de repartir le chaudron dans les mains plutôt que sur la tête, et moi, pour finir l’année, mon Dieu à moi, ma grand-maman, est venue me parler par la bouche d’une autre femme.

Le besoin de la souffrance de l’autre!

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 27-11-2007

Vous le savez peut-être pas alors je vais pas prendre de chance et vous le dire tout de suite:  la famille de l’alcoolique et du toxicomane est aussi malade que celui qu’elle tente ou dit tenter d’aider.  Je vais aller plus loin puisque vous semblez pas vous remuer:  la famille de l’alcoolique ou du toxicomane participe bien souvent à catalyser le comportement de l’alcoolique ou du toxicomane.  Je vais pousser un peu, juste un peu plus loin, en vous disant que la famille de l’alcoolique ou du toxicomane a parfois besoin de la maladie de l’alcoolisme pour garder un semblant d’équilibre.  Voilà? Vous êtes encore des nôtres? Alors on va s’amuser un peu.

J’aime à comparer la famille à un mobile.  Vous savez, ce truc qui tient en équilibre avec des poids retenus par des ficelles à des bouts de bois.  La famille est un système qui est tout à fait comparable à ce mobile.  Or, malgré l’alcoolisme actif de l’un de ces membres, le mobile peut bouger bien sûr, mais le système demeure tout de même dans un équilibre relatif, apparent.  L’un se sert de l’alcoolisme de l’autre pour cacher son sentiment d’échec, l’autre pour se mettre en valeur en rapport à l’alcoolique ou au toxicomane.  L’autre sera le sauveur, prenant sa valeur dans ses tentatives de tirer d’affaires notre ivrogne tandis que certains membres de la famille en profiteront pour tout simplement passer incognitos. 

Ce sytème, notre mobile, peut fonctionner en fait tant et autant que tous les morceaux demeurent bien en place.  Souvent, le couple réussira tant bien que mal à survivre à l’alcoolisme de son enfant.  Les parents ainsi centrés sur la “maladie” de l’enfant alcoolique ou toxicomane pourront ainsi mieux s’écarter de l’affection qu’ils seraient sinon peut-être incapable de se donner.  Or, tout le système peut survivre assez bien jusqu’à temps que… l’alcoolique ou le toxicomane décide de cesser de consommer.

On retire alors du mobile, du système, un point d’équilibre autour duquel gravitaient tout le système familial, avec plus ou moins d’authenticité.  L’alcoolique ou le toxicomane en cure laisse derrière lui un mobile déséquilibré.  Les rôles de chacun sont à se redéfinir, le sauveur n’a plus de victime, le persécuteur non plus d’ailleurs, nos parents font face aux silences de l’autre, à l’absence de mission, les frères, les amis, les soeurs, les proches, cherchent par quoi se définir.  L’échec de l’autre n’étant plus, confronté maintenant à sa propre évaluation selon une juste échelle, la tâche est autrement plus lourde.  Qu’arrive-t’il alors?  On réincarne l’alcoolique d’abord… ce sera le sujet du billet de demain… amusez-vous en attendant à dire que je suis dans le champs. C’est comme ça que je vous aime, dans mon mobile!

Amy Winehouse et votre amour du déclin

Filed Under (Ex-Ivrogneries) by Exivrogne on 22-11-2007

C’est parce que vous refusez de vous souvenir des meilleurs moments, c’est parce que vous avez un drôle de penchant à préférer les gens quand ils sont au mauvais tournant de leur vie, c’est parce que toutes ces raisons que vous contribuez à ce que mon blogue soit de plus en plus populaire… et c’est ce qui est souvent triste.  Peu de gens ont eu autant de succès que Amy Winehouse l’an passé.  Peu de gens ont aussi eu à composer avec autant de génie.  Peu de gens ont finalement en eux ce gène de l’alcoolisme et de la toxicomanie qui vient hanter autant le bonheur que le malheur de certains.  Mais voilà, pour vous punir, je vous laisse ce vidéo, question de pas oublier le talent qui veille, quelque part en elle, derrière la brume de l’ivrognerie.  En attendant qu’elle revienne, dans le bonheur, plutôt que le “back to black!”
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